Le cousin à travers le miroir
BD à Bastia: 14 ans d'intelligences et de bonheurs

The Ida Renerel'case (Livraison 3 -Saison 3)

Idarenereldr Idarenereldrinverse Entre les anagrammes d' Ida Renerel et les nouveaux outils de la version beta d'Europeana, les enquêteurs se prennent la tête de lectures. Les indics sont aussi  bavards que l' attachée de presse d'un narco-trafiquant en cavale. Quant à la boîte aux indices, c'est un gros sac de noeuds gordiens. Courage, lecteur !

Personne n’avait entendu parler de Ida Renerel avant sa disparition. Depuis lors, l’épicier avait vu ses ventes d’aulx augmentées notablement et, pour protéger des démons, leurs tresses étaient apparues au dessus des portes de nombreuses demeures.

L’adjudant Denticoni revenait sans cesse à la liste des pièces à convictions. Il faudrait plusieurs semaines au Laboratoire de police scientifique de Marseille pour lui fournir les résultats des diverses analyses. Il ne pouvait qu’échafauder des théories plus fumeuses les unes que les autres car alimentées par la rumeur et les croyances. La phrase tirée d’un texte saint l’intriguait…. " Le chemin , c’est moi, parce que je suis la vérité et la vie. Personne ne va au père sans passer par moi. " Le père de qui ? Le Bon Dieu ? Il s’agissait peut-être du curé du village… Personne va au père sans passer par moi ? Le criminel voulait-il imposer l’omerta jusqu’à contrôler les confessions en établissant une censure préalable : venez tout me dire et je vous dirai ce que vous pourrez confesser à votre curé sans que je vous coupe un doigt. Cela voudrait dire que tout le village le connaissait… Impossible ? En Corse, l’impossible est parfois possible et c’est le possible qui tourne trop souvent à l’impossible…

Et cette pierre associée aux deux mots Tamo ! Samo !… Il en avait parlé au Babbone. Le grand-père du village connaissait la pierre de Castirla et le pouvoir de cette calcidoine du Col d’Ominanda. En la tenant dans une main, il fallait prononcer cette incantation " Tamo ! Samo ! ", une sorte de sésame qui ouvrait la porte d’une quatrième dimension : " voir sans être vu "… Une chose était sûre, pour affronter cette enquête, il fallait savoir lire sous la pierre : notre adjudant est un malin qui sait attendre tout en réfléchissant… Il savait que un grand nombre des Corses préféraient se mettre des pierres dans la bouche plutôt que de parler… Et même si la pierre de Castirla ne les rendait pas invisibles, elle pouvait les laisse muets… Notre adjudant mit cette pierre magique dans ses mains jointes et prononça l’incantation " Tamo ! Samo "… Il attendit quelques minutes devant un miroir qui, incrédule, lui renvoyait avec insistance son image inversée et , en fond, son épouse Joséphine qui se signait de droite à gauche… Des anomalies sans mystère lorsqu’on y réfléchit… avec l’aide de la science!

Le substitut Camesson n'avait pas fermé l'oeil de la nuit. Le passage à l'heure d'été entre le 24 et le 25 mars n'y était pour rien. Paul Féval et son histoire de revenants l'avaient hanté jusqu'à l'aube. Camesson avait lu cette histoire extraordinaire, moitié bretonne, moitié parisienne, à cause du dernier rapport que lui avait transmis l'adjudant Denticoni et de l'incroyable découverte qu'il contenait. Denticoni expliquait comment son collégue Olivieri, un passioné d'informatique, avait découvert que Ida Renerel disposait d'un compte sur europeana.eu, la version expérimentale française de la Biblliothéque Numérique Européenne. Ce compte permettant d'accéder à une bibliothèque personnalisée, contenait quatre document dont le roman de Paul Féval, deux ouvrages de Gabriel Tarde sur la politique et le crime et le huitième volume des figures célèbres répertoriés par Angelo Mariani, l'inventeur du vin à la cocaïne.

Au delà du caractère eclectique de son contenu, ce qu'il y avait d'extraordinaire dans ce compte d'Ida Renerel, c'était son existence même. Ida Renerel était portée disparue depuis le début du mois de mars. Le problème, c'est que europeana.eu n'était accessible au public que depuis le 22 mars 2007, soit prés deux semaines après sa disparition.

Camesson avait besoin qu'une commission rogatoire obtienne auprès des hébergeurs de la bibliothèque numérique la date exacte de l'ouverture de son compte. La disparue de la plaine orientale devait faire partie des intiés qui avaient mis au point la version béta de la Bibliothèque Numérique. C'était la seule explication possible. Où alors Ida Renerel était une revenante !

