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Un clin d'oeil d'en Chine par Arlette Shleifer

Dsc07742_as_chineUne petite fanfare en préparation pour les JO en Chine. Dans la joie...interroge Arlette Shleifer au dos de son courriel souvenir. Les prochains clins d'œil de l'auteure  de Molto chic et Le bar rouge nous conduirons vers les petits métiers qui se cramponnent sur les trottoirs de Shangaï. A suivre...  

Balais de Shanghaï par Arlette Shleifer (2.8)

Balayage Balais vulgaires

Balais commères

Balais sorcières

Balais naguère

Balais pervers

Balais parterre

Balais d'enfer

Balaisdrarlettes_2 Les balais, petits personnages qui virevoltent le long des venelles, des ruelles, épuisés de gommer à l'infini les traces de vie, de les pousser dans le caniveau sans espoir de voir leur labeur un jour achevé.

Ils estompent en dansant, sur le bas du pavé, taches et déchets humains.

Balais2drarlettes Balais Taxi, appuyés sur le mur, neufs et clairs ils attendent qu'on les prenne, qu'on les essore avant d'être rejeté après usage.

Ils sont deux, parfois trois, serrés, appuyés l'un contre l'autre sur le tronc d'un arbre toujours prêts à servir, à sourire.

Balais3drarlettes_2 Témoins des saisons qui passent, leurs poils devenus gris et sales, on les remplace par des lanières de couleurs moins dociles aux mouvements las du balayeur chinois.

Ils colportent la chanson de Shanghai de rue en rue, de porte en porte.

L'intégralité de la chronique d'Arlette Shleifer

Balais de Shanghaï par Arlette Shleifer (2.7)

La_pieta

Ils colportent la chanson de Shanghaï de rue en rue, de porte en porte.

L'intégralité de la chronique d'Arlette Shleifer

Balais de Shanghaï par Arlette Shleifer (2.6)

Balais_de_fille

Témoins des saisons qui passent, leurs poils devenus gris et sales, on les remplace par des lanières de couleurs moins dociles aux mouvements las du balayeur chinois.


L'intégralité de la chronique d'Arlette Shleifer

Balais de Shanghaï par Arlette Shleifer (2.5)

Balais3drarlettes Ils sont deux, parfois trois, serrés, appuyés l'un contre l'autre sur le tronc d'un arbre toujours prêts à servir, à sourire.

L'intégralité de la chronique d'Arlette Shleifer

Balais de Shanghaï par Arlette Shleifer (2.4)

Balais_compliquIls estompent en dansant, sur le bas du pavé, taches et déchets humains.

Balais Taxi, appuyés sur le mur, neufs et clairs ils attendent qu'on les prenne, qu'on les essore avant d'être rejeté après usage.

L'intégralité de la chronique d'Arlette Shleifer

Balais de Shanghaï par Arlette Shleifer (2.3)

 

Balai_srieuxLes balais, petits personnages qui virevoltent le long des venelles, des ruelles, épuisés de gommer à l'infini les traces de vie, de les pousser dans le caniveau sans espoir de voir leur labeur un jour achevé.

L'intégralité de la chronique d'Arlette Shleifer

Balais de Shanghaï par Arlette Shleifer (2.2)

Balai_de_nuit

Balais naguère

Balais pervers

Balais parterre

Balais d'enfer

L'intégralité de la chronique d'Arlette Shleifer

Balais de Shanghaï par Arlette Shleifer (2.1)

Balades_032

Balais vulgaires

Balais commères

Balais sorcières


L'intégralité de la chronique d'Arlette Shleifer

Au puzzle, il manquait des pièces par Arlette Shleifer

Lenvol A travers le monde, j’ai photographié des traces de roues sur les routes qui ne menaient nulle part.
Parfois ce que je prenais pour des marques de pneus étaient en fait des fissures, des brisures, des failles et je ne le voyais pas.
Ensuite j’ai capturé des passages, usés, suggérés où un simple indice indiquait la direction.
Je ne savais pas pourquoi ni où j’allais dans ces recherches à Séoul, à Shanghaï, à Taipei, à Kyoto, à New York, à Paris, en Bourgogne, puis en Corse. Geste anodin, Pas vagabond ?
Quelques mots, une rencontre en une seule étincelle ont donné un sens à ce travail qui s’était « infiltré » dans mon œil.
Au puzzle, il manquait des pièces…

Capture par Arlette Shleifer (1.0)

Dsc01258 Il y a d’abord un silence puis un écho au silence qui fait trop de bruit.
Un regard vide.
Une bouche qui s’ouvre : aucun son ne sort.
Une main sur les lèvres qui retient un souffle.
Un soupir s’échappe, il s’élève et de nouveau le silence, en bas.
Loin dans les nuages, le soupir avance, s’envole, passe et repasse retenant son souffle, le pire.
Une image, deux images sur le sol, entre les pierres, sur le béton : une trace apparaît.
Traces de rien,
traces de tout.
Traces des ancêtres disparus.

