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juin 2013

Pour Tracey Dafoë, il y a du flou dans l'autopsie


André casabiance photographié par pascal alessandri DRNous sommes monstres...Le plasticien André Casabianca a accepté de présenter quelques unes de ses dernières créations les 12 et 13 juillet prochain à Bastia lors de la septième édition du festival du polar corse et méditerranéen.André Casabianca  signe ses œuvres d’un pseudonyme « Tracey Dafoë ». De Tracey Dafoë, il raconte peu de choses, seulement qu’il est un peintre, peut être américain, mais surtout un ami. Ce plasticien qui  pratique la peinture à partir de matériaux simples et s’inscrit dans une démarche artistique proche de l’Arte Povera, est venu à la peinture lors d’une rencontre avec une toile de Jackson Pollock, Enchanted Forest. Depuis 2007,  André Casabianca  investit un  nouveau support, la plaque d’aluminium. Par son aspect sensoriel, le support  accentue le propos artistique du peintre. Il y a du flou dans « l’autopsie »- assure l'artiste- exprimant la peur de la transition…celle qui nous attend tous. A découvrir à Bastia les 12 et 13 juillet.

  DR Andre Casabianca sur aluminium


Une confidence d'Elena Piacentini dans La Voix du Nord

Dr EPDiscrète confidence, entre parenthéses, à découvrir dans l'excellent article que le quotidien La Voix du Nord vient de consacrer à la romancière Elena Piacentini. L'auteure de Le Cimetière des chimères, le cinquième opus des aventures du commandant Leoni qui vient de paraître aux éditions Au delà du raisonnable, livre une intéressante information sur ses projets immédiats: le prochain [roman] ne sera pas un Leoni -déclare la romancière- mais une histoire qui me trotte en tête depuis longtemps. On n'en saura pas plus. Pour l'instant...La "mama de Leoni" sera-t-elle plus loquace lors de sa venue en Corse lors de la septième édition du festival du polar corse et méditerranéen


Les secrets de la Mafia par Philippe Di Folco

9782311007497-g-135x200Au-delà du mythe du mafieux italo-américain largement véhiculé par Hollywood avec des films comme Casino, le Parrain, les Incorruptibles ou encore Scarface, l’historien Philippe Di Folco s’intéresse aux différentes formes de la pieuvre et montre qu’elle n’en finit pas de se réinventer. Des cartels colombiens aux montages financiers douteux des banques vaticanes, des casinos d’Atlantic City à l’assassinat de JFK, l’auteur d’A table avec la Mafia retrace en quinze récits enlevés l’histoire fascinante de ces mafias. Philippe Di Folco est romancier, essayiste et scénariste, est notamment l’auteur d’A table avec la mafia (2009) et, à La Librairie Vuibert, d’Histoires d’Imposteurs (2012).


Idée fisc par Michel Moretti

MM DR
J'en suis pas revenu, j'ai chopé une fiscale breakdown. Une déclaration et puis krach... la déprime. Faut dire que ce mois de mairde... La tronche de NKM, les "papa-maman" des catho-fachos, le meurtre de Clément par ce franco-ibérique identitaire, l'élection de frédéric lefebvre, la démocratie découverte par copé, la casse de l'emploi industriel... Même Pierre Maurois a décroché, comme Moustaki, Mandela suit.

Mes pieds de tomates pourrissent, mes graines de courges fondent dans la boue, ma taupe se tape mes patates par dessous... On est glacés, blottis devant le poële. Va falloir aller couper du bois, encore et encore !

Les cerises font comme mon-françois, elles tardent à rougir, elles gonflent et virent moches. Quant aux fleurs de pommier, des nèfles. Y a que l'herbe qui pousse, on voit même plus les vaches qui n'en peuvent plus de brouter, elles méthanent à mort, ce qui sature l'atmosphère qui se dérègle et provoque des printemps dégueulasses où y a que l'herbe qui pousse où on voit même plus les vaches qui n'en peuvent plus de brouter... C'est ça l'emballement climatique. Fait 29° en Laponie, ça fait roter les rennes... Quand ça dérape, ça dérape !

Et ça rend fou l'Homme. Beyrouth dans le souk d'Alep, on s'extermine sur la tombe de Saladin, on se gaze de Deir-Er-Zohr à Homs. La Méditerranée et le Proche-Orient sombrent sous l'islamisme réac sunnite et chiite. Israël prépare sa solution apocalyptique à son impasse. Les states nous enferment dans leur délire de contrôle de fesse bouc à gougueule. L'europe de droite n'en finit pas d'étouffer le seul projet politique qui nous portait, l'Union. Les moules belges se gavent de résidus plastiques et poutine divorce...

Villeneuve-sur-Lot, 17 candidats à la succession de cahuzac dont l'ombre du FN, un grand couillon machonnant son chewing-gum face caméra. L'avenir. Bastia, Milou jette l'éponge, mi dispiace.

