Contrairement à ce que peuvent laisser penser certains commentaires récents, la méchante chronique de DBC sur la rentrée littéraire n'est pas victime de la censure. La preuve...
La reine de la rentrée
s’appelle Amélie Nothomb, « Le Fait du prince » dix-septième
roman de l’auteure belge a été tiré par Albin
Michel à 200 000 exemplaires et comme elle n’a jamais fait moins en vente
que ce dernier chiffre, son éditeur est déjà dans les starting-blocks pour recommander
des tirages supplémentaires. « Le Fait du prince » est un conte
contemporain mêlé à une intrigue policière, c’est paraît-il un très bon Nothomb mais comme on dit cela tous les ans, on se demande
si elle a déjà publié un mauvais livre…
Le deuxième succès
annoncé s’appelle « Ce que le jour doit à la nuit » de Yasmina Khadra (Julliard, 60 000 exemplaires ont été imprimés). C'est
une fresque sur l'Algérie coloniale avec les deux destins de deux communautés à
la destinée hachée qui chérissent la même terre. Dommage que Marie-Catherine
Deville n’est pas eu le même battage pour son absolument remarquable
« La Vallée de la Soummam », publié aux éditions A Fior di Carta. Le sujet est presque identique sauf que
Marie Catherine n’a pas eu une seule ligne de promotion dans les journaux
ni sur le web, ni à la télé. Voilà comment des
auteurs de talent sont rejetés dans l’anonymat équivalent presque à du
mépris.
Alice Ferney pour « Paradis conjugal » (Albin Michel),
Laurent Gaudé, « La Porte des enfers »
(Actes Sud), Olivier Poivre d'Arvor, « Le Voyage du fils » (Grasset),
Christine Angot « Le Marché des amants »
(Seuil) et Catherine Millet « Jour de souffrance » (Flammarion)
suscitent également la curiosité et devrait cartonner chez les libraires.
Actes Sud espèrent
faire le coup des Bienveillantes avec son « Zone» de Mathias Enard, un des textes les plus ambitieux de la rentrée, un
livre, qui paraît-il, rebute les dix premières pages (une seule phrase de plus
de cinq cents pages !) puis ensuite on est embarqué et c’est trop
tard. On parle de choc, d’un sommet littéraire inégalé qui risque de tout
écraser même le Nothomb. Le symptôme «Bienveillantes»
n'est pas loin, rumeurs, coups monté ou véritable chef-d'œuvre ?
N’ayant pas lu ce roman, je ne peux en dire plus…
Mais derrière la prétendue
raison du lecteur béat, vole, furtivement, le banquier qui a pris en otage le
monde du livre comme l’aigle surveille du ciel l’indigente terre des
rampants. Si les lecteurs se rebellaient, s’ils demandaient autre chose
que le « top dix », les "petits auteurs" et les éditeurs
non médiatisés pourraient survivre puis se développer en redonnant leurs
lettres de noblesse à la littérature française.
On peut rêver…





Mon cher Denis le cynique
Le chien aboie et le car à vannes passe. Je vais donc faire un commentaire encadré par des astérisques pour le sens contenu. « Je suis nettement plus grand qu’Asterix le Gaulois . Je te rappelle que, à l’époque de la Gaule, la Corse n’était pas française donc, si je suis de nationalité française, je n’en suis pas pour autant un personnage gaulois de bandes décimées ».
Alors il ne faudrait pas que tu en fasses une Idée fixe qui est déjà reprise par Michel, ton conseiller qui "au lit et erre" chez les éditeurs nationaux".
Je vous le dis à tous les deux : « Mon vier, Madame Olivier ! Votre chien n’enc…era pas le mien même si cela vous fait du bien».
Alors , l’Idefix de La Ciotat, si tu continues à m’affubler du sobriquet d’Asterix incompatible avec ma généalogie, c’est-à –tes-risques et périls !...
Rédigé par: Jean-Paul | 30 août 2008 at 12:39
Tu me déçois Denis. Je te l'ai expliqué en long en large et en travers, je t'ai même fait des petits dessins partout, devant derrière dessus dessous, je t'ai apporté des magazines pour que tu comprennes mais tu es bouché.
