"J’ai la fichue habitude de me raconter des histoires"
Inappropriée (not appropriated): DSK n'imite pas Bill Clinton, il le cite...

Un prix Claude Guéant pour le commissariat de Bastia en Haute Corse par Ugo Pandolfi

Up par denis blemont-cerli ajaccio 2011 L'hôtel de police de Bastia en Haute Corse a inventé le 15 septembre dernier  une manière imparable de lutter contre les violences conjugales. Une femme, en situation administrative irrégulière, qui ce jour là s'est présentée au commissariat pour se protéger de son compagnon violent, a été tout simplement incarcérée, placée en rétention. A l'appel du collectif Femmes Solidaires, plusieurs associations féministes ont manifesté le 16 septembre devant l'hôtel de police afin de protester contre cette incroyable innovation policière. Ces féministes ne sont pas convaincues que l'arrestation pure et simple de la victime est la manière la plus radicale, la plus efficace et la plus économique de clore une affaire de violences faites aux femmes. Pire, ces diables de femmes affirment  qu'il s'agit même d'une violation  de la loi. Claude Guéant, récipendaire d'un prix Busiris depuis ses propos en 2008  sur l'automaticité de la nationalité des personnes qui épousent des personnalités françaises, ne devrait-il pas décerner un prix spécial au commissariat de Bastia ? Non, pas le prix IntériEurêka: il est réservé aux innovations et aux audaces intelligentes. Un autre, à inventer: le prix Claude Guéant ?

Commentaires

Ugo Pandolfi

Heureusement les réactions n'ont pas manqué: en premier lieu celles des membres de l'association Ava Basta, du RESF (Réseau éducation sans frontières) Corsica,du collectif Femmes solidaires, du Centre d'information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) de la Haute-Corse. Et ces réactions ont permis aussi que la presse écrite locale souligne une telle aberration.
Voir à ce sujet l'édition du 17 septembre du quotidien Corse Matin
http://www.corsematin.com/article/bastia/bastia-elle-depose-plainte-pour-violences-et-se-retrouve-menacee-dexpulsion

Jocelyne Normand

Et personne ne réagit? C'est hallucinant! Nous nous épuisons à dire: "Dans quel monde vivons-nous?". A tel point que nous devrions tous nous suicider ou bien, au choix, récréer des maquis comme lors de la seconde guerre mondiale. Lequel est le plus courageux? Et, là, nous plongeons tous le nez dans notre verre et s'il s'agit d'un bon vin, c'est sympa...
C'est une honte! Nous sommes tous aussi égoîstes et individualistes à nous réfugier au sein de notre petite famille afin de nous protéger des coups... Et, pourvu que ces coups ne nous atteignent pas surtout... Je suis comme vous tous, aussi nulle... C'est très grave à mon avis.

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