Previous month:
septembre 2007
Next month:
novembre 2007

octobre 2007

Le romancier Jean-Pierre Santini et l'extension du domaine de la lutte indépendantiste

cunsulta.comCinq jours avant la tenue à Ajaccio, le 31 octobre, du conseil des ministres délocalisé, les délégués des Cumitati Pruvinciali de l'association pour la Cunsulta Naziunale dont Jean-Pierre Santini est l'un des animateurs, ont adressé au préfet de la Corse une lettre ouverte à la présidence de la République Française et au secrétariat de l'Organisation des Nations Unies. Nous -informent les signataires de cette adresse- organiserons le 9 décembre 2007, au lendemain de la fête de la Nation, un scrutin référendaire pour la protection de la terre, prélude à l’élection future d’une Assemblée Nationale Provisoire (Cunsulta Naziunale). Cette association qui depuis 2002 propose sur son site internet la délivrance d'une carte d'identité corse, vient de lancer son blog.


Le borsalino et le pardessus sombre sont au bout du rouleau par Jean-Paul Ceccaldi

Deuxiemesouffle_melville Melville jugeait le roman de José Giovanni inadaptable et se vantait d’avoir fait œuvre originale au cinéma. Pas plus chez Melville que chez Corneau, les truands ne ressemblent à ceux d’hier et d’aujourd’hui. Le code d’honneur, la parole donnée et la loi du silence font partie de la mythologie des voyous inventée par des auteurs comme José Giovanni. Au noir et blanc de l’épure chez Melville dont le film a été tourné en plein jour, Corneau a préféré, avec la couleur, des ambiances nocturnes. Les impacts de balles et les éclaboussures rouges, à 120 secondes par minute, ont donné au Second souffle des poumons haletants de cinéastes coréens ou chinois.
Ledeuxiemesouffle_2 Je suis de l’avis d’Ugo, le résultat déçoit. On reste étranger au drame inexorable , à la fatalité (fatum) qui a posé ses griffes sur le héros Gu Manda. Son sort est pourtant scellé depuis le début. Bien que Corneau dit avoir voulu faire un retour sur le roman, plus qu’un remake du film de Melville, c’est ce côté « tragédie antique » qui m’avait frappé à la lecture du livre. Le film de Corneau, pour moi, passe à côté. Pourtant le réalisateur avait déclaré à propos du livre :  Il contient une mécanique tragique absolument parfaite et qui se déclenche dès le début. Malgré les couleurs, nous avons assisté au crépuscule des belles gueules du Milieu. Depuis la dernière guerre, il y a eu, entre autres films, L62 de Tavernier ou Romanzo criminale dont Ariel Zeitoun semble s’être inspiré pour « Le dernier gang ». Il faut le dire : le borsalino et le pardessus sombre sont au bout du rouleau. J’ai lu quelque part que Corneau était un grand admirateur de Sam Peckinpah, qui fut assistant de José Giovanni puis le réalisateur notamment de « La Horde sauvage». En ce qui concerne le casting, il n'y a pas que du négatif. Daniel Auteuil s’en tire bien sans tirer la bourre à Lino Ventura. Michel Blanc joue le commissaire Blot qui cacahe ses fêlure sous sa carapace de flic. Dutronc est impeccable en Dandy délinquant. Gilbert Melky est un affreux réussi et Eric Cantona nature.


Le deuxième souffre par Ugo Pandolfi

Ledeuxiemesouffle Réinvention ou remake ? Quelle que soit l'étiquette qu'on lui collera  le deuxième souffle d'Alain Corneau restera un produit décevant. La raison en est simple.  Revisiter à la  Ridley Scott l'oeuvre écrite de José Giovanni ne consiste pas à repeindre en rouge et vert le décor du roman.  La réinvention du chef d'oeuvre sobre de Jean-Pierre Melville ne pouvait pas plus s'accomoder de lourds gros plans d'impacts de balles. A quoi sert de chauffer les couleurs, de remplacer la sobriété par l'outrance, d'invoquer Scorsese et John Woo ? Si l'on oublie ce que ces deux derniers géants doivent  à Melville, même un trés grand  fan de polar comme Alain Corneau peut décevoir, même sur écran large.


Les dessous de l’affaire Colonna par Antoine Albertini et Frédéric Charpier

DrpressedelaciteLes éditions des Presses de la Cité viennent de publier, dans la collection Documents, une contre enquête des journalistes Frédéric Charpier et Antoine Albertini: Les dessous de l’affaire Colonna (2-258-07320-0 , 252 pages). En novembre 2007 s’ouvrira à Paris devant une cour d’assises spéciale le procès d’Yvan Colonna, du 12 novembre au 12 décembre prochains. L’affaire qui porte son nom, et qui démarre avec l’assassinat à Ajaccio, le 6 février 1998, du préfet Claude Erignac, est sans précédent dans les annales politico-judiciaires françaises soulignent les deux journalistes. 


Mafia, Camorra, Cosa nostra, 'ndrangheta, écritures et vidéos

51tewr9icxl_ss500_ 41phhjjlmzl_ss500_51kxp7ghzl_ss500_Le reportage littéraire de Roberto Saviano sur la criminalité  napolitaine est désormais disponible en France: Gomorra, traduit de l'italien par Vincent Raynaud, est publié par les éditions  Gallimard. L'auteur qui vit sous protection policiére, a reçu le soutien de Umberto Eco: Ne laissons pas Saviano seul comme Falcone et Borsellino !

Lire la suite "Mafia, Camorra, Cosa nostra, 'ndrangheta, écritures et vidéos" »


Capture par Arlette Shleifer (1.7)

Dsc01263 La vie traîne ses pieds ; les marques sur le chemin se glissent dans un coin de l’ âme, fissurent ce qu’on croyait avoir déposé et drapé dans un respect infini. Le soupir revient, virevolte et se pose à son tour, sur la peau d’un cœur qui frappe de plus en plus fort comme une main qui secoue la porte au petit matin.

L'intégralité de la chronique d'Arlette Shleifer