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Voici les sites qui parlent de Plan d’Accaparement Délibéré pour un Démantèlement Ultime de la Corse par Eléna Piacentini :

Commentaires

Mêuhnon Denis !
T'es pas tout seul !
Et la colère n'est pas nécessairement un inutile fardeau. Pas plus qu'elle n'est forcément dérisoire.
Je ne sais plus qui disait "il faut vivre indigné". Peut-être était-ce Henri Jeanson ? si ce n'est pas lui, il eut du moins le mérite d'appliquer ce précepte. Reste que vivre indigné, vivre en colère, ne pas se résigner benoîtement, refuser de tout gober docilement parce que c'est "comme ça et pas autrement" est une chose saine. Bon, certes, ça fatigue… Mais je préfère la fatigue à l'usure, la colère à la résignation.
Et il ne faut jamais oublier que les "puissances qui nous menacent" ne sont finalement là, en position de puissance, que parce que nous l'avons voulu ou permis. A priori, ce qui a été fait doit pouvoir se défaire. En tout cas, ça vaut le coup d'essayer. Ne serait-ce que parce que c'est une excellente occupation… L'idéal étant, cela dit, de se mettre en mode samouraï : "On ne combat que pour pourfendre". Sinon, on reste à la maison devant "Qui veut gagner des millions", à se féliciter d'avoir trouvé dans son fauteuil la réponse à la question à 1 million, en essayant d'oublier que précisément, on est dans son fauteuil, et qu'on n'est qu'un gagnant très virtuel…
Bon, ça vient ce pamphlet au sabre ?

Je tiens à vivement remercier Helena et tous ceux qui ont participé aux commentaires sur ce fameux PADDUC. Au moins, on se sent moins seul avec sa colère qui semble parfois un bien inutile fardeau tant elle paraît dérisoire face aux puissances qui nous menacent…
Je prépare un pamphlet sur le sujet et j’espère qu’il sera en ligne avant la fin de la semaine…

Merci, Francescu Carlotti.

Là, vos propos sont clarifiés et retirent toute fausse interprétation qui m'a semblé possible.

Je ne partage pas l'intégralité de votre jugement car il faut toujours replacer l'histoire d'un peuple dans le contexte d'une époque. Toutefois le résultat est là et le constat amer... en attendant des lendemains qui chantent. A cet égard, il faut se méfier du chant des sirènes et le Padduc est un chant trompeur pour les Corses qui voudraient continuer à vivre sur leur île ou y revenir.


Oui M le"vieux corse"le Peuple Corse est à l'agonie, quand je parle de peuple corse, je fais allusion aux 90 000 "corses d'origine" comme certains les noment, et qui n'a acun sens,qui sont minoritaires sur l'ile.
Le Peuple Corse qui a su faire du desert des Agriates, le grenier à ble de la Corse,qui exportait son huile de Balagna,qui avait transformé la Cinarca en verirable jardin,la Castagniccia exportait ses chataignes, le bois de nos forets etait utilisé pour faire les mats des bateaux,etc etc.
C'est ce Peuple qui est mort, pour laisser place à une population d'assistés, qui a profité du départ, et de l'exil volontaire d'autres corses, pour s'accaparer pendant 50 ans, et du pouvoir et des biens que les autres avaient meprise.
Ce peuple a eut l'occasion de reagir, dans les années 70 avec ce sursaut d'orgueil et de revolte, d'une jeunesse consciente et responsable, dont je faisais partie.
Je connais deja votre reaction, condamnant, violence, racket,et autre faute imputé à ceux que vous avez baptisé"terroristes",pour ne pas deplaire,à la main genereuse qui vous nourrissait.
Mais le propre de toute revolution est d'etre maladroite, et ces jeunes qui se sont mis en avant, parfois au peril de leur vie, aurait merite d'etre suivi et conseille par tout leur peuple, cela aurait evite certaine derive.
Vous m'accusez de proner le liberalisme( ce qui est faux)mais vous acceptez de faire partie d'une nation qui elle, est ultra liberale,et qui nous jette ses miettes.
L'epargne corse,c'est à dire la communauté de destin, qui a choisi notre terre, nos valeurs, nos coutumes,suffirait largement à relancer notre economie, pour peu que l'on en soit capable.
Retrouver la maitrise de notre production, ce n'est pas du liberalisme, mais le seul moyen de vivre dignement de notre travail, et de notre terre, qui est en jachere depuis plus de cent ans.
Un pays qui ne produit pas est un pays mort, qui se contente de consommer, aux conditions imposees par des capitalistes etrangers.
Le vieux peuple corse, n'a pas su se saisir de ces opportunites, en imputant notre sous developpement, soit à l'etat francais, soit à la violence, soit aux clanistes, sans jamais se remettre en cause.
Je ne suis plus un jeune Corse, et je ne verrait sans doute pas mon Pays et mon Peuple revivre, mais je suis certain, que dans un avenir plus ou moins proche,cette Terre qui a ete la seule passion de ma vie redeviendra une Nation digne et prospere.

