De l'usage des notes par Michel Moretti *
In texto : mes notes du 6 mai 2007.
sarkosy est élu !
20h France-Inter. silence des socialistes, ivresse des UMP, préparation de la place de la Concorde (ex-place "Royale", personne ne le rappelle). 20h donc, le verdict tombe Sarko 53% / Ségo 47%. Le pire. Les Mlles défaillent à Melle.
La Ségo apparaît sourire en bandoulière comme jamais, "ça va les mecs, tout va bien, on a perdu, ça a été super, je continue..." Strauss-Kahn, pesant comme jamais, se déclare disponible pour la "rénovation" sociale-démocrate, tendu, sinistre. Il en a marre de perdre le DSK. Je le pensais plus léger, plus malin. C'est du lourd !
Le Sarko exulte, tendu, nerveux, suis content de chez content, je rendrai à la France ce qu'elle m'a donné (??), puis se fraie un passage à coup de Vel Satis-motards pour s'arrêter -à la surprise générale- au Fouquet's (Fucket's) pour casser la croûte avec les copains. Reno, Clavier, Clavier-Reno, Reno-Clavier, Jauni... Les zump délirent à la Concorde, pataugent dans les fontaines, sur la tribune un groupe obscur swing mou style black'n white. Kescekifou le sarko, ça traîne !
La Ségo réapparaît sur la galerie dominant la rue, au-dessus des militants, image merdique, entourée de rigolos inconnus, un fil pend, barre le cadre, le son inaudible, improvisation... le PS dans toute sa redoutable efficacité médiatique ! La TV zappe.
Le Johnny sort du Fucket's, manifestement bourré, Nicolas tiendra ses promesses, je sais qu'il le fera, un homme qui aime ses amis, sa femme, son gosse, sa concierge ne peut être mauvais, c'est un homme d'hon-neur -hips- je le sais... imladit... on a pris un verre entre copains -yeurps- renoclavierclavierreno.. gourkf...
Le temps passe sur l'antenne, fabiusbuffetfillonborlot... personne n'a rien à dire c'est à dire que tout le monde parle sans excessive vigueur. Fabius est comme à gauche ?
Enfin le gnome rejoint la Concorde en passant par derrière, en loucedé, discours, on a gagné, moi content content, vous aussi content, nous tous contents, faut être gentils avec les autres, c'est pas de leur faute et maintenant c'est la fête !
La fête c'est Mireille Mathieu ! Dalida et Claude François étaient excusés, Henri Salvador à Cuba coincé, Tino Rossi navré, Pascal Sevran... La Mireille tonitrue une Marseillaise "qu'un sangimpur abreuve nos sillons", elle bisse "qu'un sangimpur...", suivez mon regard... non pas lui ! lui c'est Fodel ! un arabe "de mon pays", un bon ! Et puis y a Erico, le macias, qu'elles sont belles les filles de sarkosy.... l'enfoiré ! le sarko, Il applaudit, il est content, il a sa blonde à côté de lui. La Cécilia n'arrête pas de remettre sa liquette sur son jean, la première gamine de France, elle papote avec son fillon de derrière pendant le discours de son mec, elle n'en suit pas une miette et tire encore sur sa liquette.
Alliot-Marie s'imagine gaie et gracieuse, quasi fofolle.
La nuit tombe de ringardise, tout le monde, y compris le Sarko, y compris le Camille de Rocca-Serra qui est déjà vachement au bout de l'estrade, tout le monde dis-je a du mal à y rester sur l'estrade, on frôle la chute, le furiani...
20 minutes de fête extrême puis le staff UMP abandonne les hauteurs et laisse la piétaille à elle-même. Il est difficilement 23h30.
Le rêgne obscur commence !
* Retrouver Michel Moretti dans Mal Chronique







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