L’adjudant Denticoni, utillisateur d’une vieille machine à écrire Japy, avait du mal à supporter l’informatique et le gendarme Olivieri. Il considérait que ce " bidouilleur " du numérique prenait un peu trop d’importance au sein de la brigade. Ce ressentiment était exacerbé lorsque ce dernier répondait à une question par le rituel "  C’est trop long à vous expliquer, je vais le faire, mo adjudant". Force était de constater qu’ Olivieri était ainsi devenu seul maître à bord devant le clavier de l’ordinateur, ayant décidé que son chef était trop primaire pour comprendre le langage binaire. Et voilà que maintenant, ce jeune gendarme, originaire de la Balagne, la jouait fine pour aller chercher sur Internet une histoire de revenante, en se basant sur une identité dont personne n’était sûr. Ida Renerel pouvait être l’anagramme d’une multitude d’identités féminines, à condition que nous ayons affaire à une femme. Pour contrer son subalterne, Denticoni s’était amusé à chercher tous les anagrammes possibles : Ida Nerrele, Léa Dreiner, Léa Derrien… Derrine Ale.. et pourquoi pas Iréne Adler ou Lina, Renée, Aline etc.. Et si l’inconnu était un homme s’appelant Adrien Léré ou René Ladrie.

De son côté , le substitut Camesson s’était souvenu qu’il avait hérité de quelques livres rares " Une histoire de revenants " , ecrite par Paul Féval, Editeur Albin Michel (Paris) monographie imprimée année 1926. Et plus moyen de fermer l’œil après la lecture qu’il venait d’en faire. La nuit, sans qu’il sache pourquoi, il s’était mis à penser à une courtisane : Ida Saint Elme dont il connaissait l’ouvrage : Souvenirs d'une courtisane de la Grande Armée ou les mémoires d'une jeune femme belge (1792-1815), texte présenté par Jacques Jourquin (éd. Tallandier, texte présenté par Jacques Jourquin) . Il alla consulté le site :

http://www.geocities.jp/rougeaud1769

où il trouva un portrait : Ida Saint-Elme (1778-1845)

Que serait l'Histoire, la "grande", avec ses héros et ses monstres, sans les "petites" histoires qui gravitent autour d'elles comme Titan autour de Saturne ? Ce sont souvent des histoires de femmes, d'ailleurs... Voici une de ces "petites" histoires, celle d'Ida Saint-Elme (1778-1845), courtisane de la Grande Armée. Comme le chevalier Eon, Ida Saint-Elme reste dans l'histoire des mœurs un exemple fameux du travestissement et de la confusion des sexes ; courtisane, amazone, espionne, parfois habillée en homme, elle maniait l'épée et tirait au pistolet. Fille de pasteur, elle fut aussi la maîtresse des grands hommes de son temps, parmi lesquels le général Moreau ou le maréchal Ney. On la jugea sévèrement pour cette liberté de vie hautement revendiquée. Ses Souvenirs firent scandale et connurent un immense succès sous la Restauration. Jamais réédités depuis lors, ils constituent un témoignage appréciable, sinon précieux.

Serait-elle celle qui se cache sous le pseudo d’Ida Renerel ? Aurait-elle connu Bonaparte, voire Napoléon ? Si oui, serait-elle venue en Corse ?… La petite histoire d’un fait divers rejoindrait-elle la grande Histoire ? L’informatique avait peut-être permis de remonter le temps au delà de son invention. Etait-il possible qu’une femme ayant vécu au 18ème siècle puisse s’inscrire à la Bibliothèque numérique européenne ? L’informatique, l’Europe, Napoléon et l’empire, une courtisane… Tout cela se bousculait dans la tête de notre Camesson qui se serait bien bu un petit verre de Vin Mariani.

Angelo Mariani ! C’était Denticoni qui avait pu lui faire part de son érudition en matière de vins corses et de sa réprobation en ce qui concernait l’usage qu’en avait fait ce Mariani, en y ajoutant de la cocaïne. Il était devenu un véritable dealer avec ses clients devenus toxicomanes dont certaines célébrités de l’époque. Olivieri avait alors ramené sa science en faisant remarquer que les Américains s’étaient servi de l’idée pour fabriquer leur Coca cola. Denticoni avait fait sournoisement remarquer que les toxicocacolisés étaient légions et même parmi les jeunes gendarmes. Content d’avoir le dernier mot puis rêveur, notre adjudant songea que , si les Corses en avaient fait autant, l’île de beauté serait l’Amérique et la tête de maure aurait envahi le monde entier. Lui, Denticoni, arborerait une étoile de Shérif et, comme John Wayne, entrerait dans le seul bar du village sur la musique de Dimitri Tiomkin inspiré par le 'degüello', Denticoni ignorait qu’il s’agissait du thème traditionnel mexicain, réutilisé dans d'autres westerns. "Deguello" signifie égorgement. Il s'agit de la chanson chantée par les Mexicains pendant le siège d'El Alamo…

Malgré le fort Chabrol de l’adjudant Denticoni (rêvant d’être le shérif John T. Chance) contre le bien fondé de la piste trouvée par Olivieri, le Substitut Camesson, après une nuit blanche, avait ouvert une information judiciaire pour qu’un Juge d’instruction puisse délivrer une commission rogatoire dont Olivieri se trouva immédiatement en charge, sous l’œil réprobateur de son chef.