Subrepticement la trace se transforme en fissure, en fêlure mais de qui donc, de quoi  ? A quoi pense-t-on ? A rien d’abord.

Mais sur la route … :
traces de roue,
trace de retenue, d’ancêtres disparus ….
Trace d’un arrêt brutal : arrêt sur image ?

Quelles images ?
Celles de l’impossible horreur ? Non.
Celles de l’ univers onirique d’une petite fille au bord d’un ruisseau, au milieu des bouleaux qui tressait des couronnes de fleurs ? Non.
Celles d’un brouillard glacé dans un hiver interminable qui se prolonge une vie durant ? Non.

La vie traîne ses pieds ; les marques sur le chemin se glissent dans un coin de l’ âme, fissurent ce qu’on croyait avoir déposé et drapé dans un respect infini. Le soupir revient, virevolte et se pose à son tour, sur la peau d’un cœur qui frappe de plus en plus fort comme une main qui secoue la porte au petit matin.

Résonance, caisse de résonance…Hurlement.

La trace se transforme en passage vers un coin de terre où enfin ils reposent.

L'intégralité de la chronique d'Arlette Shleifer

Capture par Arlette Shleifer (1.8)

Passage_piton_soul2 Résonance, caisse de résonance…Hurlement.
La trace se transforme en passage vers un coin de terre où enfin ils reposent.


L'intégralité de la chronique d'Arlette Shleifer

Capture par Arlette Shleifer (1.7)

Dsc01263 La vie traîne ses pieds ; les marques sur le chemin se glissent dans un coin de l’ âme, fissurent ce qu’on croyait avoir déposé et drapé dans un respect infini. Le soupir revient, virevolte et se pose à son tour, sur la peau d’un cœur qui frappe de plus en plus fort comme une main qui secoue la porte au petit matin.

L'intégralité de la chronique d'Arlette Shleifer

Capture par Arlette Shleifer (1.6)

Dsc01259 Quelles images ?
Celles de l’impossible horreur ? Non.
Celles de l’ univers onirique d’une petite fille au bord d’un ruisseau, au milieu des bouleaux qui tressait des couronnes de fleurs ? Non.
Celles d’un brouillard glacé dans un hiver interminable qui se prolonge une vie durant ? Non.

L'intégralité de la chronique d'Arlette Shleifer

Capture par Arlette Shleifer (1.5)

Dsc01261 Mais sur la route … :
traces de roue,
trace de retenue, d’ancêtres disparus ….
Trace d’un arrêt brutal : arrêt sur image ?

L'intégralité de la chronique d'Arlette Shleifer

Capture par Arlette Shleifer (1.4)

Balades_017 Traces de rien,
traces de tout.
Traces des ancêtres disparus.
Subrepticement la trace se transforme en fissure, en fêlure mais de qui donc, de quoi  ? A quoi pense-t-on ? A rien d’abord.

L'intégralité de la chronique d'Arlette Shleifer

Capture par Arlette Shleifer (1.3)

Balades_014 Un soupir s’échappe, il s’élève et de nouveau le silence, en bas.
Loin dans les nuages, le soupir avance, s’envole, passe et repasse retenant son souffle, le pire.
Une image, deux images sur le sol, entre les pierres, sur le béton : une trace apparaît.

L'intégralité de la chronique d'Arlette Shleifer

Capture par Arlette Shleifer (1.2)

Balades_012 Il y a d’abord un silence puis un écho au silence qui fait trop de bruit.
Un regard vide.
Une bouche qui s’ouvre : aucun son ne sort.
Une main sur les lèvres qui retient un souffle.

 
A suivre...à la trace !

Capture par Arlette Shleifer (1.1)

Balades_010 Il y a d’abord un silence puis un écho au silence qui fait trop de bruit.
Un regard vide. Une bouche qui s’ouvre :
aucun son ne sort.

A suivre...à la trace !

Au puzzle, il manquait des piéces par Arlette Shleifer

Dsc01262 A travers le monde, j’ai photographié des traces de roues sur les routes qui ne menaient nulle part.
Parfois ce que je prenais pour des marques de pneus étaient en fait des fissures, des brisures, des failles et je ne le voyais pas.
Ensuite j’ai capturé des passages, usés, suggérés où un simple indice indiquait la direction.
Je ne savais pas pourquoi ni où j’allais dans ces recherches à Séoul, à Shanghaï, à Taipei, à Kyoto, à New York, à Paris, en Bourgogne, puis en Corse. Geste anodin, Pas vagabond ?
Quelques mots, une rencontre en une seule étincelle ont donné un sens à ce travail qui s’était « infiltré » dans mon œil.
Au puzzle, il manquait des pièces…

Désormais, Arlette Shleifer livre réguliérement  trace, figure et passage . Merci Arlette pour cette inédite et originale rubrique de Corsicapolar. A suivre...à la trace !

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