Mais qui c’est Parcimoni ? par Denis Blémont-Cerli
Il m’agace Parcimoni.
Y a pas une journée où
l’on vient nous les briser avec ce gugusse.
Un jour le gouvernement
annonce : « nous allons agir avec Parcimoni
pour réduire le train de l’état », le lendemain c’est la BNP
qui avoue avoir limité ses pertes à la bourse en ayant géré ses portefeuilles
avec le même Parcimoni. Bref ce mec c’est le big parrain, le Marlon Brando du
gouvernement et de la finance française et dont c’est lui le beau
salopard qui nous bouffe la laine sur le dos.
Quand on prononce son
nom en ma présence, je prends la tête d’un maire bordelais battu aux
élections législatives, ça me met les nerfs en pelote, c’en
est pas croyable ! J’utilise
alors la méthode Fernandez…
Vous ne connaissez
pas ? Calmez-vous, je vais vous expliquer…
C’est un procédé
pédagogique (stage 4 jours, 480€) qui a pour but de développer et
d’affiner les facultés mentales, afin de pouvoir résoudre plus aisément
ses problèmes et d’améliorer la qualité de sa vie. Concrètement le truc
c’est d’utiliser la région Alpha du cerveau grâce à la projection
sensorielle effective contrôlée (P.S.E.) afin de
devenir un être humain supérieur. Avec moi ça n’a guère marché, je ne
suis pas devenu supérieur, même pas moyen, j’ai juste appris à respirer
un peu mieux en comptant de 10 à 1 et en faisant le vide… Bon, ça fait un
peu cher pour un truc que l’on peut apprendre en trois secondes.
Je vous raconte pas ce
que la monitrice m’a sorti durant le stage, il paraît que je suis avachi
sur ma sexualité refoulée, dans une flegme attitude purement hétéro pas invertie
pour deux sous. L’éphémère
créature maigriotte qui se trouvait à ma droite, si angoissée qu’elle
exhalait de l’inquiétude par les narines, était-elle une lesbienne de
première, la femme à femme dans un genre archétype comme on n’en fait
plus, un peu l’alter ego contraire du motard de Village People mais qui
se serait incarnée dans un corps féminin. Vous n’avez rien compris à
cette dernière phrase, c’est normal, moi aussi… Enfin jusqu’à
présent tout est clair, la frontière de la normalité a disparu, par exemple être
hétérosexuel est, de nos jours, une faute de goût, au minimum il faut être
« bi ».
Voyez comme en ce moment, je suis dans le dernier vulgaire,
je lis le « Livre de l’Intranquillité »
de Fernandoa Pessoa, c’est à chier tellement
c’est bien écrit mais surtout ne le répétez à personne j’aurais
honte. Je le sais, ma façon de m’habiller, c’est à dire sans un jean’s et un tee-shirt déchirés de partout et hors de
prix, ce manque de goût, cette inélégance vous sidèrent. Pour Debussy je
comprends aussi votre aversion, quelle exaspération cette mélodie, quelle honte
alors que les CD de NTM ne coûtent que 23 € ! Y a pas de quoi se
vanter quand on a des goûts pareils, n’être pas jeun’S
devrait être interdit par la loi, c’est trop facile de se réfugier dans
la médiocrité la plus crasse. Pas de conclusion hâtive, je vais
m’amender, me prendre en main, fuir l’insipidité. Dès demain
j’achète tous les Marc Levy, je m’abonne
à Voici, je me balance TF1 en boucle, je me raperise
les tympans avec l’ipod Shuffle
coincé dans les esgourdes.
Après tout ça il me restera à trouver ce Parcimoni…
Remarquez c’est peut-être un cousin à Landolfi, on ne le voit jamais,
mais tout le monde en parle. Si je le trouve, je le fracasse ce salaud. Je
lance un appel, il doit bien exister quelqu’un qui connaît Parcimoni en Corse, non ?





Non, Elisabeth! Parcimoni n'est pas un Zoroastre simoniaque pratiquant la religion des parsis, bienqu'il se prenne parfois pour un roi sassanide usant non du vieux perse mais d'un langage perçant moderne. On pourrait à la rigueur le taxer de Mazdeisme mais uniquement en relation avec la pile qui ne s'use que si l'on s'en sert avec parcimonie.
Ainsi parla Parci Palà!
Rédigé par: Parci Parlà | 11 août 2008 at 20:20
Merci de cet éclairage, ô Parci Parlà. Il faut en outre préciser qu'il faut bien se garder de confondre l'œuvre ou la doctrine de Parcimoni avec la "simonie'.
Ne serait-ce que parce que Parcimoni est trop radin pour vouloir acheter quoi que ce soit, à commencer par des biens spirituels et le pouvoir d'accomplir des miracles.
