Previous month:
avril 2014
Next month:
juin 2014

mai 2014

L'intersyndicale de la Police Judiciaire en Corse estime avoir été entendue par le ministère de l'Intérieur

QuaidesorfevresLe 22 mai dernier à Ajaccio, la directrice centrale de la Police Judiciaire, Mireille Ballestrazzi, a présenté à l'intersyndicale Corse contre le projet de réforme des services de la Police Judiciaire,  dénommé ULCOC,  les nouvelles  propositions d’accentuation de la collaboration de la DRPJ et de la gendarmerie en Corse avancées par le Ministère de l’Intérieur. 

Dans un communiqué, publié à l'issue de cette réunion, tenue en même temps qu'à Paris avait lieu une rencontre avec les bureaux nationaux des dix syndicats policiers concernés, l'intersyndicale de la PJ en Corse précise que parmi les six axes qui ont été présentés, il est notamment question du renforcement du GIR et du développement de coordinations entre la police judiciaire et la gendarmerie dans le domaine de la PTS. 

L’intersyndicale Corse -souligne ce communiqué-  est satisfaite de constater que les arguments démontrant l’inefficacité et l’incohérence du précédent projet aient été finalement entendus par le ministère de  l’Intérieur.

L’intersyndicale Corse présentera à l’ensemble des personnels de la DRPJ de la Haute Corse et de la Corse du Sud, le nouveau projet du ministère de l’Intérieur. Puis fera remonter ses éventuelles observations et interrogations avant le 4 juin prochain.

Le projet ULCOC d'unité de lutte contre le crime organisé, prévoyant, en Corse, aux Antilles et en Guyane, une "nouvelle organisation" des services PJ et Sections de recherches (SR) de la gendarmerie, avait été présenté par le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, en janvier dernier, lors d'un séminaire rassemblant les responsables des 23 antennes de la PJ en France. En avril dernier, l'intersyndicale de la PJ en Corse, rassemblant dix syndicats unanimes, réclamait un véritable projet en concertation et en avait appelé publiquement à l'arbitrage du nouveau ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.


Noirs desseins pour la SNCM et des voix qui s’élèvent par Ugo Pandolfi

Ugop_cafeEn exclusivité dans le journal Le Marin, le journaliste Thibaud Teillard a révélé le 22 mai que pour la SNCM, le projet de nouveaux navires devient un schéma de cession de la flotte actuelle. En clair, un projet de  découpage de la SNCM, une "vente par appartement",  dont le scénario serait mis en oeuvre avec les conseils de la société Magellan  et  d'un haut-fonctionnaire chargés au départ d'étudier le financement des nouveaux navires de la SNCM.

Le repreneur éventuel qui surgit à présent dans le feuilleton n'est autre que l’une des sociétés des frères Daniel et Michel BerrebiBaja Ferries, premier opérateur de ro-ro sur la côte ouest du Mexique, exploitant l'Eden au Chili, l'ex Mazatlan Star, ex Monte Cinto racheté en 2011 à la SNCM.

Non, c'est pas un mauvais film noir avec plein d'erreurs de casting  et un scénar débile ! 

Si les informations du Marin venaient à être confirmées -craint le journaliste Alain Verdi dans son blog Pericoloso sporgersi- cela signifierait  que l'Etat a fait semblant de préparer un plan de financement, en vue d'une relance de la SNCM, et qu'en fait il préparait son démantélement. C'est cette thèse que je martelle depuis longtemps !

Dans l'hebdomadaire de l'économie maritime Le Marin, le journaliste Thibaud Teillard le dit autrement, mais craint le même naufrage à la fin du film : Complice passif, informé de tout, l’État joue-t-il un rôle de facilitateur dans la mise en œuvre de ce scénario de discontinuité ?

La fermeture des lignes de Nice et Toulon (hors DSP) semble d’ores et déjà acquise à la fin de la saison, souligne Le Marin, Transdev n’ayant jamais caché sa volonté d’arrêter dès que possible ces lignes présentées comme déficitaires. À la clé : deux navires de trop et des centaines de postes supprimés, hors plan de départ volontaire négocié avec les syndicats. Dans ce contexte, les conventions de crédit de Transdev sollicitées par l’ancien directoire ne pourraient être renouvelées que dans le sens d’une continuité de service jusqu’en septembre avant de démarrer le processus de cessation d’activité programmé en fin d’année.

Ce 22 mai 2014, deux syndicalistes représentant l'encadrement de la SNCM, Maurice Perrin et Pierre Maupoint de Vandeul ont rendu publique une longue et terrible lettre ouverte au ministre des Transports dans laquelle ils parlent de  duplicité de l'Etat et d'imposture. En conclusion de leur alerte sociale, ces deux membres (CFE-CGC) du conseil de surveillance de la SNCM écrivent : 

Il n’est pas trop tard pour changer le scénario et réaffirmer les arbitrages fondamentaux qui donneront un avenir à notre compagnie.   

