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Des recherches, des investigations et beaucoup de questions

Geopolitiquedelacorse_dr_acolinMarianne Lefèvre et Joseph Martinetti publient les résultats de leurs travaux de chercheurs: Géopolitique de la Corse, dans la collection Perspectives géopolitiques des éditions Armand Colin. A propos de cet  ouvrage, l'Observatoire indépendant d'information et de réflexion sur le communautarisme livre un long entretien avec les deux auteurs dont les analyses posent  d'incontournables et sévères questions sur lesquelles le débat est ouvert.

Une91pt Dans un tout autre registre, le mensuel en ligne Amnistia.net enrichit son lourd dossier Corse en publiant une enquête du journaliste Enrico Porsia sur les affaires corses qui embarrassent l'Elysée  .  Ce dossier de 12 pages en pdf est accessible par téléchargement au prix de 1,50 euros par SMS (comme l'affaire du même nom).

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Voici les sites qui parlent de Des recherches, des investigations et beaucoup de questions:

Commentaires

Marianne Lefebvre a écrit dans la revue Hérodote. Elle est géographe comme lui.
On sait peu de chose sur Hérodote qui vécut avant Jésus Christ. Il était le premier historien mais aussi l’un des premiers géographes, sociologues, ethnographes et reporters que le Monde ait connus. Il était réputé pour son absence de parti pris. Il écoutait ce que les « Barbares » lui racontaient et étaient toujours prêt à les croire, partant du principe que rien ne vaut le témoignage des gens du cru, ce qui le faisait passer pour un crédule auprès des Modernes. C’est cette crédulité qui lui a permis de rapporter fidèlement l’état des croyances,, la pensée collective de toute une mosaïque de peuples. On le considère même comme le précurseur du genre policier avec notamment son récit « Le fils de l’architecte ». Il avait conscience d’être le résultat d’un mariage forcé entre L’Europe et l’Asie car les colons mâles, sans femmes, avaient tué tous les mâles dans le petit état grec établi en Asie, où il naquit. Ce qui l’intéressait était de remonter aux causes des guerres, connaître l’adversaire, ses territoires, ses langues, ses traditions, ses us et coutumes… C’est sur le terrain qu’il rédigea des carnets d’enquêtes ( en grec « historia », terme qui signifie aussi documentation, exploration, découverte…)

Apparemment, Marianne Lefebvre, bien que géographe, n’a pas les qualités d’un Herodote qui l’a précédé en Corse. L'histoire de la Corse commença véritablement avec la colonisation d'Alalia (Aleria) aux VIe et Ve siècles av. J.-C. D'après l'historien grec Hérodote, ce fut par cette colonie que les Phocéens firent pénétrer dans l'île les cultes religieux et les techniques du monde méditerranéen. Néanmoins, la présence des Phocéens puis celle des Étrusques et des Carthaginois se limita au littoral… Madame Lefebvre a du faire comme les Etrusques et les Carthaginois. Pour elle, l’histoire de la Corse commence en 1980 même si elle cite pour mémoire que la Corse existait déjà en 1970 et que, dans un temps plus loitain, elle a été occupée par les Génois.
Cette dame est Maître de conférence et ne sort pas de la circonférence de ses idées bien arrêtées sur la Corse qui semble née le jour où elle a décidé de lui consacrer de son temps... du temps perdu pour la recherche géopolitique.
Nous avons noté qu’elle s’ingénie à poser des questions dont elle a insidieusement induit les réponses qui n’engagent qu’elles. Elle emploie la forme interrogative affirmative. Tout un art!…
Mais le sophisme est-il un art ? Si oui, c’est aussi l’art sophistiqué des ergoteurs et des rhéteurs. Il n’est sûrement pas une science .

Quelques infos sur le travail de Mme Marianne Lefebvre...