Le Substitut Camesson, en dehors de son trisaïeul Ferdinand, avait un secret contemporain. Il écrivait un livre sur la criminologie et espérait obtenir le "Prix Gabriel Tarde" Depuis 1972, ce prix récompense, tous les deux ans, le meilleur travail francophone de recherche en criminologie. Il est décerné par un jury international indépendant, réuni sous l'égide de l'Association Française de Criminologie. Quant aux deux livres de Gabriel Tarde référencés dans le procès verbal du gendarme Olivieri, il ne les avait pas lus et projetait de le faire.

NOTE DE RENSEIGNEMENTS

Urgent et confidentiel.

Provenance : Ministère de la Défense – Direction générale de la Gendarmerie Nationale

Destinataire : Gendarme Olivier Olivieri sous couvert de l’Adjudant Sextius Denticoni

Adresse courriel : sextius.denticoni@gensdart.net

   Objet : réponse du Centre national de documentation opérationnelle

Pour faire suite à votre interrogation sur cinq points, nous vous faisons parvenir les éléments relevés par notre centre national de documentation opérationnelle.

1°/ Ida Saint Elmes / Bonaparte

Le 3 mai 1798, Bonaparte quitte Paris pour aller s’embarquer à Toulon. Joséphine accompagne son mari. Prosper Jullien est aussi du voyage. Il part pour l’Égypte le 19 mars 1798 et embarque avec Bonaparte sur " l’Orient ". Il est alors aide de camp de Bonaparte. Le 30 juillet 1798, il part pour Alexandrie portant des lettres adressées à l’amiral Brueys, aux généraux Kléber et Menou. Lors de cette mission, il est massacré avec son escorte par les habitants du village d’Alkam (Alquam) peu de temps après, certainement le 2 août 1798. Le 25 août, Bonaparte donnera l’ordre au général Lanusse ( no comment! Et on ne plaisante pas dans le genre : Est-il mort sur le champ de bataille d’une deuxième trou de balle ?…) de piller le village, puis de le détruire. En note des Mémoires du capitaine Gerbaud, à propos de l'assassinat de l'aide de camp, on relève :" Thomas Prosper Jullien, né en 1773 à La Pallud, lieutenant en 1792, capitaine adjoint aux adjudants généraux en 1794, aide de camp de Bonaparte en 1798. " Fidèle au souvenir, l’empereur Napoléon fit placer un buste du capitaine Jullien dans la salle des maréchaux, aux Tuileries, pendant toute la durée de l’Empire. Ce buste est actuellement exposé à Versailles, château de Trianon. Son frère, le Général, Comte d’Empire en commanda cinq copies en plâtre, dont deux furent mises dans les demeures des Jullien à Lapalud, deux à Vannes dont une à la préfecture. En Egypte, l’ancien Fort Rashid remis en état prend le nom de Fort Jullien en souvenir de l’aide de camp Thomas Prosper Jullien. C’est au cours de travaux de fortification que fut mise à jour une pierre de granit noire recouverte d’inscriptions en trois langues. C’est la fameuse " Pierre de Rosette" qui permit plus tard à Champollion de percer le secret des hiéroglyphes. Selon L'abbé Rose, curé de Lapalud, Mme Ida de St Elme, ayant retrouvé au Caire la sépulture de Prosper JULLIEN, y aurait cueilli une fleur pour la classer dans son herbier puis suspendu une branche de laurier sur la tombe du héros en témoignage d'admiration et de sympathie. " Tous les grands spécialistes du Premier Empire s’accordent pour dire que Jullien Thomas Prosper était un officier de grand talent et aurait été sans nul doute nommé Maréchal d’Empire par Napoléon s’il n’avait pas malheureusement péri lors de la campagne d’Égypte.

Ida Saint Elme, Hollandaise, courut l’Europe et les champs de bataille napoléoniens maniant l’épée et le pistolet. Elle fut la proche du général Moreau, rival de Napoléon, la tendre amie du maréchal Ney et la maîtresse d’un grand nombre d’officiers. Confidente des hommes de pouvoir, elle fut une femme de passion. Ses Souvenirs d’une courtisane de la Grande Armée témoignent d’un caractère libre et insolent.