Faut coucher Denis, faut coucher. Marie Catherine restera toujours dans l'anonymat, elle ne couche pas. Jean Paul, l'Astérix de la bande, c'est pareil. C'est pas le talent qui compte, ou alors pas celui que tu crois. Regarde comme je fais, je couche, du matin au soir je couche. La nuit je couche. Le seul problème dans cette histoire c'est qu'il faut coucher avec les bons, ceux qui ont le pouvoir, les médias, tu me diras que c'est pareil et tu auras raison.
Moi je me suis trompé j'ai pas eu de chance à ce jhniveau mais je persévère Denis, j'y mets tout mon cœur, tout mon corps. J'y arriverais ami. C'est connu, le cul remplace le talent, il a surtout plus de valeur. Alors s'y tu veux être un romancier reconnu, si tu veux que tes livres s'empilent à l'entrée des librairies et des supermarchés tu sais ce qu'il te reste à faire. Maintenant si c'est l'age qui te rebute ou si tu as oubliés comme on fait, je suis toujours là pour les amis. J'ai le sens du sacrifice moi monsieur!
Rédigé par: Michel Jacquet | 30 août 2008 at 12:07
Jean Paul, mon cher Astérix Corse, je le reconnais bien volontiers, je suis un exagérateur. Cela dit quand je parlais du web, je sous-entendais les sites qui peuvent faire le succès d’un livre, l’Obs, le Fig et tous les autres. Je sais bien que ça fait râler, moi en premier, mais soyons honnête, c’est bien d’avoir un blog et de passer sur divers sites amis, mais combien ça fait de clics ?
Je ne crois pas me tromper en disant que mes rubriques doivent être lues par 15 à 20 personnes au grand grand maximum, franchement je ne vois pas mieux. On est donc rejeté malgré tout dans un certain anonymat. Bien sûr il faut se battre pour faire changer les choses, mais ça va quand même être difficile loin de Paris et de ceux qui tiennent les médias.
Pour le reste, journaux et télé, là c’est carrément la déche. Je n’arrive même pas (pour l’instant) à avoir un article dans le journal municipal de La Ciotat pour mon 1720 et pourtant ce livre se passe à 85 % dans cette ville. Impensable…
Chaque soir sur France Inter qui est la radio ayant le taux d’écoute maximum, le rouleau compresseur est en route. 50 mn à Amélie Nothomb le lendemain autant pour Olivier Poivre d’Avor… comme ça tous les soirs…
Comment ils font les critiques littéraires pour lire les 676 bouquins de la rentrée ?
Et bien ils espionnent de ci de, de là, font jouer les relations pour savoir de quels bouquins on va parler à la rentrée et au final dégagent une liste de 15 à 20 livres qu’ils vont lire et encenser. Les autres ils n’auront même pas un coup d’œil pour la couverture. Et de toute façon, comment faire autrement, ils faudraient lire 11 bouquins par jour pendant juillet et août pour faire le tour de la question. Alors, ils décident d’une liste et puis les autres peuvent aller se rhabiller, dans le lot on prend quelques nouveaux pour faire comme si on jouait l’ouverture, lesquels présentent bien (trente ans, belles gueules, habitants Paris ou sa banlieue). En plus cette année, tous les livres sont des chefs d’œuvres… Alors…
Enfin, ce jour d’hui, j’ai trouvé le moyen d’être publié à tous coups par mon cher webmaster, il suffit que je parle de censure et hop ! Ce mot là l’horripile, il craque, se voit soudain incarné dans la peau de HU Jintao !
Rédigé par: Denis | 29 août 2008 at 20:49
Mon cher Denis, lorsque tu dis que "La vallée de Soummam" n'a pas eu une ligne sur le Web, tu te trompes, à moins que tu considères comme relevables uniquement les articles des journaux et des blogs de l'OIlympe littéraire .
Deux blogs ont parlé de cet ouvrage: Corse noire et Ile noire.
Tu peux aller lire l'article d'Ile noire à l'adresse ci-dessous:
http://flicorse.oldiblog.com/?page=lastarticle&id=1531438
Tu donnes l'occasion d'en reparler et c'est tant mieux pour Marie-Catherine Deville car son ouvrage le mérite.
Je te signale aussi qu'elle à un blog que tu trouves en lien sur le blog de Martine Rousset qui tient sa chronique sur Corsicapolar qui contient une fiche sur Marie-Catherine Deville.
Si tu as le temps, il faut surfer sur Corsicapolar qui existe depuis fin 2006.
Rédigé par: Jean-Paul | 29 août 2008 at 19:16