Source Wikipédia :
Marianne Lefevre (géographe, maître de conférences à l'université de Perpignan), « Langue, terre et territoire en Corse », Hérodote, n°105, février 2002, 204 pages, p. 38-59. Elle écrit : « L’officialisation de la langue corse est un outil de "corsisation des emplois" et de "territorialisation" de la fonction publique insulaire et introduit la notion de préférence "nationale" » et relève dans la plate-forme de quinze propositions des huit organisations nationalistes corses communiquée à la presse le jeudi 4 novembre 1999 : « La proposition 12 des huit organisations nationalistes de novembre 1999 préconise la mise en place d’une politique de corsisation des emplois en favorisant le retour des Corses dispersés dans le monde et la définition d’une "politique d’immigration en fonction de ses intérêts propres, économiques et culturels, dans le respect des droits de l’homme". Elle met ainsi en corrélation une politique de corsisation des emplois et d’immigration, d’une part, et d’immigration et d’intérêts culturels, d’autre part... Pour le responsable de Corsica Nazione, dans une déclaration publiée par La Corse du 27 février 1998, "il apparaît plus équitable pour nos enfants de former les hommes et les femmes de chez nous, plutôt que d’en faire venir d’ailleurs". Ce système de recrutement d’emploi fondé sur une préférence "nationale" s’apparente à celui de la préférence nationale prônée par le Front national, puisqu’il repose sur des critères identitaires et non d’égalité citoyenne et de compétences. »
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Langue, terre et territoire en Corse, écrit par Marianne Lefèbvre…
Vous pouvez le lire à l’adresse ci-dessous :
http://www.cairn.be/article.php?ID_REVUE=HER&ID_NUMPUBLIE=HER_105&ID_ARTICLE=HER_105_0038

Dans cette article, Marianne Lefebvre ( qui est géographe) se lance dans une démonstration en partant des années 1980, occultant totalement la loi Deixonne de 1951 qui laissait la Corse en dehors des langues régionales enseignées, exclusion qui ne prit fin qu’en 1973.

Curieusement, elle écrit à la fin : « Cette association communauté linguistique et territoire n’est-elle pas dans son concept même source de rivalités, de divisions et de conflits ?Ce type de reconnaissance statutaire ne crée-t-il pas à son tour des communautés minoritaires sur le territoire de l’île de Corse ?Que devient la « langue des migrants », exclue de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, dans un des territoires régionaux de France où vivent le plus d’étrangers ? »
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Madame Lefèbvre, non seulement ignore tout de l’histoire de la Corse française entre l’annexion en 1768 et 1980 mais elle arrive a dire n’importe quoi et son contraire.
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Surprenant!...
Finalement elle considère qu’en Corse , il y a plus d’étrangers ( sont-ce les Français ?) que de Corses.

Dear Ugo,

Il ne s'agit pas de jeter le bébé, la savonnette et le gant de crin avec l'eau du bain et de crier haro sur tout ce qui est recherche en science sociale.
Mais précisément, lorsqu'on me "vend" de la recherche, je suis en droit d'exiger qu'il s'agisse bel et bien de recherche. Et non d'un credo tout subjectif, émaillé de considérations telles que celle que j'ai pu relever et qui disqualifient le propos des auteurs. On ne peut étayer un travail sérieux sur des "il semble que chaque foyer…" Sauf à avoir mené une recherche sérieuse tendant à démontrer qu'en effet "chaque foyer"…
Il y a toujours une part de subjectivité dans un travail, mais elle ne saurait se substituer à la rigueur.
Au prétexte d'en finir avec des généralités sur "la" Corse ou "les" Corses, on réduit le champ de la généralisation à un groupe : "le" nationalisme, "les" nationalistes. C'est au fond aussi dangereux que les réflexes que l'on prétend dénoncer et combattre.
J'ai été très étonnée, également, du sort expéditif et définitif fait à la revendication d'une corsisation des emplois, interprétée comme un des summums de l'ethnicisme nationaliste corse. Pour autant que je me souvienne, un syndicat comme le STC demandait simplement une priorité à l'emploi dans la région pour les gens vivant déjà dans cette région. Idée qui, mise en pratique ailleurs en France, suscita des commentaires élogieux, des retours de presse dithyrambiques.
Doit-on comprendre que si l'on avait parlé de "valenciennisation" ou de "tourcoignisation" ou de "belfortisation" des emplois, l'initiative aurait été jugée pernicieuse, porteuse de relents suspects de communautarisme ? Ou qu'en Corse, la revendication de voir les recrutements concerner d'abord (à compétences égales s'entend) les habitants de la région ne saurait en aucun cas être admise comme elle peut l'être ailleurs car ici elle relève nécessairement d'un odieux communautarisme ?
Au surplus, j'observe qu'au prétexte de fustiger les dangers du communautarisme, on a tôt fait de se congratuler en couronne, entre membres d'un même cercle étroit.

Après lecture des articles très intéressants de la revue Eco'rév, j'ai noté un passage:

Extrait de l’article de Monsieur Roux sur le travail de Marianne Lefebvre...

