Ca fait bien une demi-douzaine de chroniques avortées. Quand tu lis rien, ô rare lecteur adoré, c'est que je souffre. Là je suis en péril, tout fissuré, tutto rovinato.
Je pensais avoir atteint le fin fond de la désespéritude avec le karachi dans la colle, le à demain les pédophiles, le copé feuilletant ostensiblement ses dossier sous le nez du fillon, le suif suintant du bertrand renommé, le juppé gobant son otan réintégré, le lefèvre relooké, le villepin venimeux, la mare visqueuse de limaces centristes, la chute monétaire de la guiness, la balance des potins dits diplomatiques, les bombes nordcoréennes sur l'île voisine, ladygaga et justinbieber... l'arrivée de la neige et du verglas. Bref cette grosse déprime qui commence avec la fin du soleil. J'en arrivais à être presque triste pour estrosi.
Sinon, ça fume, les nasaux dilatés, ça piaffe dans le box. A la corde, mélanchon mélanche tout. A la pelouse, valse et montebourin suffoquent tandis que fabius visse son silencieux. A la rivière, dominique et martine sont sur un bateau...
Et PAF ! l'infernale ségolène débarque, armée du sourire diabolique de l'illuminée et nous balance illico sa purée de et patati et patata. La ségo m'a achever !
Quand en finira-t-on avec cette tragique course de dingues ? L'élection présidentielle confisque la vie politique, obsession ultime pour le pouvoir suprême. On a même réussi à refiler ce choléra à haïti et à la côte d'ivoire. Farce populiste, pseudo-démocratique.
Suis las de cette volière de primates grotesques. De ce système pervers. Quatre ans putain !



Heureusement qu'il y en a encore, comme Michel Moretti, pour faire des photos de la clique de Sarko, encore en argentique (comme Maddalena Rodriguez-Antoniotti) et à conserver les négatifs et leurs subtilités...
Evidemment, les esprits chagrins -dont peut-être des trentenaires ou des quadras - diront que, décidément, corsicapolar.eu est un ramassis de vieilles connes et de vieux cons... peut-être... Et qu'ils ne se soucient que de leur gros toutou et de leur gros matou et que basta!
D'accord et alors? Et, en 2012, ça fera quoi, au final?
Pour en revenir au polar, personnellement, je viens de finir la lecture de "Un homme inquiet" de Henning Mankell. Pas méditérranéen du tout puisque Suédois (même si les protagonistes de l'histoire vont parfois - ou souvent- en Crète ou sur la Côte d'Azur en vacances). J'ai toujours apprécié les bouquins de Mankell. Là encore, c'est très bien ficelé et documenté, et c'est un euphémisme. Sauf que, là, son commissaire Kurt Wallender, 60 ans, va finir Alzheimer et son ex-compagne mourra d'un cancer...
Ca m'a sciée! Pas vraiment gai en plein mois de novembre (miz du, le mois noir en breton; c'est aussi le nom de mon chat qui est tout noir). Pas vraiment mon truc! Je ne comprends cette complaisance pour la maladie et la mort, à notre époque. Putain, ce n'est pas inéluctable quand même? (La preuve Michel Serres et bien d'autres...).
On dirait que la politique c'est un peu pareil. Il y aurait une sorte de malédiction? C'est vrai que le cinéma du PS ne rassure pas du tout. Michel Moretti le dit bien mieux que moi avec ses caricatures très justes.
Je trouve que ce blog est très bien dans la mesure où, normalement -du moins je crois - il permet à chacun de s'exprimer (de réagir) que ce soit à propos d'un bouquin, d'une expo ou bien d'une lame de fond lorqu'elle provient de Michel Moretti par exemple (ou de Ugo, J.C.P., lorsqu'il pousse une gueulante). Les lames de fond, c'est nécessaire à mon humble avis.
Rédigé par : jocelyne normand | 02 décembre 2010 à 19:28
Merci Michel ! Une mal chronique est ça repart. On se sent moins seul. Allez, promis, on s'accroche jusqu'en 2012. Le nom de domaine corsicapolar.eu est déposé jusqu'en 2013...
Rédigé par : Ugo et les Rovinati | 01 décembre 2010 à 11:18