Des voyageuses comme George Sand ou Ida Saint-Elme conçoivent leur voyage comme une libération de la femme, ce qui peut les conduire, comme dans le cas de La contemporaine en Égypte (1831), à refuser de se servir du registre de l’intimité, d’habitude réservé aux femmes, et à communiquer leurs expériences d’ordre privé à un public plus large. Plus radicalement encore, on trouve dans le récit mi-moralisateur, mi-anecdotique d’Ida Saint-Elme, qui se donne pour objectif de comparer d’un point de vue contemporain la décadence de la cour du vice-roi égyptien et de l’empire français, des passages dans lesquels la voyageuse conteste absolument l’idée qu’elle se déplacerait en tant que " femme ".

Elle est allée au Sinaï et en Haute-Égypte, où elle trouve les traces de Champollion, dont elle parle d'ailleurs sans aménité. Quant à Soliman Pacha, elle semble avoir vécu pendant des semaines, chez lui, soit au Vieux- Caire, soit sous la tente au camp de Toura, et ne tarit pas d'éloges sur son compte.. "

2°/ Recherches des ventes et vols d’œuvres littéraires et artistiques : Ida Saint Elme

Le 18 octobre 2006, une édition originale des mémoires de cette courtisane auraient été achetée aux enchères : SAINT-ELME (Ida). Mémoires d'une contemporaine, ou souvenirs d'une femme sur les principaux personnages de la République, du Consulat, de l'Empire, etc... Troisième édition. Paris, Ladvocat, 1828. 8 volumes in-8 cuir de Russie citron. Un portrait et une figure au trait. Lot estimé à 5000 euros de la BIBLIOTHEQUE DES ROIS & PRINCES DE HANOVRE, vendue DROUOT-RICHELIEU - SALLE 6. .

Le 4 mars 2007, une sculpture étaient volée et les références figuraient aux fichiers de l’Office central du trafic des œuvres d’arts soit : Sculpture : médaillon ; relief , DAVID Pierre Jean, DAVID D'ANGERS (dit) Titre IDA DE SAINT-ELME (1778-1845) Ecole France 2e quart 19e siècle.- Lieu de conservation et du vol : Angers ; musée David d'Angers.

3°/ Spécialiste de l’époque Napoléonienne et d’Ida Saint Elme : Jacques Jourquin.

Avec un cahier d'illustrations ; Ida de Saint-Elme, Souvenirs d'une courtisane de la Grande Armée, 1792-1815, édition établie et présentée par J. Jourquin, éd. Tallandier, coll. Bibliothèque napoléonienne, 2004

Après des études dans une grande école de commerce, Jacques Jourquin (né en 1935) est sollicité par les éditions Hachette pour occuper un poste à la direction commerciale des éditions Tallandier, avant de rejoindre la direction éditoriale et de diriger la revue Historia. Il y créa dans les années 70 la collection Bibliothèque napoléonienne, qu'il dirige de nouveau après une interruption de quelques années. Jacques Jourquin fut également le rédacteur en chef de la Revue du Souvenir Napoléonien de 1993 à 2006. Vice-président de l'Institut Napoléon depuis 2004, il devient en 2006 membre du jury des prix d'histoire de la Fondation Napoléon. Historien, Jacques Jourquin a publié de nombreux articles et ouvrages,

4°/ Mythologie :

Les dieux de Samothrace commandent spécialement aux vents et aux tempêtes, et sauvent les navigateurs du péril de la mer, ce qui, comme on l'a remarqué, est bien le propre de dieux dont le culte a traversé les flots pour venir s'établir dans l'île ; ils apparaissent aux marins qui les invoquent, sous la forme des flammes électriques du feu Saint-Elme. Tout ceci leur est commun avec les Tyndarides ; aussi est-ce à Samothrace, suivant une des formes de la légende , que les étoiles du feu Saint-Elme descendent pour la première fois sur la tête des Dioscures après qu'ils ont adressé leur prière aux Cabires, qui se manifestent en eux de cette façon. Aussi pour Ovide et pour Plutarque, les deux dieux de l'île deviennent purement et simplement les Tyndarides.

Nous tendons à rapporter l'origine des Cahires à l'Asie Mineure et en particulier à la religion de l'Ida. Dans la religion phrygienne le mythe de la mutilation d'Attys est celui qui correspond dans une certaine mesure au meurtre de ZAGREUS, et l'histoire du Cahire mis à mort, telle que la raconte Clément d'Alexandrie, tient à la fois de celle d'Attys et de celle de Zagreus. Il l'a si bien compris lui-même qu'il ajoute, après l'avoir narrée : " Ce n'est donc pas sans raison que quelques-uns voudraient qu'on donnât le nom d'Attys à Dionysos, après sa mutilation.

