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#Corse : sous l'anthropologue, le cochon sauvage

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Parmi les quatre dernières publications des éditions A fior di carta qu'animent depuis onze ans l'écrivain Jean-Pierre Santini, la sortie (de route) au cœur de l'été (un 14 juillet) du Traité de savoir mourir à l'usage des derniers survivants, traduit du Grouiko-Corsien de la Basse Vallée de la Gravona par l'anthropologue Charlie Galibert et intitulé  La Corse après la Corse,  mérite des groniques à la hauteur de ses humeurs cochonnes.

Comme nous en sommes ici bien incapables, nous sommes allés voir plus au sud, dans les environs de la gare de Ghisonnacia, chez un spécialiste de la  supply chain  éditoriale. L'auteur du blog Isularama a du flair et livre un excellent condensé qui ne nous prend pas pour des truffes.

Avec leur disparition - écrit  Xavier Casanova - l’anthropologue s’efface sous un pseudonyme porcin. Et il s’en va labourer les paysages théoriques comme les cochons sauvages retournent les pelouses, défoncent les chemins, ruinent les murets et préparent à coup de groin le lessivage des sols au retour des pluies d’automne.

Si sauvage que soit le fouissage de l’humus, le parcours des deux suidés n’a rien de naturel. Il se projette, en fait, sur une cartographie délimitant cinq territoires de notre réalité augmenté. Ce sont les cinq parties du livre. Nous les présenterons comme cinq domaines où nos systèmes de mesure ordinaires s’effondrent, dépassés par la démesure des phénomènes « hyper » qui nous subjuguent et submergent :

  • 1. Hyper monde.
  • 2. Hyper consumérisme.
  • 3. Hyper individualisme.
  • 4. Hyper identité.
  • 5. Hyper instantanéité (fin de l’histoire).

Fin de l’histoire. L’anthropologue se suicide. Enfin, pas vraiment. Il sus-cide : il trucide le cochon (sus scrofa domesticus) si prompt à se laisser engraisser par toutes sortes d’agrainages. Le problème, c’est qu’après lui, il n’y a plus rien. Enfin, presque. Le désir est mort. Reste l’instinct.

Corsumérisme ou pas, cet essai #atypiquetamère est disponible sur Amazon.

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