#Corse : dits et non-dits d’une vieille question

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Autonomie versus guérilla urbaine. Corse versus État. Indépendantistes versus autonomistes. Lycéens et étudiants versus CRS et gendarmes. Candidat-président versus électeurs-citoyens…A l’heure où toutes les instrumentalisations sont à l’œuvre, rarissimes sont les traitements médiatiques du vieux « problème corse » qui permettent d’y voir clair. 

Quels non-dits et quelles réalités se cachent derrière la récurrente question de l’autonomie de la Corse  ?

Le journaliste Alain Verdi livre des clés essentielles qui nous aident à comprendre. A l’aune de son expertise d’autres îles méditerranéennes (Madère, Baléares, Sardaigne, Sicile) et sans rien oublier de l’histoire, Alain Verdi offre une aide précieuse, une analyse rigoureuse.

Son article, dans le club de Médiapart en date du 20 mars dernier, s’intitule Autonomie de la Corse : les réalités cachées et les intentions non exprimées.

Incontournable et indispensable lecture quand s’impose, pour l’une des régions les plus pauvres de la France métropolitaine, de définir ce qui doit relever des domaines exclusifs et partagés.


La réalisatrice Gisèle Casabianca interroge les déchets de la Corse

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Des bateaux en provenance de l’île de beauté qui déversent chaque matin sur le port de Marseille des dizaines de camions chargés d’ordures, direction l’Occitanie. Oui, en effet, comme l’annonce la présentation de ce documentaire de 52 minutes réalisé par Gisèle Casabianca : ça interpelle !

Pour raconter l’histoire de ces déchets insulaires, Gisèle Casabianca a voyagé avec eux. 

« Ils arrivent à Marseille puis sont dispatchés selon leurs espèces : le verre à Béziers, le jaune sur Nîmes, les déchets destinés à être incinérés à Toulouse. »

Un patient travail de collecte sur la collecte des ordures, un précieux recueil de témoignages. Au bout de trois ans de travail et de tournages, Gisèle Casabianca livre un cri qui interroge, pose question(s) et résonne fort.

Le cri des goélands, produit par Jérémy Banster et Olivier Compère, est au programme des avant-premières, section documentaire, du 24 ème Festival TV de Luchon qui se déroule du 7 au 13 février.


Pour un geste historique, dire « je » par Ugo Pandolfi

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Dire « je » quand il s’agit de l’intérêt général, du cours de l’histoire, d’un avenir commun, est dérisoire, inadéquat et certainement vain.

Cependant, comme le naufragé sur une île dont il sait la submersion inévitable, prétendre à l’espoir oblige à écrire le message que l’on jette à la mer.

Le mien est simple, légitime, sans arrière pensée, sans naïveté : je demande à Anne Hidalgo, Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon d’assumer un geste historique, de saisir la chance d’une primaire populaire, de rendre possible une candidature gagnante, écologique, démocratique et sociale à la Présidentielle 2022.

En novembre 2020, comme plus de 262 000 personnes à ce jour, j’ai apporté mon soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour une union populaire sur la base du programme L’Avenir en commun.

Aujourd’hui, comme plus de 213 000 personnes à ce jour, je soutiens l’appel de l’association « 2022 ou jamais » pour désigner le ou la candidate à la présidentielle capable de rassembler pour faire gagner l’écologie, la démocratie et la justice sociale sur la base d’un socle commun.

Parce qu’il y va de nous, il y a urgence à dire « je » . De tutoyer Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot, Anne Hidalgo. De faire entendre l’exigence qui est notre à présent.

« Ne laisse pas mourir nos rêves » chante Joséphine Baker.


Piqûre de rappel en Corse contre la voyoucratie

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Deux ans après sa création et fort des soutiens qu’il rassemble, le collectif « Maffia Nò A  Vita Iė » a choisi le 1 octobre de rappeler son triple message : il s’adresse à l’Etat, aux élus et aux citoyens.

C’est devant le siège de l’assemblée de Corse à Ajaccio que Dominique Bianconi, présidente du collectif, a lu un appel solennel exhortant le pouvoir régalien et les élus insulaires à sortir des dénis.

A lire, à entendre, à partager.


