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avril 2020

Pandémie et crime organisé : la veille de Thierry Colombié

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Spécialiste des entreprises criminelles dont la French Connection et auteurs de très nombreux ouvrages, Thierry Colombié actualise au quotidien sa chronique « Covid-19 et crime organisé : revue de presse et précisions ».

Au-delà de rendre compte des articles et enquêtes des journalistes et/ou experts, il s’agit -souligne Thierry Colombié-  d’alerter les citoyens francophones, surtout les personnes fragiles et ciblées (âgées, handicapées… ), associations ou entreprises sur les (nouvelles) techniques développées par les escrocs, filous et autres acteurs de la délinquance et de la criminalité organisée en ce temps de confinement. Quand c’est nécessaire, j’ajoute Ma précision ou Conseil pour de plus amples informations.

A suivre et à partager.


La comparatiste Mireille Gouaux-Coutrix est morte

Mireille Gouaux à Nice en 1981 - DR

Immense spécialiste du roman colonial anglais et français, audacieuse comparatiste et intellectuelle communiste exigeante, Mireille Gouaux-Coutrix est morte à Angers le 21 avril 2020 à l'âge de 89 ans.

Née le 6 mai 1931 à Oran (Algérie), de parents instituteurs descendants de petits colons originaires de l’Ariège pour son père et d’Espagne pour sa mère, professeure certifiée à 22 ans, agrégée a 29 ans,  universitaire à partir de 1966, Mireille Gouaux-Coutrix mena de front toute sa vie durant les hautes exigences de son métier d’enseignant-chercheur et ses engagements de militante syndicaliste, féministe et communiste (en Haute-Marne, dans le Var à Toulon et à Nice dans les Alpes-Maritimes en particulier).

Auteure d’une passionnante série de travaux (cours, séminaires, publications) sur l’imaginaire colonial dans le roman anglais et français de 1870 à 1914, sur l’imaginaire de la science chez Jules Verne et Elsa Triolet et sur l’imaginaire romanesque de Colette, Mireille Gouaux-Coutrix est la maîtresse d’œuvre de recherches sur l’imaginaire qui convoquent le marxisme et la psychanalyse.

Influencée, dés son hypokhâgne à Alger, par André Mandouze, Mireille Gouaux commença à travailler pour sa thèse de doctorat sous la direction de René Etiemble, puis sous la direction de Daniel-Henri Pageaux.

Sa réflexion théorique,  visant à permettre de formuler une méthode d'approche des textes littéraires, est une profonde et pertinente recherche des réponses aux questions d'ensemble concernant les rapports de l'imaginaire et de l'art à l'histoire et à l'intériorité psychique. Pour rendre compte du fait esthétique, Mireille Gouaux a ainsi conjugué les explications des courants ouverts du marxisme et de la psychanalyse, du jeune Marx à Lukacs, Brecht, Aragon, Triolet  et  Baktine, de Freud à Ehrenzweig et Lacan.

Ses travaux qui ont formé de très nombreux étudiants français et étrangers sont importants. Ils plongent dans les entrailles des auteurs qui ont accompagné toute la vie de Mireille Gouaux: Milton, Shakespeare, Conrad, Loti, Maupassant, Verne, Colette, Mallarmé, Pound,Triolet, Aragon. La richesse  de ses cours et de ses publications est immense.

Sa lucidité critique en matière politique ne l’est pas moins. Rappelant qu’à partir de Milton et avec Marx, l’utopie s’inscrit « non pas dans un ailleurs imaginaire mais dans le processus temporel lui-même, fruit de l'activité transformatrice des hommes et de leur lutte contre les forces du Mal », Mireille Gouaux, en 2006, écrivait : « il me semble aujourd’hui essentiel de construire un nouvel horizon aux espoirs humains, en tenant compte des enseignements du siècle dernier, de façon à fédérer les peuples du monde autour d’un projet plus riche, plus respectueux de la nature et des cultures, plus, donc, diversifié. Une autre utopie pour aujourd’hui. »


Un Décameron 2.0 ouvert en Corse

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A l’heure  de la pandémie, où, partout sur la planète, chacun(e) s’interroge s’il va vivre ou mourir et tandis que les mass média prennent soins de ne pas montrer les cercueils qui s’entassent, c’est l’intemporel Décameron de Boccace qui donne des idées audacieuses à la maison Albiana, éditeur en Méditerranée.

Les éditions Albiana viennent en effet de mettre en place un « fabuleux chantier littéraire commun ».

Chacun - souligne Bernard Biancarelli, responsable éditorial - guidé par le goût de la littérature partagée, peut participer en confiant à notre comité de lecture, spécialement constitué pour l'occasion,une nouvelle, un récit, un poème, une idée de lecture éclairante, un fragment de miroir personnel.

Chacun de ces éclats intimes, publié sur notre site et relayé par nos outils de communication, viendra quotidiennement, grâce à la puissance de la littérature, illuminer l’obscurité actuelle. Émergera alors un instantané éclairant du phénomène que nous vivons collectivement malgré le confinement et la distanciation.

Les textes les meilleurs, plébiscités par les lecteurs, seront publiés, dès que le vent mauvais aura cessé, et constitueront une mémoire vivante, mais non éphémère, sous la forme d’un ouvrage, exceptionnel kaléidoscope d’une société résiliente grâce, entre autres, à la création.

Ce projet éditorial, intitulé aujourd’hui Décaméron20/2.0, est à la fois un hommage à la littérature salvatrice, celle d’hier et celle de demain, mais aussi à la créativité et à la puissance de l’humain pour peu qu'il soit rassembleur et solidaire.

Retrouvez critères, modalités et avancées du projet Décameron20/2.0 sur le blog dédié des éditions Albiana.