5°/ Feux de Saint Elme

Les feux de Saint Elme sont des manifestations électriques dues à un violent conflit de masses d'air de températures radicalement différentes : ils correspondent à un espèce d'halo scintillant que nous pouvons observer le long des mâts des bateaux, des ailes d'avion ou encore des clochers lorsqu'il y a de l'orage .Ce phénomène provient du personnage Saint Elme recueilli par un marin alors qu'il risquait la noyade ; pour le remercier, il dit au marin qu'il enverra une boule de feu pour le prévenir de fortes rafales de vent dans l'immédiat .

Formation des feux de Saint Elme : Au voisinage de la pointe d'objets pointus, le champ électrique augmente considérablement car la densité des charges électriques n'est pas uniformément répartie sur l'objet ; une très grande quantité d'électrons affluent vers la pointe ; mélangés avec des particules d'air, les électrons provoquent la dissipation de l'énergie contenu dans les particules : des étincelles apparaissent, les feux de Saint Elme sont nés !

La couleur des feux de Saint Elme est variable selon l'intensité des charges électriques mais surtout de la densité des charges électriques ; les couleurs les plus fréquentes sont le jaune, le bleu et le violet .

Conséquences : Lors de l'apparition des feux de Saint Elme, il y a grand danger : en effet, de nombreuses charges électriques sont présentes et le champ électrique au maximum de son intensité ; du coup, la différence de potentiels augmente entre le nuage et l'objet : le coup de foudre est alors imminent !

Il ne serait trop conseillé de ne pas toucher aux feux de Saint Elme ( comme son nom l'indique, vous risquez de vous cramer les doigts :); Or ce phénomène est assez mobile ; il peut même rentrer dans les maisons et semer la panique ; ce phénomène va même jusqu'à susciter des phobies, des fausses croyances, bref de tout et n'importe quoi .

© Cepa Miveco et Mico Vepace - Corsicapolar - Mars 2007 (Version 3.3 chronologique  et intégralement correcte à ce jour) La livraison est assurée chaque fois que de besoin afin de faciliter la lecture des commentaires plus ou moins délirants qui traduisent le caractère fantasque de leur auteur. La fidélité des livraisons par rapport aux originaux mis en ligne en temps réel est scrupuleusement contrôlée. Toutes réclamations concernant ces livraisons doivent être adressées au secrétariat de la rédaction du blog Corsicapolar. Celui-ci n'assure cependant aucun SAV, ni dépannage en cas  d'incompréhension ou de confusion du lecteur. Les scripteurs de la saison tiennent à remercier tous ceux qui ont eu le courage et la patience de les lire jusqu'ici.

Commentaires

Ceccaldi

Comme tous les matins, l’adjudant Denticoni lisait l’unique édition du seul quotidien corse. Ses années de service lui avaient appris à se tenir au courant des événements de façon à pouvoir juger de l’opportunité des actions policières à mener. En Corse, comme ailleurs, le contexte local revêtait une grande importance et un commandant de gendarmerie se devait de tout savoir sur l’actualité insulaire. En outre, les faits divers lui permettaient d’être informé des actes criminels dans le cas où quelque chose se produisait en lien avec une enquête en cours sur son ressort de compétence.
Il préférait la présentation journalistique des informations plutôt que les notes diffusées par les autres services. D’abord l’important était ce qui apparaissait dans les médias et par la suite, il pouvait compléter en recherchant dans la documentation administrative.

Consciencieusement, il tenait un journal des faits marquants en synthétisant les articles de presse qu’il rangeait dans un classeur.
Tout naturellement, il s’arrêta sur l’assassinat de Jean-Victor Moro… Il était en train de lire les quelques indiscrétions médiatisées et notamment la présence d’un étrange médaillon sur la victime, lorsque son adjoint " double zéro " troubla le silence de la gendarmerie par des exclamations incompréhensibles :