Le chercheur italien Paolo Persichetti cible de la police de l’histoire

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A Rome, le 8 juin dernier, divers services de police équivalents aux Renseignements Généraux, ont perquisitionné huit heures durant le domicile du journaliste et chercheur en histoire Paolo Persichetti, auteur de nombreux livres et articles importants sur les mobilisations politiques qui ont secoué l’Italie après 1968.

Officiellement  - souligne Politis- les policiers recherchaient des documents « confidentiels ». En fait, la police a surtout saisi toutes les archives de l’historien, patiemment dépouillées depuis des années. Elles provenaient de divers fonds d’archives d’État, pour lequel il avait demandé et reçu toutes les autorisations officielles.

Après la saisie de ses archives historiques et de la totalité de ses outils de travail, Paolo Persichetti a publié dans le blog  de la revue Insorgenze le 30 juin dernier  sa version et son analyse de cette accablante réalité digne d’Orwell.

In Italia esiste un organismo di Polizia che si occupa di storia. Proprio così, si intromette nell’attività di ricerca, sorveglia il lavoro dello storico, ascolta le sue conversazioni con le fonti, intercetta le caselle di posta elettronica, sequestra archivi. Come in una sorta di scenario orwelliano si erge a ministero della verità e con il suo occhio minaccioso amministra il passato, decide chi può scrivere, recinta gli argomenti, filtra i contenuti e sopratutto gli autori. Decide insomma come e chi può scrivere la storia. Questo nuovo organismo si chiama Polizia di Prevenzione, ex Ucigos, una struttura che nasce dalle ceneri della dissolta e famigerata Uar. Di sicuro non lo sapevate, a dire il vero nemmeno io ne ero al corrente fino a quando non ho letto l’informativa della Polizia di prevenzione del 21 dicembre 2020 (N.224/B1/Sez.2/18803/2020, procedimento penale nr. 93188/20). Un rapporto che fa seguito ad una lunga serie di indagini originate nel gennaio 2019 e da cui è scaturita una ulteriore ed intensa attività investigativa che ha radiografato l’esistenza della mia intera famiglia dalla fine del 2015 ad oggi, e ancora domani e dopodomani, poiché l’attività investigativa e “tecnica” è tuttora in essere. Un attacco frontale al mio lavoro di ricerca che ha portato, l’8 giugno scorso, a una lunga perquisizione nella mia abitazione e al sequestro del mio intero archivio digitale, dei miei strumenti di lavoro e di comunicazione, della documentazione amministrativa e medica di mio figlio disabile. Non è stato portato via solo il materiale d’archivio raccolto e prodotto negli ultimi 15 anni, ma la storia della mia famiglia, di mia moglie e dei miei figli, il nostro passato, la nostra intimità.

L’intégralité de l’article de Paolo Persichetti, intitulé « La polizia della storia » est à lire sur le site de la revue Insorgenze.

La traduction en langue française de cet article est  disponible depuis le 13 juin dernier sur un blog du Club Médiapart ICI .

Comprendre ce qui se trame, en Italie, derrière  de telles attaques frontales contre  les historiens des temps présents,  s’impose quand, en France, pas plus tard que le 30 juin dernier, le Sénat, contre l’avis de cinq groupes parlementaires, a adopté un article modifiant le régime d’accès aux archives secret-défense dans le cadre de l’examen de la loi relatif à la prévention des actes de terrorisme et au renseignement.  

Un choix qu’un collectif d’historiens et d’archivistes dénonce comme « une entrave à la liberté des chercheurs de documenter le passé de la France et d’exercer leur activité ».


Una insula habitata de homini carnifici

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Sur la violence seigneuriale à l’époque médiévale, la revue  hypermedia Criminocorpus a récemment mis en ligne une passionnante communication de l’historienne Vannina Marchi van Cauwelaert, « Una insula habitata de homini carnifici e pleni di rixe : Gênes face à la violence aristocratique corse à la fin du Moyen Âge ».

Cette remarquable étude permet de comprendre les formes nouvelles de la violence aristocratique corse sous le gouvernement de San Giorgio : la violence comme expression du pouvoir et la violence comme instrument de négociation des élites locales.

Des travaux éclairants à  découvrir absolument.

Vannina Marchi van Cauwelaert est maître de conférences en histoire du Moyen Âge à l’Université de Corse et directrice adjointe de l’UMR 6240 LISA.


