L'auberge rouge: daube et navet au menu du remake
Ulysse existe-t-il ?

Histoire sacrée ou sacrée histoire ?

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La guerre des polices sur fond de rivalités politiciennes est de saison au moment où la tenue du procés concernant l'assassinat du préfet Claude Erignac favorise tous les plans média. Nous recevons de la tradition biblique que tout homme est une histoire sacrée écrit Jean-Luc Brunin, évêque d'Ajaccio, dans son récent message aux catholiques de Corse. Cet appel  à dépasser les querelles  qui divisent l’île a été immédiatement entendu par Radio Vatican. Le Journal Chrétien, moins réactif, n'en a parlé qu'à cinq jours du verdict.

Commentaires

Elisabeth

Intéressante analyse de M. Berthomet. Encore qu'un peu biaisée. Il semble oublier, à moins qu'il ne l'ignore, que s'il y a couac suite à la déposition du légiste (qui s'agissant de l'estimation de la taille du tireur, n'a fait que répondre à une question du président de la cour), ce qui fait carrément désordre, pour le coup, c'est l'absence de reconstitution des faits avec l'accusé, l'impossibilité d'avoir des éléments plus précis qui peut-être auraient permis de corriger les approximations du légiste (l'expert balistique refusant de témoigner). Ne parlons pas même du fait qu'on s'est aperçu, lors d'une audience, que des photos de scène de crime manquaient (fait rapporté par l'Huma). Ce qui me paraît incompréhensible, pour "un procès de cette importance", c'est, plus encore que la polémique, le côté plus qu'artisanal de l'enquête qui ressemble à l'œuvre d'un bricoleur du dimanche nanti de deux mains gauches. Ce n'est pourtant pas la main d'œuvre qualifiée qui a fait défaut, ce me semble ?
Avec des moyens conséquents, un casting colossal, des effets spéciaux à profusion, un producteur prodigue (le contribuable)et une grosse médiatisation acquise d'avance, on peut donc accoucher d'une série Z que pas même Ed Wood n'aurait voulu signer. Heureusement que la foule est bon public !

Ficcanasu

Extrait relevé sur le blog d'un policier syndicaliste: Stephane Berthomet:

Procès Colonna, le mauvais film !

Dès ses premiers jours, le procès d’Yvan Colonna démarre comme un mauvais film, le premier couac venant d’un légiste plus qu’approximatif dans ses déclarations, et qui crée ainsi un début de polémique incompréhensible pour un procès d’une telle importance…

Malheureusement, tout ceci semble n’être qu’un début, car l’agenda des témoignages à venir en dit long sur le scénario des prochains jours.

Mercredi 21 novembre, c’est Dimitrius Dragacci, l’ancien chef du SRPJ d'Ajaccio au moment des faits (actuellement à la retraite) qui viendra s’exprimer à la barre. Le lundi suivant, ce sera au tour de Roger Marion d’être entendu. Les deux hommes se détestent et s’opposent, jusqu’à en venir à porter plainte au pénal l’un contre l’autre, précisément au sujet de ce dossier qui alimente leur querelle depuis la date de l’assassinat du Préfet Erignac…

Le même jour que Roger Marion (qui sort ce mois-ci un livre sur ses brillantes années de lutte contre le terrorisme), ce sera au tour du Préfet Bonnet de venir s’exprimer. Avant même sa déposition à la barre, ce serviteur de l’Etat fait part de ses doutes sur la culpabilité d'Yvan Colonna dans de nombreuses interviews ces derniers jours (voir entre autres sur internet l’article de 20 Minutes en date du 21 novembre) …

Le lendemain, Frédéric VEAUX passera à la barre avec plusieurs membres de l’ancienne DNAT (service de police antiterroriste chargé de l’enquête et qui se nomme maintenant la SDAT) pour défendre ce dossier dont il a pris la suite en prenant la succession de l’ancien chef de la DNAT, Jean Michel Mimran (qui s’est retrouvé à peine quelques mois après son arrivée, en conflit permanent avec son chef direct, le directeur central adjoint… Roger Marion).

Le Mardi 4 décembre, ce sera au Commandant Lebbos de passer un oral qui pourrait de se révéler difficile, puisqu’il sera certainement mis en difficulté sur des irrégularités qu’il aurait commises dans la partie du dossier qui concerne la recherche d’Yvan Colonna…

Voilà pour les rôles et le scénario, quand aux rebondissements, si l’on fait un petit « pitch » de la situation, on se dit qu'ils risquent d’être nombreux …

Imaginez : des policiers qui se rejettent la responsabilité de la fuite d’Yvan Colonna, des chefs de services de polices qui se détestent et vont jusqu’à se poursuivre en diffamation, un policier soupçonné d’avoir détourné à son usage privé des procès verbaux du dossier de recherche d’Yvan Colonna, et enfin, un Préfet de Corse qui dit avoir donné des informations capitales sans avoir été écouté et qui est mis en cause dans l’incendie d’une paillote !!!

Cela ferait sourire s’il s’agissait d’un film de Lautner avec des dialogues d’Audiard…

Mais malheureusement, là où on devait s’attendre à un scénario magistral, on risque finalement de n’avoir droit qu’à une mauvaise série B, jouée par de mauvais acteurs et tournée par un mauvais réalisateur… Voilà qui manque cruellement de héros !

Sacrileghiu

Il n’y a pas que dieu et le culte qui soient sacrés. Pour les chrétiens l’être humain lui aussi est sacré. St Paul l’écrivait aux Corinthiens : « Le temple de Dieu est sacré et ce temple c’est vous. » Chantons à pleins poumons : « Tout homme est une histoire sacrée… »

Et voilà que, pour le procès d’Yvan Colonna, l’histoire profane contient maintenant des éléments de l’histoire sacrée.
Erignac est une histoire sacrée, Colonna est une histoire sacrée, et ça crée la confusion. Finalement en mettant le sacré devant, on aboutit à une sacrée histoire.
On ne sait plus à quel saint se vouer et à quelle vérité se consacrer…

Sacredieu ! Nous restons sacrément dubitatifs. Nous ferons le sacrifice d’un énième commentaire, refusant le rôle du sacristain ou du vaticinateur. Espérons que la sacro-sainte vérité sortira des sacristies de la justice et que l’on ne débouchera pas sur les mensonges habituellement donnés de façon eucharistique.

Le doute est philosophique. Il n'est ni théologique ni politique. Toutefois, il devrait légalement profiter au présumé innocent, même si l'Etat s'est fait trop rapidement sa propre religion. Pour la religion et ses croyants, Dieu reconnaitra les siens et, sur ce point, il est évident qu'il n'a pu juger que la victime.

Guardagnolu

Nous avons noté, en marge du procès d'Yvan Colonna, l'information suivante:

*la défense d'Yvan Colonna a annoncé vendredi vouloir faire citer lundi comme témoin le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant, contre qui elle compte porter plainte pour "subornation de témoin".

Les avocats du nationaliste corse se basent sur un article du Point, daté du 8 novembre, selon lequel Claude Guéant aurait convoqué à l'Elysée l'ancien chef de la division nationale antiterroriste (DNAT) Roger Marion, qui a conduit un temps l'enquête sur l'assassinat du préfet. Selon le magazine, Claude Guéant aurait tenu à "s'assurer" que "le bouillant commissaire s'abstiendrait de tout règlement de compte avec des policiers chargés de l'enquête sur l'assassinat du préfet Erignac, aussi bien durant les audiences du procès que dans le livre de souvenirs qu'il va publier".

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