Si , comme Eléna, je suis inquiet pour la Corse, c’est-à-dire les Corses, j’ai du mal à suivre le commentaire de Fancescu Carlotti car j’y décèle une ambiguité dans une partie de son discours. Nous l’incitons à le clarifier…

Il écrit : « Fonctionnaire à vie, voilà le rêve du vieux Peuple Corse, qui est en train de disparaître, et qui ne se rend pas compte, que se met en place, une nouvelle communauté de destin ou pas, mais qui elle a l'intention de faire evoluer notre ile, de developper nos richesses,et de profiter de la qualité de vie exceptionnelle,sur notre Terre. Ce sont des gens qui aiment notre île autant que nous et qui sont pret à se battre plus que nous pour la préserver… »

De qui parle-t-il et de quoi parle-t-il ? De la Corse ou des Corses ? De la Corse sans le vieux peuple corse qui, pour lui, n’a pour ambition que l’Administration ? Les Corses sont-il encore dignes de faire partie de cette communauté de destin ou pas dont il parle ? Pense-t-il qu’il y a de nouveaux Corses plus corses que ce vieux peuple voué à la disparition?

Quant aux 10 milliards d'euros d’épargne dont il fait état, de quel argent s’agit-il ? De celui des Corses ou de la riche commnauté de destin ou non ?

Je ne pense pas que Francescu Carlotti chique contre ses origines et ce vieux peuple corse mais son discours m’apparaît pavé de bonnes intentions comme l’enfer. Pour mal plagier Jean-Paul Sartre : l’enfer, c’est les autres Corses que moi.

En ce qui concerne son cours d’économie, il est sans aucun doute très libéral mais c’est dans l’air du temps. D’aucuns fustigent les milliardaires tout en pensant le devenir…

Chere Elena, j'ai bien apprecié votre PADDUC 2,et je suis sur, et la, serieusement, que beaucoup de corses signeraient des deux mains un tel projet.
Nous pourrions meme organiser pour les touristes, de faux attentats, ou braquages en tout genre, assassinats, réglements de compte, pour que le tableau soit complet, et correspondonde, à l'image que l'on se fait de nous.
Fonctionnaire à vie; voilà le reve du vieux Peuple Corse, qui est en train de disparaitre, et qui ne se rend pas compte, que se met en place, une nouvelle communauté,de destin ou pas,mais qui elle a l'intention de faire evoluer notre ile,de developper nos richesses,et de profiter de la qualité de vie exceptionnelle,sur notre Terre.
Ce sont des gens qui aiment notre ile autant que nous et qui sont pret à se battre plus que nous pour la preserver.
Ils ont compris, que pour retrouver une economie digne de ce nom, il fallait avoir la maitrise de la production, de la transformation de nos produits, et surtout la maitrise de la distrbution et des transports.
Pour cela plus besoin de faire appel à la generosité nationale, nous avons en Corse une epargne trés importante,10 milliards d'euros, de quoi financer de nombreux projets,et c'est ce vers quoi cette nouvelle communauté, devra se diriger, pour echapper à la Corse des milliardaires.
Sentimenti fraterni

