Calendrier chargé et vieux papiers
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Villeneuve a hissé le drapeau noir par Jean-Pierre Petit

Jppetit_dr La troisième édition a confirmé ce que les deux premières laissaient augurer : le Festival du polar méditerranéen de Villeneuve lez Avignon est désormais un évènement phare du paysage noir hexagonal. Cette année encore, une quarantaine d’auteurs venus de tous les horizons du polar se sont retrouvés à la Chartreuse. Un bijou d’architecture religieuse du XIVe siècle qui n’est pas pour rien dans la réussite du festival. Arsenic et vieilles pierres.

Quant aux auteurs, de Akkouche (Mouloud) à Zamponi (Francis) : un plateau à faire rêver tous les insomniaques. De gros calibres pour la plupart, et quelques jeunes grenailles qui ne demandent qu’à percer le blindage qui les sépare de la notoriété. Sans oublier la présence de quatre grands illustrateurs du polar (Jean-Claude Claeys, Loustal, Miles Hyman, Jean-Michel Nicollet) qui se sont affichés sur les murs des salles de la Boulangerie.

Mais Chartreuse, fût-elle du Val de Bénédiction, et auteurs ne suffiraient pas à faire un festival d’exception s’il n’y avait quelques autres ingrédients. De même qu’huile d’olive, œufs et gousses d’ail, fussent-ils de premier choix,  ne réussissent pas à faire un bon aïoli ! Il y faut aussi la patte du chef. En l’occurrence Gilles del Pappas, qui depuis trois ans porte avec bonheur la toque de directeur artistique de la manifestation. Avec lui aux fourneaux, une équipe villeneuvoise qui a compris les mécanismes d’une bonne sauce : une organisation sans faille (en tout cas je ne n’en ai pas vu), une communication tous azimuts et des auteurs traités aux petits oignons. Résultat de cette savante alchimie : le public est au rendez-vous. Nombreux, curieux, averti et qui n’hésite pas à repartir avec une pile de livres sous le bras.

Tout cela ferait déjà d’excellents souvenirs et de non moins excellentes raisons de revenir. Il faut y ajouter un ciel bleu Provence sans tache (malgré les prévisions pessimistes de dame Météo), une soirée guinguette au bord du Rhône, quelques pastis au bord du zinc, et plein de trucs encore. Manquait que la sieste. Il n’y a que Saucisse, le chien de Scotto, qui aura eu ce privilège. Il en a écrasé durant des plombes sur son coussin, coincé entre les piles de bouquins de son maître. Comme on est pas chien, on lui en voudra pas.

Commentaires

Jean-Paul

Jean-Pierre Petit tient ses promesses. Je n'avais aucun doute sur ce point. Il nous a gratifié d'un article qui illustre son humour et sa gentillesse. Merci pour ce compte rendu de professionnel qui met l'accent sur la convivialité d'un festival devenu incontournable... Vivement que l'on se retrouve tous réunis!...

Orsi,Pandolfi et Ceccaldi

Grand merci au Petit ! C'est grand ton compte rendu. A bientôt Jean-Pierre.

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