Comment le commissaire Mouligas retrouva le président Nicolas dans l’empire céleste ( Saison 2 par Denis Blémont Cerli)
Comment le Commissaire Mouligas devint Monsieur le Préfet Béret (Saison 4 par Denis Blémont Cerli)

Comment le président Nicolas mit Saint-Pierre dans sa poche (Saison 3 par Denis Blémont Cerli)

Troisième partie d’une fantastique fiction à narration hyper réaliste
1le_feuilleton_de_denis_blmont_ce_3

Résumé du premier et second épisodes.

Relire le premier et second épisode, un résumé serait indubitablement simplificateur et je vous connais trop pour ne pas savoir que vous n’y entreverrez que dalle.

Saint Pierre, le président Nicolas et Mouligas se réunirent en aparté dans une annexe encombrée de gloses occultes et de listings de réincarnation aussi impénétrables que les tarifs des téléphones portables.

– Ces Corses sont ma plaie ! Je les hais ! s’écria Mouligas en serrant les poings, il faut absolument que je retourne sur terre pour finir ma mission : détruire le gang des Piccule…

– Il faut dire que notre bon Mouligas a eu bien des malheurs depuis son arrivée en Corse, dit le président en regardant Saint-Pierre avec toute la force de sa conviction. Voyez-vous, il n’y a pas sur terre plus têtu, plus difficile à gouverner qu’un Corse. Pour vous donner une idée, je ferais un parallèle avec le village gaulois d’Astérix qui résiste encore et toujours…

– Mais en ce cas, quelle serait leur potion magique ? demanda un Saint Pierre dubitatif.

– Ils n’en ont pas besoin, ils sont tombés en naissant dans un chaudron particulier qui se nomme entêtement, obstination, opiniâtreté, ténacité. Personne n’a pu rien en tirer : prisonniers des Romains, ils se donnaient la mort pour ne pas servir comme esclave, sur les bateaux qui amenaient les Corses aux bagnes des colonies, on ne mettait jamais plus de deux Corses dans les cales, sans quoi c’était la révolte assurée. Bref ce sont des casses bonbons de premier choix !

– Et bien, ils sont parfaitement terribles ! s’écria Saint Pierre. Puis soudain il resta silencieux en réfléchissant interminablement et somme toute reprit la parole afin de prononcer une ânerie de plus :

– Mais tout cela ne me dit pas comment s’appelle l’Idéfix corse ?

Devant l’étrangeté de la question, Mouligas et Nicolas restèrent cois.

– Voyez-vous, reprit Saint Pierre, je suis un grand admirateur du chien Saucisse, je l’aurais bien vu dans le rôle d’Idéfix, mais il est marseillais et non corse…

Ce bon Saint-Pierre qui divaguait en raison de son âge canonique fut interrompu par Nicolas qui employa toute son éloquence et force de persuasion afin de le convaincre de réincarner Mouligas et, comme à son habitude, il arriva à ses fins car autant le président était jeune, beau et convainquant, autant Saint-Pierre était devenu, depuis 2000 ans de conciergerie des morts, une vieille loque souffreteuse tout juste bonne à piquer les « Gala et Voici » aux mémères attendant dans sa file.

– Vous comprenez, j’ai de grands desseins pour la Corse, s époumonait Nicolas. Nous allons faire de cette île un paradis pour milliardaires, partout ce ne sera que luxueuses résidences au bord de mer avec ports privés. Nous garderons quelques autochtones que nous mettrons sous Lexomil et qui seront parqués dans les villages de l’intérieur. Ils tresseront des paniers en osier, feront du brocciu pour nos pourvoyeurs de devises, enfin ils seront là pour amuser la galerie, pour faire couleur locale en entonnant des chant polyphoniques.

– Ah, quel endroit paradisiaque ce sera, enfin une région de la terre parfaitement gérée ! s'exclama Saint-Pierre qui de son point de vue dans les nuages avait une vision imprenable sur les us et les coutumes déplorables des humains.

– Oui mais pour l’instant nous avons affaire à un tas d’emmerdeurs, impossible d’exécuter notre plan d’aménagement dans la sérénité. Ils nous posent des bombes, manifestent dès qu’on touche à leurs droits… C’est pourquoi Mouligas doit retourner là bas dare-dare et avec un grade plus important, je le vois préfet, pas moins, ne pourrions-nous pas le faire remplacer le préfet Béret qui est sénile ?

Le_feuilleton_de_denis_blmont_cer_3 

À suivre….

Commentaires

Parcimoni

Et voilà que Denis veut nous faire croire que Mouligas et Sarko sont morts. Il les fait passer par le paradis.C’est un comble ! Il nous les auréole, sanctifie, béatifie… Je craque ! Retenez-moi ou je fais un malheur !

Je le vois venir. Tout cela pour nommer Mouligas Préfet de Corse et pourquoi pas Sarko Dieu le père.

Bon ! Tout le monde sait maintenant qu’en Corse, le chapeau de préfet est un bonnet d’âne. Et puis, en Corse, sous prétexte que c’est un enfer pour Mouligas, il ne faut pas que celui-ci, une fois nommé préfet, y joue avec le feu.

Le paradis pour Mouligas, je n’y crois pas.
Comment pourrait-il vouloir quitter le paradis pour revenir en Corse. C’est en quittant la vie en Corse qu’il a quitté le paradis. Il explique qu’il veut mâter les Corses et en premier lieu le gang des Piccule. Tout cela est un faux prétexte.

Mouligas, c'est une évidence, veut quitter le paradis de Sarko qui est devenu un enfer et le seul endroit qui peut résister est la Corse.
D’ailleurs le parallèle avec Astérix est une évocation historique. Il y a un lien ancien entre Astérix et la Corse. Une histoire illustrée en témoigne.

Si le chien Saucisse n’est pas corse, on pourrait proposer à Serge Scotto une naturalisation et un nouveau nom : Lonzu.

D'ici à vouloir réduire la Corse à un village gaulois!... A cette seule pensée, des détonateurs s'enfoncent dans le Plastic et j'ai le coeur qui fait Boum, Boum...

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.