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Voici les sites qui parlent de Débat sur la violence en Corse :

Commentaires

jocelyne normand

Donc moi, je signe de mon nom: jocelyne normand. Et je donne mon adresse mail valide.
Je signe comme j'ai toujours signé mes articles en Corse, alors que mon PDG de l'époque m'avait demandé de prendre un pseudonyme (j'ai refusé en disant que je savais que les Corses n'aiment pas "qu'on achète un "i").
Donc, je n'ai pas acheté un "i" et j'ai assumé, au risque de devoir écarter le téléphone de mon oreille à la suite d'un fait-divers (sanglant, forcément) que j'avais traité. Je risquais la surdité tellement mon correspondant hurlait.

Donc, après avoir travaillé, en Corse (aussi bien à Bonifacio qu'à Ghisonaccia ou Bastia), en tant que journaliste, plus particulièrement spécialisée dans les faits divers et la justice, à une époque des plus chaudes, de 1989 à 1999, que puis-je dire de la violence en Corse, Moi, qui, chaque année, immuablement, interrogeai, le procureur général près la cour d'appel de Bastia (j'en ai connu plusieurs) ou le procureur de la République... C'était la même litanie sur le décompte des attentats ou des assassinats. Dominique Bucchini le sait parfaitement, lui, que j'ai dû interviewé un jour, à une terrasse de café, près de la préfecture de Bastia, d'où il sortait. Tout autour étaient déployés les gardes du corps... Impressionnant...
Ce que je voulais dire surtout c'est que j'ai l'impression de vivre désormais à une toute autre époque, lorsque j'entends parler de salariés qui se suicident...
Certes, je ne validerai jamais la violence aveugle en Corse (j'ai soutenu le mouvement des femmes là-bas depuis toujours et les petits cons (ou les vieux cons) qui font joujou avec les armes ne m'ont jamais séduite.

Mais, bon, il faut réfléchir à cette violence inouïe que nous vivons tous les jours, et pas seulement en Corse. Et, ça, c'est intolérable... Malheureusement, comme vous tous, je suppose, je ne sais pas comment nous en viendrons à bout, vu que la société est de plus en plus barbare.

Ugo Pandolfi

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