« Le premier Hippocampe est sur la plage | Accueil | La preuve que l'operata est un vrai travail de fourmis... »

TrackBack

URL TrackBack de cette note:
http://www.typepad.com/services/trackback/6a00e54efcba6b883400e553e588c28833

Voici les sites qui parlent de Les hommes préfèrent les mortes…par Denis Blémont-Cerli :

Commentaires

Il est moooooort
Il est moooort le soleil! ^^
Oups... Je sors...
==================>>>

Pour la scène d’amour et les fiançailles post-mortem, avant Michael Jackson, il y a eu Théophile Gauthier…
Extrait du texte « La morte amoureuse » ( 1836)

[…/…]
La nuit s’avançait, et, sentant approcher le moment de la séparation éternelle, je ne pus me refuser cette triste et suprême douceur de déposer un baiser sur les lèvres mortes de celle qui avait eu tout mon amour.
Ô prodige! un léger souffle se mêla à mon souffle, et la bouche de Clarimonde répondit à la pression de la mienne : ses yeux s’ouvrirent et reprirent un peu d’éclat, elle fit un soupir, et, décroisant ses bras, elle les passa derrière mon cou avec un air de ravissement ineffable. « Ah ! c’est toi, Romuald, dit-elle d’une voix languissante et douce comme les dernières vibrations d’une harpe ; que fais-tu donc ?
Je t’ai attendu si longtemps, que je suis morte; mais maintenant nous sommes fiancés, je pourrai te voir et aller chez toi. Adieu, Romuald, adieu! je t’aime; c’est tout ce que je voulais te dire, et je te rends la vie que tu as rappelée sur moi une minute avec ton baiser; à bientôt.»
Sa tête retomba en arrière, mais elle m’entourait toujours de ses bras comme pour me retenir. Un tourbillon de vent furieux défonça la fenêtre et entra dans la chambre ; la dernière feuille de la rose blanche palpita quelque temps comme une aile au bout de la tige, puis elle se détacha et s’envola par la croisée ouverte, emportant avec elle l’âme de Clarimonde. La lampe s’éteignit et je tombai évanoui sur le sein de la belle morte.
Quand je revins à moi, j’étais couché sur mon lit, dans ma petite chambre du presbytère, et le vieux chien de l’ancien curé léchait ma main allongée hors de la couverture. Barbara s’agitait dans la chambre avec un tremblement sénile, ouvrant et fermant des tiroirs, ou remuant des poudres dans des verres. En me voyant ouvrir les yeux, la vieille poussa un cri de joie, le chien jappa et frétilla de la queue; mais j’étais si faible, que je ne pus prononcer une seule parole ni faire aucun mouvement. J’ai su depuis que j’étais resté trois jours ainsi, ne donnant d’autre signe d’existence qu’une respiration presque insensible. Ces trois jours ne comptent pas dans ma vie, et je ne sais où mon esprit était allé pendant tout ce temps; je n’en ai gardé aucun souvenir. Barbara m’a conté que le même homme au teint cuivré, qui m’était venu chercher pendant la nuit, m’avait ramené le matin dans une litière fermée et s’en était retourné aussitôt. Dès que je pus rappeler mes idées, je repassai en moi-même toutes les circonstances de cette nuit fatale. D’abord je pensai que j’avais été le jouet d’une illusion magique; mais des circonstances réelles et palpables détruisirent bientôt cette supposition. Je ne pouvais croire que j’avais rêvé, puisque Barbara avait vu comme moi l’homme aux deux chevaux noirs et qu’elle en décrivait l’ajustement et la tournure avec exactitude. Cependant personne ne connaissait dans les environs un château auquel s’appliquât la description du château où j’avais retrouvé Clarimonde.
[…/…]
« La grande courtisane Clarimonde est morte dernièrement, à la suite d’une orgie qui a duré huit jours et huit nuits. Ç’a été quelque chose d’infernalement splendide. On a renouvelé là les abominations des festins de Balthazar et de Cléopâtre. Dans quel siècle vivons-nous, bon Dieu !…
[…/…]
Après avoir porté la lumière de la lanterne sourde sur les inscriptions de plusieurs tombeaux, nous arrivâmes enfin à une pierre à moitié cachée par les grandes herbes et dévorée de mousses et de plantes parasites, où nous déchiffrâmes ce commencement d’inscription :

Ici gît Clarimonde
Qui fut de son vivant
La plus belle du monde.
[…/…]

Pour lire tout le récit aller à l’adresse ci-dessous :

http://72.30.186.56/search/cache?ei=UTF-8&p=amour+d%27une+morte+po%C3%A8me&rd=r1&fr=yfp-t-501&u=fr.wikisource.org/wiki/La_Morte_amoureuse&w=amour+d%27une+morte+mortes+poeme+poemes&d=ARjmZBg5RJdL&icp=1&.intl=fr

Denis a raison et je suis bien placée pour le savoir... Les hommes préfèrent les mortes mais pas n'importe lesquelles. Ils choisissent souvent les mortes Adèles. Je suis très morfondue que Denis n'en ait pas fait mention.
Est-ce intentionnel? S'agit-il de régime? Préfère-t-il les mort'fines? Shit!... Heu! Chut! Il faut dire qu'il se shoote au Coca ligth... D'aucuns affirment que, au temps où il pédalait encore, il était dopé à l'extrait de cacahouète en suppo.
La morte Adèle lui donne une mornifle pour son oubli . Elle ne se gène pas pour morigéner ce mort moniste qui n'est pas sensible à son parfum de la myrte.

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
Votre commentaire a été enregistré. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

30 nouvelles

  • Noirs de Corse contre le handicap: 26 auteurs mobilisés, 1600 exemplaires vendus en 9 mois. 280 exemplaires sont encore disponibles.
  • bangiallocorsicapolarurl

Plus jamais seul(e)

L'Isle noire de Jean-Paul Ceccaldi

Sondage et Charte

  • Nethique.info

Noirs de Corse, l'operata


  • bangiallocorsicapolarurl

NDC sur votre route

Fiches en friches

NDC: dossier de presse

  • Piccule fictions, un livre pas comme les autres
    bangiallocorsicapolarurl

Dans les crimes de l'année

Vos recherches avec Sherlock Holmes en Corse



  • Google

Statistiques

Du nouveau avec bibliosurf

Vos gueules

  • Des Tchapacans au travail
    Les photos souvenirs du deuxième festival du polar corse et méditerranéen à Ajaccio en juillet 2008. Merci à Katia Briant, Martine Rousset, Denis Blémont-Cerli, Pierre-Paul Battesti, Jean-Pierre Petit et à tous ceux qui ont contribué à la réalisation de cet album souvenir. © www.corsicapolar.eu 2008 all rights reserved