« La Géopolitique de la Corse rédigée par Marianne Lefebvre marie la démarche scientifique et le positionnement éthique.
Son travail s'inscrit dans un courant, celui de géopolitique promu par le géographe Yves Lacoste et l'équipe de la revue Hérodote. Au plan épistémologique et méthodologique, "il s'agit d'analyser les rivalités de pouvoirs sur des territoires" selon la présentation de Béatrice Giblin (5) ; mais au plan éthique, ce courant revendique un certain réinvestissement citoyen qui le rapproche des conceptions dites "nationales-républicaines".
Son ouvrage, accessible à tout public du fait d'un bagage théorique réduit à sa plus simple expression, consiste en une chronique des vingt-cinq dernières années politiques de la Corse. Ainsi, si le panel des différentes positions des acteurs politiques, l'évolution des cadres politiques et socio-économiques liant la Corse, la France et l'Europe, et la succession des faits marquants sont passés en revue, l'ouvrage se singularise par son souci de mettre en évidence un phénomène de glissement d'une "question corse" vers une "dérive de la Corse", comme l'indiquait le titre de la thèse de laquelle procède le livre. »
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Le livre est donc le prolongement commercial d’une thèse… et un ouvrage « accessible à tout public du fait d'un bagage théorique réduit à sa plus simple expression, consiste en une chronique des vingt-cinq dernières années politiques de la Corse. » Il marie la démarche scientifique et le positionnement éthique. What else?

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Pour info:

Hérodote est une revue de géopolitique et de géographie fondée par Yves Lacoste en 1976 et éditée à l'origine par les éditions François Maspero. Elle est la seule revue scientifique dédiée spécifiquement à la géopolitique par opposition aux relations internationales. Elle contenait des collections axées sur les problèmes de société — « Malgré tout », dirigée par Émile Copfermann, «Luttes Sociales » par Gérard Althabe — et sur l'histoire.
Aujourd’hui, Hérodote est une revue trimestrielle créée pour appliquer à l’analyse des phénomènes politiques la méthode de raisonnement géographique, la revue Hérodote s’est affirmée depuis comme la principale revue de référence dans le champs de la géographie et de la politique, et a joué un rôle essentiel dans la réintroduction en France du terme géopolitique pour l’analyse des situations contemporaines. Les numéros d’Hérodote, sont thématiques : ils portent sur des sujets de géopolitique externe, c’est-à-dire l’analyse des relations entre États, ou de géopolitique interne, c’est-à-dire les rivalités de pouvoir à l’intérieur des États, y compris les États européens et la France, qui figure régulièrement dans les thèmes abordés. La plupart des articles comportent des cartes. Hérodote publie de plus en plus de travaux de jeunes chercheurs formés à l’Institut Français de Géopolitique, créé par Béatrice Giblin à l’Université Paris 8.
Béatrice Giblin-Delvallet dirige l'Institut français de géopolitique à l'Université de Paris VIII. Elle est née le 3 mars 1947. Elle est membre fondateur de la revue.

Joseph Martinetti a écrit dans la revue Hérodote un article dans le numéro du 4ème semestre 2007 sur le tourisme en Corse, voir à l’adresse ci-dessous :
http://www.herodote.org/article.php3?id_article=308

Résumé de l'article présenté par la revue Hérodote :
Avec un linéaire côtier d’environ 1000 km,dont 30% seulement est urbanisé, l’île de Beauté est un « territoire touristique en attente ». Le tourisme de masse, qui s’est développé à partir des années 1960, a constitué en effet le vecteur majeur du réveil d’un nationalisme régional. Ce courant a pu légitimer le recours à la violence politique pour contrôler et limiter la bétonnisation du littoral. Depuis cette période, la société insulaire est agitée par un débat récurrent sur la meilleure adaptation possible du tourisme à l’insularité et à l’identité corses. Si la nécessité de préserver le « capital naturel » de cette île, sanctuaire d’une « Méditerranée originelle », semble aujourd’hui bénéficier d’un certain unanimisme, la réalité est cependant plus complexe et des intérêts divergents s’exposent au sein de la société insulaire. La rente foncière alimente désormais une économie touristique en proie à une indéniable « criminalisation».

