Interview de James Ellroy
Réseaux sociaux, mode d'emploi et réflexions par l'écrivain François Bon

Création de l'association Operata culturale

Une chronique de Denis Blémont Cerli Réunis le 17 janvier dernier à Francardo en Haute Corse, les signataires du Manifeste de Luri,  ont adopté les statuts et le règlement intérieur  de l'association Operata culturale. Elle a pour but la promotion des œuvres littéraires et artistiques témoignant d’une sensibilité ou d’un rapport direct à la Corse, écrites et/ou éditées et réalisées dans l’île ou ailleurs. La préparation d'un premier salon du livre corse a été décidée: il aura lieu au centre Prumitei  à Francardo en juillet. L'administration et le secrétariat de cette nouvelle association sont assurés par les romanciers Okuba Kentaro et Jean-Pierre Santini entourés d'un collectif d'animation d'une douzaine d'auteurs. Voir ci dessous le compte rendu de la réunion, le règlement de l'association et le texte  final du manifeste adopté.

 Compte rendu de la réunion du 17 janvier 2010

Prumitei – Francardo

Auteurs présents : Marianghjula Antonetti-Orsoni - Ghjacumu Fusina - Christophe Canioni - Xavier Casanova - Marie-Jean Vinciguerra - Victoria Fondacci – Céline Lorenzi – Norbert Paganelli - Martine Brillais - Anna Albertini – Okuba Kentaro - Gilbert Romani - Edmond Simeoni - Dume Gallet – Danièle Maoudj - Jean-Pierre Santini

 

Excusés : Ghjuvan’Petru Ristori- Jacques Denis - Lucia Santucci – Francesca Weber Zucconi – Hélène Mamberti – Jean Paul Ceccaldi – Vannina Bernard Leoni – Jean-Pierre Orsi –Jean Claude Loueilh – Marie Hélène Ferrari – Rinatu Berrettini – Dounia Maktoum – Guidi Begnini – Jean Charles Fabiani – Jean Crozier-Pandolfi

 

 

Le manifeste : Après un travail collectif une version finale a été élaborée.

 

La structure : Les statuts et le règlement intérieur ont été adoptés (voir ci dessous)

 

Les responsables : Désignation de 3 responsables pour le dépôt des statuts en préfecture : Jean-Pierre Santini (président), Christophe Canioni (secrétaire), Marie-Hélène Ferrari (trésorière).

 

Responsables effectifs du collectif d’animation :

Gestion/ trésorerie : Marie-Hélène Ferrari - Christophe Canioni – Jean-Pierre Santini :

Administration/secrétariat : Okuba Kenaro - Jean-Pierre Santini

Relation avec les éditeurs et les libraires : Victoria Fondacci – Anna Albertini

Relation avec les auteurs et les créateurs : Norbert Paganelli – Martine Brillais

Relation avec les institutions et les associations : Jean-Pierre Orsi – Christophe Canioni - (Edmond Simeoni)

Relation avec les médias : Hélène Mamberti – Norbert Paganelli – Edmond Simeoni – Jacques Fusina.

 

Il est entendu que d’autres personnes peuvent s’associer à celles déjà volontaires pour assumer ces tâches et que les décisions seront prises par l’ensemble du collectif d’animation.

 

Les actes : 1) le premier salon du livre corse. Lieu : Prumitei - Date : Juillet – Durée : 1 jour.

La journée se déroule de 10 h du matin à 23 heures. Elle est rythmée par deux débats sur des thèmes à déterminer (15h et 17h) et une soirée culturelle à 21 h (lecture de textes avec accompagnement musical).

Pour le financement prévoir des sponsors et des demandes de subventions, limiter les dépenses et assurer une bonne gestion (demande expresse d’Edmond Simeoni)

Assurer la meilleure information possible (partenariat avec RCFM – Conférence de presse –

Réalisation d’une affiche, etc.)

Dumé Gallet et JP Santini sont chargés de présenter un projet dans les meilleurs délais.

