Le commissaire Pierucci prend la plume en ligne
Insulaire, îlien, ubiquité

Au puzzle, il manquait des piéces par Arlette Shleifer

Dsc01262 A travers le monde, j’ai photographié des traces de roues sur les routes qui ne menaient nulle part.
Parfois ce que je prenais pour des marques de pneus étaient en fait des fissures, des brisures, des failles et je ne le voyais pas.
Ensuite j’ai capturé des passages, usés, suggérés où un simple indice indiquait la direction.
Je ne savais pas pourquoi ni où j’allais dans ces recherches à Séoul, à Shanghaï, à Taipei, à Kyoto, à New York, à Paris, en Bourgogne, puis en Corse. Geste anodin, Pas vagabond ?
Quelques mots, une rencontre en une seule étincelle ont donné un sens à ce travail qui s’était « infiltré » dans mon œil.
Au puzzle, il manquait des pièces…

Désormais, Arlette Shleifer livre réguliérement  trace, figure et passage . Merci Arlette pour cette inédite et originale rubrique de Corsicapolar. A suivre...à la trace !

Commentaires

Ochjalutu

Deux citations en préambule de ce commentaire court parce qu’ une photographie, comme un tableau, doit, à mon sens, être une rencontre personnelle dont il ne faut pas gâcher la spontanéité…

« Le poète est une fabrique d’images. » Pierre Reverdy (1889-1960)

Et puisque nous sommes dans l’année René Char ( Centenaire de sa naissance en 1907 ) … « Un poète doit laisser des traces de son passage, non des preuves. Seules les traces font rêver. » René Char (1907-1988), La Parole en archipel (1962)

En matière criminelle, la recherche des traces est une démarche scientifique… Relevées par le service de l’Identité judiciaire, ces traces peuvent devenir des preuves. Ainsi Arlette Shleifer, artiste-peintre, photographe et auteur de romans dont des polars élégants, nous présente des photographies qui, si elles immortalisent des traces, nous parlent aussi d’elle-même… Les traces photographiées se sont-elles révélées d’abord à son œil holmésien ou s’affichent-elles avec une esthétique due à son œil d’artiste ? Pour moi, l’artiste écrivain ne nous montre pas des preuves mais nous offre ses rêves à partir de traces qui sont des fissures. J’y vois de la poésie, de l’esthétique et sans doute une part freudienne… Nos fissures, nos brisures et nos failles ne se font-elles pas le long d’une ligne jaune imaginaire que l’on ne franchit pas ? Il n’en reste pas moins que cette première photographie aurait pu être réalisée par un photographe de l’identité judiciaire pour apporter la preuve de la cause d’un accident de la circulation. Je m’arrête là pour éviter de me lancer dans une explication conceptuelle et devenir trop matérialiste ou trop idéaliste.

Finalement j’ai une préférence pour l’explication métaphorique, donc poétique. A chacun sa métaphore… La vôtre ne me regarde pas ! Celle d’Arlette est à déchiffrer…

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