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My major party : lançons notre propre label par Eléna Piacentini

Chevre La dernière rubrique de Michel Moretti, le dernier commentaire de Jean-Paul, m’ont donné une idée folle. Ce sont celles que je préfère. Connaissez-vous Grégoire et son dernier tube « Toi + Moi » ?

Elena_piacentini Je vous rassure, vous n’avez pas manqué un évènement musical ou vocal majeur. Ce jeune homme possède néanmoins une caractéristique intéressante : il a lancé sa chanson sur internet en même temps qu’une souscription ouverte à tous et destinée à le produire. Le résultat est sans appel : il ne se passe pas une heure sans que l’on entende sa chanson sur les radios (les radios « d’jeun’s », je précise). Les producteurs en herbe dont le montant de l’investissement peut aller d’un modeste 5 euros à un plus téméraire 6000 euros, commenceraient même à rentabiliser leur investissement.

Face au triste spectacle, médiocrement mis en scène et pitoyablement interprété par nos hommes et nos femmes politiques, je me suis dit qu’il était plus que temps que nous prenions les choses en main.

Si les partis peuvent être comparés aux « majors » de l’industrie du disque, pourquoi ne pas les courcircuiter afin de produire nous même nos coups de cœur ? Plus de financement de partis, plus de financement de campagne ! Que les plus audacieux et les plus méritants écrivent enfin leur texte ! Qu’ils composent leur vraie musique, sans nous servir les arrangements musicaux et les tendances du moment. Qu’ils nous fassent entendre leur voix en solo, sans choriste, sans retouche en studio, unplug, sans chichi et sans artifice. Voix de tête ou voix de basse, trémolos ou vibratos, nous jugerons sur pièce si leurs motions emportent notre émotion, si leurs raisons résonnent en nous. Ras-le-bol de ces produits préfabriqués dans des usines microcosmiques, estampillés dans des écoles labellisées, packagés à Paris mais conçus pour résister à un salon de l’agriculture !

On veut du vrai, du beau, du bio !

Quoi qu’on en dise et même si les démocrates n’ont que peu de chose à voir avec notre gauche à nous (ils gagnent eux !), les américains ont élu Obama. Sera-t-il un grand président ? L’avenir nous le dira. Pour tous les hommes et les femmes qui ont pleuré aux Etats-Unis ou ailleurs ce soir là, je n’ai pas le cœur au cynisme. Cette émotion leur appartient, elle vient de loin, elle ne se commente pas. D’ailleurs, en mai 1981, j’avais 11 ans et ce fut, dans ma famille, une belle soirée de joie et d’espoir. Je n’aurais pas aimé qu’on me la gâche en me racontant la suite de l’histoire.

Je dois tout de même confesser que mon idée à ses limites. Je vous parlais plus haut de la chanson de Grégoire. Pour tout vous dire, je trouve que c’est de la daube. Mais, bon tout le monde peut se tromper et peut-être qu’il y a un deuxième degré que je n’ai pas saisi. En tout cas, pour une fois que les auditeurs ont eu le loisir de choisir ce qui allait marteler leurs oreilles pendant les 3 ou 4 prochains mois, dommage qu’ils aient opté pour une soupe plus fade encore que celle qu’on leur sert habituellement !

Mais ils peuvent se consoler, eux, en se disant, que cette daube là mettra du beurre dans leurs épinards !

Retrouver Michel Moretti dans Mal Chronique, Elèna Piacentini dans Elénarration et Denis Blémont-Cerli dans Homo machinus sempre emmerdae

Commentaires

Eléna Piacentini

Ah ! Hugo, Hugo, Hugo, Hugo, Hugo !
Ah ! Denis, Denis, Denis, Denis, Denis !
Ah ! Michel, Michel, Michel, Michel, Michel !
Ah ! Jean-Paul (ça compte pour 2, non ?), Jean-Paul, Jean (5 faut pas faire de jaloux)

Wouaouhh, avec ça je vais au moins jusqu'à Lens !
Bises à tous, ici, il neige.

Ugo

Il n'y aura pas d'augmentation du tarif des COD du verbe avoir. Par contre, les chroniqueurs qui prennent l'habitude de citer réguliérement leurs petits camarades chroniqueurs pourront peut etre se voir attribuer une prime de fin d'année. Faut voir. Rien n'est acquis.

Eléna Piacentini

D'accord !
Malheureuseusement, j'ai toujours été nulle en COD du verbe avoir. A l'allure où je vais,au misérable tarif fixé par Hugo et au train (TGV) où va le prix des billets d'avion, je crains de ne pas pouvoir rentrer en Corse avant...
Sauf si la crise s'installe. Dans ce cas tous les moyens seront bons : nous partirons en vélo de Lille jusqu'à Marseille où mon père viendra nous chercher en Zodiaque.

michel

on pourra s'écouter le temps des cerises à l'ombre des oliviers, ou a filetta (je dois avoir légèrement décroché quelque part...)

Eléna Piacentini

Denis
Maintenant que tu l'écris, je me rappelle avoir vu sa photo : un mix improbable entre un "Prince" blanc et Rudolph Valentino. C'est l'art du marketing : tout est dans le packaging ou comment mettre en scène le vent. A la Toussaint, une dame de mon village qui se désolait de voir des oliviers abandonnés m'a dit dans un soupir "nanzu,soli un ci ne era, ma e case eranu piene, avà ci vole a comprà tuttu !"
Eh oui ! Même le vent !

Denis

Elena. encore plus fou Mickael Vendetta, la nouvelle star du web qui a inventé du vent? le concept BOGOSS LIFE. Lui ne fait rien à part dire des conneries énormes... et ça marche. Bientot il sortira un livre de pages blanches, une chanson sans paroles ni musiques ou un film sans images.
http://mickavendeta.skyrock.com/

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