 

2) Le projet de « cadavre exquis » dans le cadre du printemps des poètes (mars). Il est demandé à Xavier Casanova d’adresser les textes bruts à tous les auteurs, si possible dans les 8 jours. Puis, une réunion se tiendra à Bastia entre tous ceux qui souhaitent y participer pour élaborer un projet de maquette en s’inspirant de l’idée de Xavier Casanova d’y intégrer des images représentant des scènes de la vie quotidienne et de l’histoire de la Corse. Ce projet de maquette sera ensuite soumis à chaque auteur pour approbation et ultime modification avant de le remettre à l’imprimeur. L’ouvrage doit être réalisé pour la fin février. Il fera l’objet d’une présentation publique.



Les statuts de l'association Operata Culturale

 

Siège social : 5, Boulevard Hyacinthe de Montera - 20200 Bastia

 

 

STATUTS

 

Article 1. Il est fondé entre les adhérents aux présents statuts, une association régie par la loi du 1er juillet 1901 et le  décret  du 16 août, ayant pour titre « OPERATA CULTURALE»

 

Article 2. L’Operata culturale a pour  but la promotion des œuvres littéraires et artistiques témoignant d’une sensibilité ou d’un rapport direct à la Corse, écrites et/ou éditées et réalisées dans l’île ou ailleurs. 

Article 3. Son siège social est fixé à  Bastia, 5 Boulevard Hyacinthe de Montera

 

Article 5. L’Operata Culturale se compose d’adhérents qui versent une cotisation annuelle dont le montant est fixé chaque année en A.G. Les adhérents peuvent être aussi des personnes morales, notamment des associations

 

Article 6. L'Assemblée Générale est composée de toutes les personnes adhérant l’Operata Culturale et à jour de leur cotisation. Le vote aux questions et délibérations en Assemblée Générale est strictement réservé aux personnes présentes. L’A.G. désigne un Conseil d’Administration dont les prérogatives sont précisées par un règlement intérieur  L'A.G. se réunit annuellement à la date et selon l'ordre du jour fixé par le Bureau. Elle peut également se réunir à la demande d'un quart de ses membres ou sur convocation extraordinaire décidée par le Bureau. Elle entend les rapports sur la gestion de l'Association présentés par le président, le secrétaire et le trésorier, approuve les comptes de l'exercice clos, vote le budget de l'exercice suivant, délibère des questions mises à l'ordre du jour. Pour pouvoir valablement délibérer, l'A.G. doit comprendre au moins un quart des membres à jour de leur cotisation. Dans le cas où le quorum ne serait pas atteint, le Bureau convoque une seconde fois l'Assemblée et celle-ci peut valablement délibérer quelque que soit le nombre de présents.

 

Article 7. Le C.A. désigne en son sein un Bureau dont les taches sont précisées par le règlement intérieur et qui comprend au minimum trois membres : un président. un secrétaire, un trésorier.

 

Article 8. Le règlement intérieur préparé par le C.A. et voté en A.G. prévoit tout ce qui n'est pas prévu dans les présents statuts.

 

Article 9. Les ressources de l'Operata culturale sont: les cotisations de ses membres, les subventions publiques, les dons et soutiens éventuels.

 

Article 10. La dissolution de l'Operata culturale ne peut être prononcée que par une A.G. extraordinaire. convoquée un mois à l'avance et comprenant au moins la moitié des membres.

 

Article 11. Les changements dans le fonctionnement de l'Association sont portés à la connaissance de la Préfecture de la Haute-Corse.


OPERATA CULTURALE      

Manifeste de Luri

 

Des auteurs réunis à Luri le 22 août 2009, tous concernés par la question de la créativité et de la valorisation du livre, ont reconnu la dimension de l’écriture, travail personnel et solitaire, et de la lecture, message qui a besoin d’une amplification par le groupe. Or, ce moyen  ne sera efficace que dans la mesure où les auteurs sont capables de présenter un minimum de cohésion et tout d’abord en s’accordant sans ambiguïté sur la notion de littérature corse.