Bonsoir, D'après ce que j'observe notre Corse est en train de faire naufrage.
C'est le chaos... et j'en suis bouleversée...Il va falloir s'accrocher et ramer, même si le courant est contre nous..
Je vais écrire à toutes les Associations Corses dans le monde afin de dresser une liste et l'envoyer à l'Élysée.

Bonsoir Eléna,
La réalité dépasse souvent la fiction, ou la talonne férocement. Et certaines de vos suggestions PADDUC 2 sont hélas déjà appliquées de fait ou en passe de l'être. Ou encore envisagées avec le plus grand sérieux.
Ainsi l'un des grands projets que pointe U Levante est un centre résidentiel sous dôme climatisé assorti d'un golf qui devrait être irrigué grâce à une retenue initialement destinée aux usages agricoles. Mais comme il n'y aura plus d'agriculture- et bientôt plus d'agriculteurs vu que nous avons un taux d'installations nettement inférieur au taux de départs en retraite- c'est là un détail… Aux bouseux qui protestaient en arguant qu'on hypothéquait l'avenir de leurs enfants, le promoteur (corse, précisons-le, et de son propre aveu las de manger du figatellu auquel il lui tarde de substituer de la langouste) rétorquait que lesdits enfants pourraient toujours postuler pour des emplois dans son complexe. Où ils pourraient même résider, le cas échéant, puisqu'un "village corse" ouvert aux "natives" est prévu.
S'agissant des "denrées corses traditionnelles", il y a beau temps qu'une part non négligeable d'entre elles sont soit importées soit produites à partir de matières premières n'ayant rien à voir de près ou de loin que ce soit avec la Corse ou une quelconque tradition. A titre d'exemple, la part d'authentique charcuterie fermière corse (faite par un éleveur qui suit un cheptel toute l'année et ne transforme que la viande de ses bêtes -en ne se contentant pas, deux mois avant la tumbera, de faire entrer des bêtes élevées en batterie auxquelles il filera trois châtaignes histoire de justifier d'une "finition à la châtaigne) représente bien moins de 10% de la "charcuterie corse" écoulée sur l'île. La production de fromage est en passe de connaître le même sort. Du reste, dans bien des cas, du moment qu'il y a une image de la Corse sur l'étiquette, le touriste s'en fout, quand bien même on l'aurait averti et informé, et joue volontiers les dupes consentantes. Il est vrai qu'il n'est plus là pour "consommer de l'authentique" mais pour consommer ce qu'il a décrété être "typique" depuis qu'il a lu Astérix en Corse. Parce que de nos jours, on ne "voyage" plus, on "fait du tourisme". Et la nuance est de taille.
Beau temps, aussi, que le chant corse est en voie de n'avoir plus d'autre perspective que le musée ou le cirque. Le vacancier veut bien aller à un concert pittoresque proposé par l'office de tourisme mais ricane ou s'offusque si à l'improviste, dans un bar ou un restaurant, trois types qui ne sont pas sous les feux d'une rampe, n'ont pas d'album à vendre et ne font même pas la manche après (c'est à n'y rien comprendre ?! Franchement, mais pourquoi ils chantent, alors ? A croire qu'ils aiment ça, ces ploucs !), entonnent une paghjella. Le "folklore", c'est déjà à date et heures fixes, bien programmées. Comme devraient être programmés le chant du coq, la "runcada" de l'âne ou la cloche de l'église qui troublent la quiétude de tant de vacanciers, retraités et autres néo-ruraux. Tant il est vrai que tout, aujourd'hui, ici, ne devrait tourner qu'autour du "réceptif".
