En phrases terminales
Le polar est universel écrit Elisabeth Milleliri

Je vote Bleu Catacombes par Ugo Pandolfi

Bleu_catacombesdrgildapiersanti_edlepass_1Dire pour qui l'on vote est de saison. Donner les raisons de son choix est tendance. Ce n'est pas l'interviewe qu'elle vient d' accorder au site polar.sncf.com qui me fait voter pour  la romanciére Gilda Piersanti. C'est son polar Bleu Catacombes. Parce que son roman, une fois lu, m'a donné un plaisir rare: cette envie, presque énervante, qui vous prend de lire vite, tout de suite, un autre roman  de la même veine, de découvrir l'ensemble des saisons meurtrières de cette auteure et de regretter à l'avance qu'il n'y ait que quatre saisons dans une année. Voilà pourquoi je vote bleu avant le 10 mai pour élire le polar de ce printemps.

Commentaires

Ceccaldi

Y aurait-il une « note bleue » littéraire dans le polar ?
Le « blues » est un genre musical ; la « note bleue » (blue note) est la quatrième note de la gamme blues (quarte augmentée), qui la distingue de la gamme pentatonique
mineure. Pour un jazzy, c’est
aussi "Cette note fantôme, impossible à marquer sur une partition, est une émotion». Notre ami Ugo Pandolfi semble l’avoir ressenti à la lecture de « Bleu catacombes » au point d’en faire son polar de l’année des quatre saisons meurtrières de Gilda Piersanti.

L’auteure n’est pas un « bas-bleu ». Elle est devenue docteur en Philosophie avec une thèse sur l'esthétique de Baudelaire …

S’agit-il du bleu rose et mystique du poème « La mort des amants » ?
« …Un soir fait de rose et de bleu mystique,
Nous échangerons un éclair unique,
Comme un long sanglot, tout chargé d'adieux»

Ou bien, celui du vin des amants…
« Dans le bleu cristal du matin
Suivons le mirage lointain! »

Est-ce le bleu du ciel dans la mort du cygne?
« …Vers le ciel quelquefois, comme l'homme d'Ovide,
Vers le ciel ironique et cruellement bleu,
Sur son cou convulsif tendant sa tête avide,
Comme s'il adressait des reproches à Dieu… »

Est-ce le bleu barbare de l’Antiquité romaine ? Lorsque Rome considèrait que le bleu était la couleur des Barbares.
Parbleu ! C’est sans doute à ce bleu barbare que fait référence l’auteure de Bleu catacombe.Le bleu est aussi la couleur des vêtements des policiers en tenue et des gendarmes en France et dans d'autres pays. Après le rouge et le noir, voilà le bleu polar qui rime avec barbare.

Parcorbleu ! En bobologie, un « bleu » est une ecchymose, un épanchement de sang situé sous la peau, souvent dû à un traumatisme (choc, coup).
Palsembleu ! Le bleu , c'est aussi la couleur du bouchon des bouteilles de lait demi-écrémé (en opposition au rouge pour le lait entier).
Ventre bleu ! Avoir le sang bleu est le signe de la noblesse, pas seulement en référence à celle des yeux mais qu'une peau peu mélanisée permet de voir plus nettement le réseau des veines ;
Morbleu ! Un col bleu (de travail) est un ouvrier alors qu'un col blanc est un employé (de bureau) ;
Maugrebleu ! Être « fleur bleue » : être naïf, rêveur ou romantique ;
Tubleu ! Un écran bleu est une erreur fatale du système d'exploitation Windows.

Nous précisons que « ventre bleu, palsembleu, corbleu, maugrebleu, parcorbleu, morbleu, parbleu, sacrebleu, tubleu, vertubleu et autres jurons sont formés d'une altération volontaire de "nom de dieu", afin d'éviter un sacrilège (on le pense mais on ne le dit pas).

Dicton du jour : « les yeux bleus vont aux cieux, les yeux gris au paradis, les yeux verts en enfer, les yeux noirs au purgatoire. »

Littérature sur le bleu : « On ne le dit jamais assez. Le bleu est la couleur préférée de tout un chacun. Loin devant le vert et le rouge. Du pastel à l'indigo, du marine à l'outremer. On connaît le bleu de Vermeer ; il y a aussi celui de Philippe de Champaigne, celui des portraits-charge sous le Second Empire, des reproductions des poilus dans les tranchées de 14-18, celui des Gauloises... Quels que soient le sexe, les origines sociales, la profession ou le bagage culturel, le bleu écrase tout. Et le vêtement en est la principale manifestation, des uniformes au jean. Mais il n'en pas toujours été ainsi. Au contraire. Dans l'Antiquité, la couleur bleue est délaissée, voire méprisée. Il faudra presque attendre le roi Arthur pour voir s'imposer le bleu royal. C'est dire si le bleu revient de loin. C'est précisément cette revanche d'une couleur, amorcée au Moyen Âge, que retrace Michel Pastoureau, historien et directeur d'études à l'École pratique des hautes études. Les pratiques sociales (des symboles au lexique, des habits à la vie quotidienne), l'oeuvre des teinturiers, la palette des peintres, la naissance du bleu politique et militaire... Toute une cosmogonie douce, tantôt discrète, tantôt morale. Un ouvrage remarquable, riche en couleurs... « -- Céline Darner

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