Eloge du lecteur de nouvelles par Jacques Mondoloni

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L'éloge de la nouvelle n'est plus à faire: pépite, perle, bijou, diadème, agate, jaspe, île aux trésors de la littérature... mille mots empruntés aux pierres précieuses, aux métaux rares et nobles la mettent en valeur, l'entourent d'éclats magiques et de feu. La secte des amateurs, qui se passionnent  pour cette activité‚ vantent le talent des écrivains qui s'y consacrent jusqu'au sacrifice dans le silence de leur établi, et portent au pinacle leur art d'enchâsser, tailler, polir, ciseler la langue qui va donner naissance à l'histoire, l'histoire capiteuse, fulgurante, concentrée, bourrée de vitamines.

Mais on n'a pas fait l'éloge du lecteur de nouvelles.

Qui est-il ?

C'est sans doute un être qui accuse le roman de lourdeurs, qui s'y ennuie, qui déteste s'engluer dans les bavardages  et les descriptions du décor -- ah! tous ces pavés où le romancier nous force à compter les bouteilles du bar, au lieu des habituels moutons,  comme pour nous endormir.  

C'est quelqu'un qui préfère l'escapade au voyage  au long cours, au voyage organisé, qui aime la légèreté, la fantaisie, l'humour dérangeant, la vitesse, la bulle de champagne, l'aventure entre deux portes plutôt que la liaison adultère, ou même le cinq à sept,  avec ses mensonges et ses horaires.

C'est un homme ou une femme qui  prend des risques, qui s'abandonne au hasard, à ses humeurs, qui a choisi de lire par saccades, de piocher dans la cagnotte sans savoir ce qu'elle contient. C'est quelqu'un qui se livre à l'esquive, qui ne craint pas la dérive, et du coup n'est jamais malade, car il consomme une nourriture qui lui fouette le sang, le garde en éveil, le tient  en haleine -- toute sa vie il reste beau, intelligent, puissant: la nouvelle c'est du Viagra pour les 2 sexes car elle suscite l'émotion, entretient  l'excitation,  laissant grand ouverte la porte du désir, du plaisir.

La nouvelle ne tue pas. Le lecteur, ou la lectrice de nouvelles sait même que c'est le remède contre l'AVC, l'infarctus, le cancer... la mort...

L'amateur ne meurt presque pas.


#Banditisme #Affairisme : Un collectif citoyen interroge les candidats aux Territoriales

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Rendues publiques le 3 mai dernier, les questions que le collectif citoyen A maffia nò-A vita iè pose aux candidats aux élections territoriales de juin 2021, sont au nombre de sept. Elles attendent des réponses, claires et assumées, en vue d’un large débat public.

Nous souhaitons - souligne le collectif- que chaque liste candidate au suffrage universel des 20 et 27 juin 2021, se prononce clairement sur les 7 points formulés ci-après avant le 6 juin. De même que nous portons ces questions sur la place publique, nous en publierons les résultats et nous organiserons un débat le lundi 7 juin.

Pour en savoir plus et lire les sept questions posées aux candidats, consulter la page dédiée sur le site officiel du collectif A maffia no - A vita iè.


Alain Verdi livre en ligne de la matière à penser

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Mafia or not mafia ? Préludes aux patients et longs travaux sur ce thème  dont il prépare la publication digitale, le journaliste Alain Verdi délivre une pertinente réflexion sur les fraudes aux aides européennes en matière d’agriculture.

Loins des clichés des médias , sans cesse entre histoire et actualité, les mises en perspective présentées par Alain Verdi décodent et permettent de comprendre.

Une riche et rare matière à penser à découvrir sur son blog E Pericoloso sporgersi.


E Pericoloso sporgersi, le nouveau blog du journaliste Alain Verdi

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En ce début de l’année 2021, le journaliste Alain Verdi  livre dans la nouvelle formule de son blog  E Pericoloso sporgersi une annonce prometteuse et ambitieuse.

J’espère - écrit Alain Verdi- débuter la publication d’une série d’articles sur le thème «Corse : Mafia or not mafia ». Il ne s’agira pas de révélations fracassantes. J’essayerai d’avoir une plus grande ambition : aider à réfléchir sur le thème énoncé, ci-dessus. La méthode : comparer les situations, les lois et les droits français et italiens.

A suivre avec attention et un lien à placer au plus vite dans vos favoris. Le flux RSS du nouveau blog du journaliste Alain Verdi est désormais en permanence dans notre colonne latérale.