Notons enfin que tous ces beaux projets de développement à la sauce padduc ne semblent pas tenir compte d'un détail qui a pourtant son importance : l'énergie. Or, et je crois qu'Ugo aurait beaucoup à dire sur ce thème, on sait que la fée électricité, par chez nous, est sujette à des sautes d'humeur. Que l'on nous assure chaque année "un hiver sans coupures, promis-juré-craché". Mais que, bien évidemment, chaque année la fameuse "faute à pas de chance" s'en mêle et prend un malin plaisir à démentir les assurances des bonnes gens qui nous doivent "plus que la lumière"… Mais dont on se satisferait largement qu'ils commencent précisément par nous permettre de nous éclairer où, comme et quand bon nous semble, 365 jours par an. Pour autant que je sache, un village sous dôme à atmosphère constante, pour ne parler que de cette merveille que la Méditerranée entière ne manquera pas de nous envier, ça doit pomper pas mal de "jus". Faut-il croire que les projets que permettra le Padduc ne commenceront à sortir de terre que lorsque la question énergétique sera totalement maîtrisée, réglée ? Ou bien, pour aller dans le sens de votre Padduc 2, faut-il croire que les autochtones auront l'obligation d'avoir chez eux un groupe électrogène ou une dynamo, afin de laisser obligeamment leurs "hôtes" bénéficier en priorité des services d'EDF ? A moins tout simplement que, toujours soucieux de démentir l'adage selon lequel gouverner c'est prévoir, nos élus n'aient pas envisagé le problème et les solutions qu'il appelle et ne laissent faire quitte ensuite à ouvrir ombrelles, pébroques et même parapluies de bergers pour entonner l'air connu du "c'est pas nous c'est Paris !".
Il est vrai, cela étant, que nous sommes les cadors nationaux en matière d'énergies renouvelables…
Quant à l'utilisation judicieuse du bulletin de vote, c'est effectivement une suggestion à retenir, j'en conviens. Les prochaines territoriales, cela dit, sont dans deux ans, et le Padduc doit être soumis au vote de l'Assemblée de Corse entre-temps. Ce qui ne veut pas dire que tout est perdu d'avance. Mais les élus qui sont à l'origine du Padduc et ceux qui s'apprêtent à le valider sont "légalement élus" et censés représenter les Corses. Les pétitions, les manifs, les actions symboliques ont toutes les chances de se voir tenues pour rien, pour illégales voire criminelles sous un prétexte ou un autre. Sauf à imaginer que la grogne, tout en restant pacifique et mesurée, prenne une telle ampleur que certains n'en viennent à craindre pour leur siège et leur bureau où il fait bon, au terme d'un rude débat, se retirer et se ressourcer en mangeant des lasagnes surgelées et en sirotant un single malt. C'est à souhaiter. Les élections seront proches lorsque le vote du Padduc ne sera pas encore un souvenir lointain…
Reste à savoir si l'on ne compte pas sur la capacité de nombre d'entre nous à l'oubli. Ou plutôt au pardon de circonstance. Capacité en grande part liée à une situation telle que trop de Corses désormais ne voient leur salut que dans la fonction publique (territoriale de préférence), le tourisme ou l'exil. Mais pas dans les urnes. Ou du moins, pas de la façon dont on l'entend généralement.
Quant au fait que la Corse n'appartient à personne, je ne vous rejoins pas sur ce point. Je préfère pour ma part dire qu'elle n'appartient pas à "tout le monde". Et surtout pas à ceux qui veulent croire que l'argent (qu'il s'agisse du prix de l'emplacement au camping les Anophèles ou de celui d'une villa à Punta d'Oro) peut tout acheter. Y compris la servilité d'une communauté de destin telle que vous la définissez fort justement.
Cordialement

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