La littérature corse contemporaine est constitutive d’un imaginaire collectif qui puise ses racines dans l’oralité d’une culture insulaire spécifique tout en s’ouvrant au monde et à l’universalité.

Nous considérons  comme production de la littérature corse tout ouvrage témoignant d’une sensibilité ou d’un rapport direct à la Corse, écrit et/ou édité dans l’île ou ailleurs. 

Mais qu’est-ce donc qu’écrire ou créer en Corse ? Réveiller les nostalgies autour des figures du passé ? Ou raviver les énergies autour des enjeux de demain ? Se claquemurer dans nos tours et dans nos citadelles ? Ou poursuivre en place publique nos manières particulières de débattre de tout, des jardins potagers comme de l’état du monde ?

Quelles que soient l’ancienneté et la profondeur de son ancrage, être créateur en Corse, c’est accepter d’œuvrer dans un lieu à part : une île, qui est aussi un carrefour. C’est accepter d’en ressentir et d’en exprimer, à sa façon, avec ses mots, les forces et les faiblesses, les richesses et les misères, les craintes et les espoirs, les certitudes et les contradictions. Une vie entière. La durée d’une carrière. Le temps d’une résidence. L’instant d’une rencontre.

Être créateur en Corse c’est accepter aussi de travailler au cœur du monde méditerranéen. Sur cette mer à la jonction des continents européens et africains, dans la fracture qui sépare le Nord et le Sud. Sur cette mer devenue commune à force d’y mélanger, dans la guerre ou le commerce, dans l’opposition ou la coopération, nos langues et nos cultures, nos richesses et nos envies, nos désirs et nos destins.

Être créateur en Corse c’est accepter enfin de construire sur une île farouchement attachée à l’héritage de sa nature et de sa culture. Les hommes ont résisté ou résistent aux modèles dominants. La culture, même profondément menacée, porte toujours la marque du Riacquistu des années 1970 et la promesse d’un essaimage.

Essaimer pour former une pluralité de collectifs, de raisons de créer et de lieux de créations. Il suffit de se donner un enjeu commun. Tous les auteurs et créateurs peuvent joindre leur efforts pour assurer le rayonnement des œuvres.

Essaimer, c’est alors fonder une cité d’écrivains, d’artistes et de lecteurs, éloignée des abus de la marchandisation et des menaces de la barbarie. Une utopie nécessaire. Une utopie réaliste. Une utopie agissante.

Mettre l’utopie en acte, et commencer par définir son lieu, ses priorités et son programme. L’utopie a toujours servi de fer de lance à toutes les avant-gardes, à toutes les grandes indignations, à toutes les innovations.

En effet, le Riacquistu a contribué à la naissance de nombreuses maisons d’édition, dont la production constante d’une centaine de nouveautés par an rencontre un large public.

Aujourd’hui, le défi est de tourner ces entreprises vers l’étranger. Le mouvement a été esquissé : la Corse s’ouvre vers le monde. Ce même mouvement accompagne déjà les échanges multiples qui se nouent lors de la préparation des grands festivals ou dans les déplacements d’artistes corses vers des scènes internationales. Dans le domaine du livre, il ne s’opèrera pas spontanément. On ne peut se contenter d’attendre et d’espérer l’éveil inattendu d’un public renouvelé hors de l’île.

Transformer ces enjeux en projets, décrire des objectifs partagés, imaginer une juste répartition des effets bénéfiques, vient le moment de déployer le temps du désir au-delà des satisfactions immédiates, d’accepter que la page soit blanche, la toile vierge, la scène vide, la voix muette, de sentir que l’avenir est ouvert et de croire à l’imagination des uns, aux capacités d’étonnement des autres et à la volonté de tous.

Amis créateurs, voici les fondements qui forment notre expérience commune.

Fattu u Riaquistu       Ghjuntu hè u veranu        E l’avenne hè da fà



Commentaires

Olivier

Chapeau bas !

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