- Le professeur Kazeoza a trouvé la machine à fabriquer la merde !… Nous tenons une piste pour le scellé n° six…
- Olivieri ! Tu n’aurais pas fini la bouteille d’eau de vie en cachette ?
- Non, Chef ! Je suis sobre et sérieux…
- Qui est le Professeur Kazeoza ?
- Un éminent spécialiste des plagiats qui tient un site où il dénonce une imposture littéraire…
- Est-ce qu’il dénonce le polar " Ida Renerel ‘s case " du site Corsicapolar ?
- Non, Chef !
- Alors, j’ai trouvé : il s’agit sûrement du prix Goncourt de cette année ?
- Non, chef ! Le titre est " Le voyage d’agrément de Jean-Luc Cheval ".
- Si je comprends bien, le Professeur Kazeoza prétend que la merde d’artiste est celle d’un cheval appelé Jean-Luc… Doit-on voir derrière ce prénom un anagramme que je refuse d’évoquer ?
- Non, chef ! Le professeur Kazeoza a découvert " par qui et où " une fausse merde est fabriquée…
- Une fausse merde d’artiste ?
- Oui, chef ! On n’arrête pas le progrès : une fausse merde fabriquée par une machine...
- Elle est fabriquée en Corse ?
- Non chef ! En Corse on ne fabrique pas de fausse merde, pour éviter de se retrouver dedans… et puis, avec tous les élevages, on a du bio… Il suffit de choisir : chèvre, brebis, âne…
- Sumeru ! L’âne, c’est toi ! Alors, où se trouve cette machine ?
- En Belgique ! Je vous lis ce qu’à écrit le Professeur Kazeoza : " Fabriquer et vendre de la merde au XXIème siècle, c'est le projet Cloaca de Wim Delvoye qui fait le tour du monde, www.cloaca.be bientôt une valeur boursière ? Parce que "Tout est économie" Wim Delvoye ne tourne pas autour du pot dans un article paru dans Le Monde du 26.08.05. Le cours de la merde est au plus haut. Il pourrait battre des records… " Chef ! Vous avez relevé l’adresse du site : http://www.cloaca.be/ … J’y suis allé voir et la machine existe bien…
- Wim Delvoye ? Tu l’as passé aux fichiers ?…
- Oui, chef ! Il n’est pas recherché mais il est connu… Je vous lis sa fiche : Tatoueur de cochons, inventeur d'une machine à déjections, post-dadaïste baroque… Wim Delvoye est un artiste plasticien belge né à Wervik (Flandre Occidentale) en 1965. Artiste à l'humour ravageur, qui s'est fait mondialement connaître pour son installation Cloaca (2000), dite machine à caca : avec l'apparent sérieux d'un laboratoire scientifique, la machine de Delvoye reproduit le processus de la digestion : on entre des aliments et, en bout de chaîne, sortent des excréments. L'absurdité apparente d'une telle machine cache un travail extrêmement rigoureux : Cloaca fonctionne véritablement et on peut comparer Delvoye à un Léonard de Vinci contemporain parce que il fait la liaison entre la science et l'art.
- Tu penses qu’il voudrait faire de la Corse la plaque tournante d’un trafic de fausse merde d’artiste?
- Non, chef ! L’odeur le trahirait ! Mais il y a autre chose d’intéressant : un sacrilège qui pourrait toucher la charcuterie corse… Le suspect élève des cochons en liberté dans une ferme qu'il a acquise en Chine, où il tatoue les bêtes. Arrivé au terme de son âge, l'animal est sacrifié, sa viande offerte aux paysans locaux, son cuir à la voracité des collectionneurs : sur les cinq bestiaux présentés dans une galerie, deux étaient déjà vendus trois jours avant le vernissage. Et comme tout est bon dans le cochon, des vidéos permettent de saisir le processus dans son ensemble.
- Aucun de nos cochons sauvages ne se laissera attraper vivant, tatouer et filmer.
- Vous pensez qu’il faut faire un rapport sur cette nouvelle piste ?
- Si tu continues à te foutre de ma gueule, je vais te traiter comme les cochons chinois de ton suspect… Allez ! Porcellu ( porc) ! Prends avec toi notre stagiaire Puchjuculellu ( Porcelet) et allez faire une patrouille pendant que je travaille…

Enfin débarrassé de son espiègle subalterne, l’adjudant se replongea dans la presse. Il termina de rédiger sa note sur l’assassinat de Jean-Victor Moro et y ajouta : se mettre en rapport avec l’enquêteur pour en savoir plus.

Comme l’évocation du cochon avait aiguisé sa faim, il se coupa des tranches de lonzu qui, entre deux belles tranches de pain, lui firent un encas convenable pour s’enfiler quelques gorgées d’un AOC Patrimonio : un rouge…

Vin rouge... croix, planète, tapis rouges... La Butte rouge... Julie la Rousse, le Petit Chaperon rouge... et bien d'autres mots et expressions… ainsi que toutes les nuances : Amarant(h)e, andrinople, carmin, garance, pourpre, rubis, sang... rouge pompéien... rouge Carpaccio, Titien... rouge Ferrari, opéra, pompier... érubescent, roux, rubicond… rouges récents ou très anciens, vestiges de la longue histoire du rouge et témoignages de l'intérêt porté à cette couleur dès l'aube de l'humanité.