Restent ma Minouche et mon Minou, dans l'ordre -casus belli de celle qui sait lire-, on survit, on contribuable à la survie du pays. On fait du bois, on alimente le foyer qui en redemande encore et encore.

"Ne pense pas à ce que tu pourrais faire pour l'Etat mais à ce que l'Etat peut faire pour Toi" malaparte ou bonaparte, ou tapie ... je sais plus.

ndlr : me suis fait googliser hier, l'opel googlemap est passée, j'étais sur mon échelle, il faisait beau, immortalisé mondialement sur googlestreet as a french frog... on  a tous ses 30 secondes de célébrité.


Une comédie à cinq personnages de Jacques Mondoloni

Primaires-ou-le-crococideLa bataille entre les rivaux a commencé et tous les coups sont permis. Cette nouvelle piéce de l'écrivain Jacques Mondoloni met en scéne quatre hommes et une femme. La piéce dure  90 minutes. Le texte de Primaires ou le crococide est disponible dans la collection Livre de théâtre à la Librairie Théâtrale à Paris. Il y a une réduction pour toute commande de cinq exemplaires.

Bisbigliu en Corse autour des textes d'un FLNC par Ugo Pandolfi

Au départ, il y a un ministre de l'Intérieur en visite dans l'île et une communication clandestine de six pages, signée FLNC, qui tombe au deuxième jour du séjour de Manuel Valls. 

A l'arrivée: des corrections de l' information, surréalistes, transmises à la vitesse des réseaux sociaux.

Aussi attentif soit-il aux complexités de l'actualité insulaire, le lecteur aura du mal à suivre, jusqu'à ni comprendre rien.

Le traitement médiatique de l'affaire ne l'aidera pas. Attribué d'abord au FLNC du 9 juillet, le dernier communiqué des clandestins qui menaçaient ce  mardi 4 juin de reprendre les armes,  a finalement été authentifié  comme émanant du FLNC dit du 22 octobre. Pas facile de s'y retrouver dans le maquis des clandestins insulaires souligne, pour sa part,  le 4 juin un journaliste corse généralement bien informé, sans préciser pour autant que la confusion doit plus aux médias qu'aux clandestins.

Avec 24 heures de retard et pas trés confraternelle, une dépêche de l'Agence France Presse du 5 juin n'aide guère plus le lecteur à sortir du maquis: Le communiqué du Front de libération nationale de la Corse (FLNC), qui s'est déclaré mardi prêt à reprendre les armes, a été authentifié comme émanant du mouvement dit du "22 octobre", un groupe clandestin armé actif dans les années 2000, indiquent mercredi les médias insulaires. Le texte, au départ attribué à une autre branche du FLNC créée lors d'une scission en juillet 2012, provient finalement du FLNC dit du "22 octobre", qui avait été instauré en 2002, précisent les médias locaux, dont la radio France Bleu RCFM à qui le message de six pages avait été adressé mardi tandis que le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, effectuait une visite dans l'île.

En langue Nabilla, la traduction risque d'affaiblir la crédibilité de la presse: "Non, mais allô quoi ! T'es journaliste, tu te mélanges les codes d'authentification du FLNC. Allô !"

Tapage, confusion, discorde. Trois mots peuvent traduire le mot bisbigliu qui peut s'écrire en langue corse de trois manières différentes.

Jamais nous n'avons connu un tel chaos. Telle est la deuxième phrase contenue dans la dernière communication clandestine corse répertoriée à ce jour.

Aux dernières nouvelles, dans le maquis de la clandestinité corse, il y a trois FLNC qui n'apprécient guère qu'on les confonde.

Sans oser conseiller à mes lecteurs d'adhérer sans méfiance à  l'Association  Internationale d'Analyses des Menaces Textuelles fondée par le linguiste Antoine Desanti dans les années 80, je ne peux m'empêcher, actualité oblige, de citer le passage d'une fiction qui ment vrai. Un premier niveau de comparaison avec d’autres corpus semblait indiquer que le texte que Desanti était en train d’étudier n’appartenait pas à l’ensemble des corpus relevant de la même signature politique. En clair cela pouvait vouloir dire que ce message clandestin était du genre Canada Dry. Il avait la couleur, le goût, la forme d’un classique du genre, mais ce n’était pas un classique du genre.  Une piste comme une autre.  Une piste fragile, indécidable tant que le système n’avait pas soumis les corpus aux savants calculs de complexes algorithmes de reconnaissance. Les signatures politiques affichées ne voulaient rien dire.  Elles n’existaient pas pour Desanti.  Elles n’avaient pas plus de valeur que les authentifications de la source que les journalistes avaient l’habitude de médiatiser. Seules les signatures lexicales comptaient.