J'irai jamais sur ton island
2010 : le syndrome de l'ours blanc par Michel Moretti

2010, le temps des visages ? par Ugo Pandolfi

Duchenne Il serait très naïf de croire que la prochaine arrivée en France  (sur M6 en 2010) de l'arrogant et génial docteur Cal Lightman livre enfin aux citoyens-électeurs les moyens de décrypter sans faille les mensonges de nos hommes politiques à partir de leurs expressions non verbales. Ne rêvons pas: même si aux Etats-Unis, la diffusion de la saison 1 de Lie to me a coïncidé avec l'année Obama,  la distribution en France de cette série de la Fox ne changera rien à nos sondages d'opinions. La série imaginée par Samuel Baun a le mérite de le souligner, mais on  le Lie to me11savait bien avant Lie to me :  Nixon était un menteur et  Bush est méprisant de père en fils.

Il n'en reste pas moins que cette série de traqueurs de mensonges qui savent lire sur les visages est un vrai bonheur qui doit tout aux travaux du psychologue clinicien Paul Ekmann. Noter que celui-ci ne pourrait pas vendre  en ligne son FACE training (69 dollars pour la version pro) si, dés les années 1850, le père de la neurologie, Guillaume-Benjamin Duchenne de Boulogne n'avait pas fait œuvre de pionnier en utilisant l'électricité pour étudier les mécanismes de la physionomie humaine. En attendant de savourer les 13 épisodes de la saison 1 et les 24 épisodes de la saison 2 qui sont en tournage, il n'est pas interdit d'aller jeter un œil  sur les  efforts de tous ceux qui veulent libérer le visage de la tyrannie du cerveau: en Europe tel l'artiste hollandais Arthur Elsenaar comme au Japon avec les amis de Daito Manabe.

Commentaires

J.P

Pour libérer le visage de la tyranie du cerveau, il y a la poésie et "Les promesses d'un visage" (Charles Baudelaire)

J'aime, ô pâle beauté, tes sourcils surbaissés,
D'où semblent couler des ténèbres,
Tes yeux, quoique très noirs, m'inspirent des pensers
Qui ne sont pas du tout funèbres.

Tes yeux, qui sont d'accord avec tes noirs cheveux,
Avec ta crinière élastique,
Tes yeux, languissamment, me disent : " Si tu veux,
Amant de la muse plastique,

Suivre l'espoir qu'en toi nous avons excité,
Et tous les goûts que tu professes,
Tu pourras constater notre véracité
Depuis le nombril jusqu'aux fesses ;

Tu trouveras au bout de deux beaux seins bien lourds,
Deux larges médailles de bronze,
Et sous un ventre uni, doux comme du velours,
Bistré comme la peau d'un bonze,

Une riche toison qui, vraiment, est la soeur
De cette énorme chevelure,
Souple et frisée, et qui t'égale en épaisseur,
Nuit sans étoiles, Nuit obscure ! "

Note: "m'inspirent des pensers". Il n'y a pas de faute car "penser" est un infinitif subtantivé employé aussi par Chénier et Verlaine...

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