Denticoni était donc plongé dans le rouge mais heureusement pas encore noir, couleur « qui nous aurait renvoyé moins à la partie sombre de l'individu qu'à la catalepsie de l’enquêteur, quand il s'abandonne à la fête »…

ceccaldi

Jean-Victor Moro, surnommé « Le Russe », marche sur les quais. Il pleut. On n'entend que le bruit de ses pas. … Il est grand, cheveux rasés. Son treillis lui donne une allure militaire.
Sur le Terminal du Port de Bastia, la nuit est noire comme l’intérieur d’une tombe fermée par le couvercle de gros nuages ténébreux, derrière lesquels la pleine lune ne veut rien voir de ce qui se trame sur terre. Une pluie fine, pluie sans fin, fait ruisseler des larmes sur les vitres d’un camion immobile dont l’essuie – glace chasse l’eau qui lessive le pare brise. L’homme se dirige vers le 15 Tonnes. Les fers de ses rangers résonnent maintenant au rythme accéléré de ses pas. L’habitacle du poids lourd est plongé dans l’obscurité, lorsqu’il s’en approche.
Soudain, la portière s’entrouvre, libérant une pâle lumière sur deux yeux cruels au-dessus du petit rond noir du canon d’un gros calibre. L’étonnement le stoppe et lui fait faire un écart. La première balle déchire son biceps et la seconde transperce son cou, coupant net sa carotide. Le choc et la douleur provoquent sa lourde chute sur l’asphalte détrempée. Coups de feu, son sang , fluide rouge de vie lui échappe et le laisse vide dans le noir A ses pas lourds arrêtés, succèdent les clapotis d’un déplacement rapide. Le troisième projectile, tiré à bout touchant, réduit en bouillie l’intérieur de son crâne. Son corps contorsionné par la violence des impacts laisse échapper la traînée rouge sombre vers une flaque d’eau alimentée par le ciel en pleur.
Dans le silence retrouvé, une portière claque, un moteur ronronne et une Renault 4L gris métallisé , sortie de derrière le camion, s’enfonce dans l’obscurité.

Le lieutenant Martin Montalier obtint sa mutation pour Bastia dans l’espoir d’une promotion plus rapide au grade de capitaine de police. Sa taille moyenne ne compensait pas son embonpoint au dessus de la moyenne. Ses rondeurs et ses joues roses lui donnaient un air toujours juvénile. Né à Marseille, il en avait gardé, avec l’accent, quelques formules familières dont le « Quésaco ? » qui signifie « Qu’est-ce que c’est ? ». Aussi, tous ses collègues l’appelaient Quésaco. A son arrivée, il avait considéré les Corses comme des indigènes dangereux. Méditerranéen lui-même, il avait fini par les apprécier et se trouver avec eux des affinités. Et puis, il était allé plus loin, en imaginant (sans que le syndrome de Stockholm y soit pour quelque chose) que, avec les 150.000 Corses recensés dans la ville phocéenne, il pouvait avoir dans sa généalogie une parenté lointaine dans l’île,. Le week-end arrivant, il s’était organisé une partie de pèche avec ses nouveaux amis insulaires. Le vendredi soir, il était en train de préparer les lignes pour le lendemain, lorsque son portable vibra dans sa poche droite. Cet appel lui rappela qu’il était de permanence.

- Quésaco?
- Martin ! On a un cadavre sur les bras..
- Où je vais, patron ? questionna Quésaco.
- Sur les quais, dans l’enceinte du port, au Terminal…
- Terminal ! Un bon titre de polar pour une fin brutale de vie, non ?
- Ce qui m’intéresse, c’est la résolution de l’homicide. Vous me tenez au courant !
- Vous prenez votre petit déjeuner à quelle heure ?…

L’heureux chef , derechef, se recoucha. Arrivé à bon port, son lieutenant, dépêché, se dirigea vers les éclairs des gyrophares dans l’obscurité brumeuse. La tête d’un portique, quadrupède monté comme un mécano sur un corps bleu, dominait les masses sombres des navires. A ses pieds, au milieu de la pantomime des ombres, le mort restait zen, figé dans une immobilité de pierre. Sa contorsion pouvait inspirer un sculpteur contemporain : une œuvre intitulée « défi inventif à la gymnastique ».
Mais l’heure n’était pas à l’art conceptuel. Le premier souci de la Justice serait de chercher le passé tragique de la victime dans ses viscères. Le médecin légiste officierait comme un grand prêtre, toujours pressé d’en découdre (moins de recoudre) avec un cadavre. Les augures, sous le bistouri, révéleraient que la mort était évidemment due à la balle tirée à bout touchant dans le crâne, mais que les deux autres auraient été tout aussi mortelles. Les seuls indices étaient un bout de cigare Ninas trouvé dans le cendrier du camion signalé volé et, sur la victime, un médaillon représentant une femme étrangement belle, coiffée et habillée comme les nobles dames que le policier avait vues sur des tableaux de l’époque napoléonienne dans un musée d’Ajaccio.

