S’agissant du film Un Prophète de Jacques Audiard, j’aurais presque envie de dire : ce
dont on ne parle pas, n’existe pas. Il y a deux ou trois semaines, j’avais
commencé à écrire quelques lignes sur le thème « ce que je vois chez
l’autre, c’est surtout ce que je ne veux pas reconnaître chez moi ». Parce
qu’enfin, depuis plus de vingt ans que je travaille sur le continent, je ne me
souviens pas avoir connu un tel déchaînement médiatique. Quand on vous prend le
pied, et qu’on vous le met au milieu de la figure, histoire que personne ne puisse
rater la verrue plantaire qui y prospère, en hurlant « Horreur ! Regardez !
Fuyez ! Son corps entier en est couvert ! », je n’appelle pas ça
une caricature, j’appelle cela une déformation de la réalité.
Puisqu’il parait que 8 lecteurs de polars sur 10 sont en
réalité des lectrices,
Puisque les chroniqueurs de Corsicapolar sont vraiment des
chroniqueurs à une écrasante majorité,
Puisque que la liste des misères du monde ne cesse de
s’allonger, mettant à rude épreuve notre résistance aux chocs et parce que
l’humour et la distance nourrissent notre capacité de résilience,
Je vous propose un match futile et léger : celui
d’Angélique Marquise des Anges contre Sissi, Impératrice d’Autriche.
La dernière rubrique de Michel
Moretti, le dernier commentaire de
Jean-Paul, m’ont donné une idée folle. Ce sont celles que je préfère. Connaissez-vous Grégoire
et son dernier tube « Toi + Moi » ?
Si je n’ai pas suivi « l’incident des sifflements » (la
langue de bois est très facilement assimilable), j’ai suivi vos échanges avec
plaisir et intérêt.
Des images ont ressurgi de ma mémoire. Pas celles de la coupe du
monde, non, mais celles tristement célèbres du stade du Heysel.
Ce que je vois dans ces tribunes, moi, c’est une foule.
Il y a un jour ou deux, le journal télévisé de 20 heures (sur la deux, je précise mais y a-t-il encore une différence ?) ouvrait une brève parenthèse pour informer ses braves téléspectateurs (dont je faisais partie, bon je me suis assez battu la coulpe) que les auteurs d’une agression raciste à Ajaccio venait d’être interpellés. Je rassure tout le monde, il ne s’agit pas d’Elisabeth qui a rabattu son bob à un touriste tapageur et borné en lui priant d’épeler le mot intelligence avec sa tong dans la bouche.
Je m’appelle Eléna. Mon histoire est d’une banalité
affligeante. J’ai accepté un livre. Je ne l’ai pas acheté dans une librairie,
non. C’est un vendeur à la sauvette qui me l’a fourgué. Je sais maintenant que
j’aurai du refuser, lutter, repousser définitivement l’offrande. Mais j’ai été
faible. J’ai succombé.
Effet Benoît XVI ou influence du numéro d'aout-septembre du magazine Sciences humaines ? Vous n'y êtes pas du tout. Elena Piacentini a tout simplement décidé de soumettre l'actualité insulaire à une bonne vieille grille morale.
Oui, je sais à première vue le
lien n’est pas évident mais ne faisons pas l’impasse sur les préliminaires…En lisant un article sur Edvige
(encore une calamité qui porte un nom de femme !), plusieurs idées m’ont
traversée avec fulgurance.
L'insignifiance ? Quand Elisabeth Milleliri et Eléna Piacentini en parlent, les chiami è rispondi vont du particulier à l'universel. Comme un regard qui s'étend d'un petit champ ceint de murs de pierres à la terre toute entière. Etat des lieux...Etat critique...
Il y a une quinzaine d’années, ma grand-mère (mémé Angèle
pour ceux qui auraient lu les aventures du commandant Leoni en terre nordiste)
était venue passer quelques semaines à Lille. Née en 1918 à Bastia, cette femme
remarquable, dotée d’un solide bon sens a toujours été avide de connaissances
et d’horizons neufs.
Ugo Pandolfi: Du texte clos à la menace infinie Le deuxième roman policier de l'auteur de La Vendetta de Sherlock Holmes n'est plus disponible en impression à la demande depuis le 20 novembre 2009. Du texte clos à la menace infinie, retenu en 2008 dans les crimes de l'année par la Bibliothèque des Littératures Policières, doit paraître en 2010 dans la collection Nera des éditions Albiana.
Les commentaires récents