On peut lui reconnaître, cela dit, un certain talent, ou à tout le moins une obstination presque touchante à vouloir jouer les bons apôtres… Surtout lorsqu'il s'agit de prêcher pour exhorter les fidèles à se serrer la ceinture.
Rédigé par: Elisabeth | 11 août 2008 at 19:37
Parcimoni est un disciple du frère franciscain et philosophe Guillaume d’Occam ( 14ème siècle) qui avait pour principe : «pluralitas non est ponenda sine necessitate » . L’énoncé : « Entia non sunt multiplicanda praeter necessitatem » en est une variante.
Donc Parcimoni est un utilisateur du rasoir d’Occam et a pour principe d’exclure la multiplication des raisons et des démonstrations à l’intérieur d’une construction logique.
Il ne faut pas le confondre avec les continentaux Chiche et Lésine.
En ce qui concerne la Parcimonimania formulée par Denis, l’hypothèse la plus simple est que Denis est généreusement fou de voir des Parcimoni partout alors que Parcimoni ne peut être que rare...
On le rencontre par ci par là dans quelque théorème où tout ce qui précédait n'avait été dit que pour en venir là... en toute simplicité!
Rédigé par: Parci Parlà | 11 août 2008 at 19:18
Meffi
Pour taper plus fort le pôvre peuple ils sont deux : Parci et Môni - des recyclés de la mafia...
C'est normal dans un bled en pleine démocratitude qu'on croyait Sur-France- Avancée et on n'a même plus de Cesaire pour nous soutenir ! Plus que des céheresses et autres légionnaires macoutes ou barbouzzes qui sont nos missi dominici chez les plus pôvres que nous dans les bleds où on trouve à bouffer avec Dioxine et Consort pour leur envoyer en échange nos poubelles
Rédigé par: Une petite abeille nommée Alice au pays des merveilles | 10 août 2008 at 12:31
Richard Bohringer est sur le coup aussi !
Voir sa dédicace...
Parcimoni tes jours sont comptés !
Rédigé par: denis | 09 août 2008 at 18:26
Le problème avec l'avoinée bestiale, c'est que c'est comme le grand soir ou la Révolution. C'est romantique mais ça marche pas vraiment dans la machine Histoire. Y a comme des ratées. Sans parler que c'est plus vraiment tendance. Allier la force de frappe à la ruse comme le conseille Elisabeth me semble plus efficace. Surtout qu'ils sont malins les Parcimoni: ils contrôlent bien la situation. Il est pas tout seul le Parrain. Il y a toutes les familles derrière. Et les affaires, faut qu'elles tournent avec ou sans lui. Capisce !
Rédigé par: Landolfi | 09 août 2008 at 17:20
L'ennui, c'est qu'il n'a pas une seule planque attitrée. Ainsi que je te l'ai dit, il est un peu partout à la fois. Faudrait arriver à lui tendre un piège sans faire de dégâts collatéraux. Je suis pas sûre que débouler à 5h du mat' en faisant voler en éclats la porte d'un ménage économiquement faible chez qui le Parcimoni a pris ses aises soit de bonne politique.
Ce n'est pas que je sois opposée à ce qu'il se prenne une avoinée bestiale, mais faudrait voir à allier la force de frappe à la ruse. Surtout que je me suis laissée dire qu'il avait des relations haut placées.
Pour les concierges en bikini, je suggère que Paulette se dévoue.
Il me semble en tout cas avoir lu quelque part que le paréo lui sied à ravir… Faudra p'têtre qu'elle prenne rendez-vous pour une épilation, mais j'imagine qu'il y a un budget pour les "auxiliaires"…
Rédigé par: Elisabeth | 09 août 2008 at 12:03
Dès que l’on aura l’adresse de Parcimoni, on fera une descente sauvage à dix malabars plus moi le maigre, qui dirigerais la manœuvre. Vivement qu’on lui explose la mâchoire à cette ordure ! quel pied !
On recherche des balances, des indics en sous marin, des concierges en bikini, des vrais pourris quoi ! comme nous…
Rédigé par: denis | 09 août 2008 at 11:05
Si on connait Parcimoni ? Et comment ! On est du reste nombreux à l'héberger, mais il est vrai qu'on n'a pas trop le choix. Notre nombre grandit même de jour en jour (y'en a qui diront que c'est la force des réseaux corses, mais il faut se garder des conclusion hâtives, on s'est laissé dire que le bougre avait ses entrées et ses habitudes un peu partout désormais).
Cela dit, de là à te le balancer… C'est certes tentant. Mais on n'est pas comme certains qui envoient chez les collègues des foldingues coiffées d'un bonnet ridicule et armées d'un grand couteau, nous !
Faut voir… T'as un plan ?
Rédigé par: Elisabeth | 09 août 2008 at 10:40