N’en doutons pas, Quésaco s’acharnera à tout savoir sur cet assassinat. Pour les statistiques, cet homicide de plus ne serait pas négligeable dans la mesure où son élucidation ferait évoluer favorablement le taux de réussite. Toutefois et dans le fond, pour lui, lorsqu’il aura trouvé le meurtrier, rien ne se sera passé de réellement fondamental.
Mentalement, la vie restera un mystère et la mort une injustice. Bien sûr, sur le fond, il pouvait chercher des réponses à l’énigme de l’homme auprès de grands philosophes. Hélas ! La philosophie, si elle le fait douter de la nature humaine, ne ferait que le renvoyer à lui-même et, « parce qu'elle explique tout ce qui se passe dans ce bas – monde, elle répond à tout et elle répond à rien »., pensait-il dans sa lassitude.

Pendant que l’as las de la police urbaine philosophait sur la philosophie sans en toucher le fond, notre gendarme champêtre s’empêtrait, n’arrivant pas à faire surface dans son enquête qui s’enlisait. Ainsi, Denticoni n’avait pas avancé d’un pouce dans la résolution de l’énigme que posait le doigt coupé et devenait dyslexique à force d’inventer des anagrammes avec l’identité d’Ida Renerel.

En Corse, ces deux limiers, chacun d’un corps d’Etat différents, ne se connaissaient pas encore, en l’état de leurs investigations.

Ceccaldi

Denticoni était en train de remplir les statistiques de la brigade en se triturant les méninges car les mathématiques n’étaient son sport favori… Comme beaucoup, il préférait le football. C’est le moment que choisit Olivieri, pour venir lui casser les c... les pieds.

- Chef ! Vous qui êtes capable de produire les anagrammes par kilos, vous connaissez la dernière ?
- Je t’écoute , double zéro !… répondit le gradé. En affublant son subalterne de ce sobriquet peu flatteur sans le 7, notre adjudant, au risque de se tromper dans ses additions, faisait ironiquement allusion aux initiales " O.O " d’Olivier Olivieri …
- Eh bien ! La dernière , c’est " la dernière " !
- Une lapalissade, c’est tout ce que tu as trouvé pour me déranger dans mon travail de chef ?
- La dernière ? Ida Renerel ?… Vous pigez ?
- Quoi, la dernière ? Ta dernière connerie ?
- Chef ! La dernière est l’anagramme d’Ida Renerel…
- Ah ! celle-là alors… C’est bien la dernière !
- Je vous l’ai dit, Chef !
- Et ce serait la dernière quoi, d’après toi?
- L’invité de la dernière heure, peut-être.
- Ou alors, la dernière heure du condamné.
- Ou la dernière cigarette…
- La dernière chance, la dernière séance…
- A Bastia, j’ai vu un film dont le titre était " La dernière corvée "
- J’espère que ce ne sera pas notre dernière mission.
- Il y a un autre film que je n’ai pas vu et que notre curé déconseille aux paroissiens, c’est la dernière tentation du Christ..
- La dernière fois…
- Elle est bonne celle-là… Le curé et la dernière fois. Vous êtes en forme, chef !
- Bon ! Retourne à ton ordinateur . Je dois donner la dernière main aux statistiques…
- La dernière main avec un doigt en moins… - Basta !

Olivieri préféra ne pas insister . Denticoni put continuer le comptage des contraventions, des accidents de la route… et, lorsqu’il arriva à la rubrique " homicides ", il marqua un temps d’arrêt… L’affaire Ida Renerel avait été qualifiée par Camesson d’enlèvement , séquestration et acte de barbarie… Pour le moment, le seul assassinat enregistré était celui d’une vache, victime d’un différent de voisinage. Une vache n’est pas humaine et donc ne rentrait pas dans la qualification " Homicide ", alors qu’il y avait bien eu assassinat par arme à feu avec préméditation et, même peut-être " pis " , un traîtrise dans le genre guet-apens . Notre adjudant questionna Olivieri sur ce point…

- Olivieri ! La vache assassinée, tu la placerais où dans les statistiques ?
- Cela dépend si c’est un gendarme ou un adjudant...

Nos deux représentants de la maréchaussée durent revenir à un peu plus de sérieux car un citoyen venait d’entrer. Il s’agissait de Maschitttaghjolu ( Joues avinées), qui se dirigea droit sur l’adjudant. Sa trajectoire rectiligne indiquait qu’il n’avait pas encore abusé du blanc de Roglianu… Son élocution était claire mais sa vitesse trahissait simplement son émotion, perceptible aussi par un léger essoufflement qui l’empêchait de finir tous ses mots… Il venait se dénoncer pour le meurtre, par erreur, de sa propre vache qu’il n’avait pas reconnue, pensant qu’il s’agissait d’une voleuse venue pâturer sur ses terres. Il avait justifié son geste par ces mots:
«... Vous savez adjudant, celles de Cattucciu seccu ( pot de chambre sec = constipé), elles volent mon herbe et me laissent « a caga »… Bien que « caga » désigne la même matière que le scellé N° 6 , cette mort d’une vache ne faisait pas avancer l’enquête, qui paraissait s’enliser…

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