L’encadrement que nous représentons, ne supporte plus le chaud et le froid incessant et vous demande de cesser et faire cesser les mensonges et manipulations sur ce que nous considérons être un véritable scandale d’Etat qui menace l’ensemble de la filière Maritime Française ! 


Une bombe sur la Police Judiciaire en Corse par Ugo Pandolfi

Ugop_cafe2Les révélations, livrées par le journaliste Jacques Follorou dans Le Monde le 17 mai dernier, sont énormes.  Informations à fragmentation. Une véritable bombe sur la Direction Régionale de la Police Judiciaire.

Présentée -écrit Jacques Follorou- comme une priorité par le gouvernement, la lutte contre la violence en Corse donne à voir, dans l'ombre, à l'inverse, un vrai désordre sur fond de guerre des polices.

Dernière illustration de ces dysfonctionnements au sein d'un monde judiciaire et policier censé libérer la Corse d'un système mafieux, le juge d'instruction antiterroriste Gilbert Thiel a brutalement dessaisi, le 17 avril, la direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) des deux plus importants dossiers d'attentats commis sur l'île.

Il reproche à la police judiciaire de lui avoir dissimulé des éléments essentiels dans l'affaire du double attentat à la roquette du 5 décembre 2013 contre la caserne Battesti, à Ajaccio, où réside le commandement de la gendarmerie en Corse, et la caserne Paoli, à Bastia.

Le  juge Thiel -révèle aussi l'enquête du Monde-  a également dessaisi la DRPJ  de l'enquête sur l'attentat commis, le 26 mai 2013 à Ajaccio, contre le Groupe d'intervention régional, revendiqué par un groupe anonyme, concurrent du FLNC.

Les raisons de ces deux désaisissements, selon l'enquête de Jacques Follorou : la PJ  locale  aurait lâché le 4 avril, aprés trois mois d'hésitations, que l'un des militants nationaliste identifié en janvier, considéré comme le principal suspect, doit être blanchi. Pire, révèle Jacques Follorou, la PJ fournit un alibi :  Ce nationaliste, déjà condamné, était, dit-elle, au moment de l'attentat à la roquette, en rendez-vous avec un commandant de police de l'hôtel de police d'Ajaccio.

Des magistrats parlent de  "trahison". La DRPJ plaiderait la maladresse. Sur fond de trés profondes divergences entre policiers et gendarmes sur la réforme en chantier de la police judiciaire en Corse, aux Antilles et en Guyane, de tels faits ne font pas seulement désordre. Ils font chaos !


La sixième enquête de Pierre-Arsène Leoni arrive en juillet

DR elenapiacentini addrToujours efficace, toujours redoutable, toujours addictive...Quand il s'agit d'Elena Piacentini, ceux qui nous suivent le savent, nous sommes catégoriques et inconditionnels. La plus nordique des auteures corses est une trés grande qui ne va pas cesser de monter dans le rayon des polars français de qualité. En 2014, l'attribution du Prix Calibre 47  lors de la 9ème édition du Festival Polar’Encontre, pour son roman Le Cimetière des chimères, suivie, en avril, à Vaison, du Prix Soleil Noir, ne sont que des signes prospectifs, des indices émergents : la mamma du commandant Pierre-Arsène Leoni n'est pas seulement une romancière de grand talent qui taille ses personnages au cutter tout en mettant ses révoltes en histoires et en mots. Elena Piacentini est une voix singulière dont l'univers, avec de la Corse dedans, tend à l'universel : un écrivain. Après l'avant-propos,  la bonne nouvelle : les éditons Au-delà du raisonnable, maison parisienne indépendante fondée en octobre 2010 par l'audacieuse et dynamique Véronique Ducros, annonce la parution pour juillet 2014 de la sixième enquête de Pierre-Arsène Leoni. On ne sait pas encore si le titre est définitif. On a volé l'image de  la maquette de la couverture sur la page FB de la mamma de Leoni.On espère que Véronique Ducros ne va pas nous en vouloir à mort et on compte les jours qui nous séparent des forêts et des âmes.


Anne Mandorla, peintre et graveur

DR anne-mandorlaContemporain, sobre, minimal. L'art de cette plasticienne livre une vision figurative à la limite de l'abstraction. Attention, c'est fermé le 8 mai, mais jusqu'au 10, vous pouvez découvrir les subtils travaux d'Anne Mandorla, peintre et graveur, dans le cadre de l'exposition des Ateliers d'Art de Charenton à l'espace Arts et Liberté, La Coupole, à Charenton-le-Pont. L'entrée est libre du mardi au samedi de 13 h 30 a 18 heures. Anne Mandorla présente également une nouvelle sélection de peintures et gravures à la galerie Namy-Caulier 36 Rue des Saints-Pères à  Paris. A Nice aussi, en permanence, la galerie Laure Matarasso (2 rue Longchamp) présente une nouvelle sélection de gravures d'Anne Mandorla. Pour voir, ses livres d'artistes, c'est plus compliqué: ils sont déposés au département des Livres Rares de la Bibliothèque Nationale de France.