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« Migrations à Saint Malo | Accueil | De partout en France mais les Parisiens peuvent mieux faire »

Quelle étrange affaire au coeur de l'Hérault

AnianeAssocié au Musée Vivant du Roman d'Aventures, le Centre de l'Imaginaire Scientifique et Technique du Coeur d'Hérault présente du 25 avril au 1 er juin une exposition-spectacle étonnante sur la naissance du roman policier et l'histoire de la police scientifique. Tous les plus grands héros de l'aventure policière ont rendez vous à la Chapelle des Pénitents d'Aniane. Quelle étrange affaire est une création exceptionnelle  issue de l'Enquête de Frissons que conduisent depuis 1998 les géniaux découvreurs de l'impossible du MVRA.

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Voici les sites qui parlent de Quelle étrange affaire au coeur de l'Hérault:

Commentaires


Quelques mots pour ceux qui ne pourront pas aller dans l'Hérault...

Vers 1880, c’est Alphone Bertillon qui met au point une méthode scientifique d’identification des criminels : l’anthropométrie. C’est un tournant dans l’enquête policière qui va par la suite avoir de plus en plus recours à des techniques et aux sciences. 1898 marque la mise au point des premières photographies métriques. En 1902 les services de l’Identité Judiciaire utilisent les empreintes digitales.

Aujourd’hui la police a recours à un service d’Identité judiciaire avec ses techniciens de scènes de crime et à des laboratoires qui procèdent à toutes les analyses qui pourront orienter l’enquête et servir de preuves. La justice profite des avancées scientifiques qui repoussent les limites du visible avec des instruments de plus en plus performants en microscopie optique. L’apport des méthodes physico-chmiques a permis d’aller plus loin dans la révélation des empreintes digitales. On utilise maintenant des colles qui peuvent être pulvérisées par exemple sur un véhicule dans une cabine du genre de celle utilisée par les carrossiers pour la peinture. Il se forme sur toutes les surfaces une matière blanche qui peut être photographiée directement sous radiations ultraviolettes ou encore sous laser, après renforcement par un colorant fluorescent… Toutes les traces et tâches apparaissent alors sans laisser la moindre portion de surface inexploitée. Diverses poudres et divers produits chimiques sont utilisés en fonction des conditions de découverte et la nature des objets examinés. Il y a eu aussi les avancées de la biologie et notamment en ce qui concerne l’ADN.

Pour ceux qui ont lu Simenon et connaissent Maigret, ce commissaire épais, lent, casanier, fidèle et si efficace, rappelons qu’il est apparu au public en 1931 aux Editions Fayard qui, pour l’occasion de sa sortie, avait organisé un « bal anthropométrique » qui rassembla le tout Paris des lettres et du spectacle. Simenon n’a pas oublié la Police scientifique : Maigret ne manque jamais de faire venir sur les lieux du crime l’Identité judiciaire, c’est-à-dire l’Inspecteur Moers et son équipe, qui prennent photographies, relèvent les empreintes, analysent les cendres de cigarettes et les poussières. Maigret admire le Docteur Paul, le médecin-légiste et adresse systématiquement les armes et les munitions à l'expert Gastine-Renette qui déterminera facilement qu'il s'agit d'un Browning Calibre 6,38 m/m auquel on a mis un silencieux… Il hante les combles du Palais de justice où sont installés dans la fiction le laboratoire et le service de l’Identité judiciaire. Bien sûr, on pourrait noté des inexactitudes et quelques entorses à la vraisemblance. Mais qu’importe. Maigret, qu’il se fâche, qu’il hésite, qu’il ait peur ou qu’il tende un piège… pour citer Simenon : « Reste la matière vivante, reste l’homme tout nu ou tout habillé, l’homme de partout ou l’homme de quelque part »..

La police scientifique est en passe d’éclipser le commissaire Maigret et vieux flics de la littérature policière. Les nouveaux héros sont des « experts » en blouse blanche de Manhattan, de Miami et de Las Végas… et maintenant en France avec la série de TF1, RIS (Recherche, investigation scientifique). On retrouve cette évolution dans la littérature policière avec des auteurs comme Vargas et Corwell notamment.

Il faut savoir qu’en France, le terme de police scientifique est purement générique et recouvre des laboratoires. Sur le terrain, ce sont des policiers techniciens des services de l’Identité judiciaire qui sont chargés de relever les traces et indices sur les scènes de crimes.

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