Les nombreuses et parfois vives réactions que suscitent les travaux de Marianne Lefèvre et Joseph Martinetti ne doivent pas, à mon avis, faire rejeter le bébé avec l'eau du bain, ni non plus encourager une tendance trop facilement répandue de défiance vis à vis des recherches en sciences sociales. Il me semble utile pour bien comprendre ce débat récurrent de savoir le situer.
A cet effet, on lira avec grand interet les analyses de Christophe Roux sur la Corse au miroir des sciences sociales parues dans le N° 4 de la revue d'écologie politique EcoRev' à cette adresse
http://ecorev.free.fr/rev04/demo-roux.html
Voir également les réflexions de Bernard Dreano dans la même revue sur le révélateur Corse
http://ecorev.free.fr/rev04/demo-dreano.html

Dans un livre « Ma belle Marseille » écrit par Carlo Rim en 1934, je citerai simplement les paroles d’un personnage, le Commandant Orlandi , qui sur le Cyrnos, ressemblait à Neptune et disait à Carlo Rim , journaliste : « C’est la première fois que vous allez en Corse. Bien entendu, vous n’y resterez que quatre jours, vous photographierez la chaise à porteurs de Laetitia Bonaparte et les Calanques de Piana. Vous interrogerez une jeune paysanne de Palmeca que vous appellerez Colomba et un jeune chasseur de Monte d’Oro que vous prendrez pour Matteo Falcone ou pour Spada. Et puis, vous écrirez un article définitif… »

En 2007, rien n'a changé si ce n'est que Matteo Falcone et Spada ont été remplacés par les nationalistes par deux chercheurs qui n'ont rien trouvé de mieux à dire.

Marianne Lefèvre et Joseph Martinetti devraient être invités à débattre avec des journalistes et historiens corses pour clarifier leurs propos... Ensuite, il serait honnête de leur part qu'ils acceptent, à moins que leur livre ne soit qu'un coup commercial.

On devrait créer un observatoire corse de l'observatoire sur le communautarisme...

J'ai relevé quelques passages qui méritent, à mon humble avis, une réflexion sur l'honnêteté intellectuelle des pseudo scientifiques interrogés...

Marianne Lefèvre : Le discours victimaire est en Corse un discours ancien. Il faut avoir recours à la longue durée historique pour comprendre comment ce discours a été réinvesti et renouvelé par les militants régionalistes corses à partir des années 1960.
Au XVIII e siècle, les notables de la Corse de l'En Deçà des Monts rejettent la tutelle politique de la République de Gênes et aspirent à une pleine reconnaissance de leurs droits civiques que les statuts de la Sérénissime République, fondamentalement oligarchique, ne permettent pas. Ils développent alors une thématique victimaire en reprochant à Gênes sa rapacité économique.
Puis au XIXe siècle, les élites politiques locales dénoncent l'état d'abandon de l'île et l'instrumentalisent pour mieux alimenter un système politique clientéliste particulièrement épanoui à l'époque d'Emmanuel Arène sous la III è République. Le thème du « Baccala per Corsica !» (seulement de la morue salée pour la Corse !), qui serait ainsi négligée par la Mère Patrie, développe alors un fort consensus victimaire et sera repris par les premiers mouvements régionalistes de la fin du XIXe siècle.
Les nouveaux médias locaux participent largement en jouant sans scrupules sur les termes de peuple corse, de solidarité et en se complaisant dans toute l'imagerie d'Épinal que véhiculent les concepts de solidarité, d'hospitalité, de fraternité…
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Note : On voit que Marianne ( symbole de la France) n’est pas historienne. Que répondre à ces raccourcis historiques de parti pris… Nous proposons que tous les Corses apprennent la chanson : « Tout va très bien Madame La Marquise » pour un faire un hymne "national-régional".
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Marainne Lefèvre : On en oublie… que la société corse le paie par la perpétuation d'un espace de guerre dans la vie politique, sociale et civile. On en oublie aussi que le schéma sud italien n'est pas loin et que face à un état central toujours plus faible les voies de l'autonomie ne sont pas forcément celles de la liberté et de la démocratie, en tout cas pas celle du développement économique.

Joseph Martinetti Les mythes historiques du nationalisme ont été diffusés dans le discours commun et largement repris par les médias locaux qu'ils soient ou non nationalistes. Les concepts de peuple corse, de solidarité sont ressassés jusqu'à l’écœurement sans aucun filtre critique.
Les divers investissements réalisés en Corse ne le sont jamais au profit d'une économie rationnelle et la politique d'aménagement du territoire est toujours entravée par l'essaimage des crédits au profit d'intérêts particuliers qui ne sont pas forcément des intérêts financiers. Ainsi la modernisation des routes ou de la voie ferrée sont fortement retardés pour permettre l'activité de micro entreprises locales qui n'ont pas toujours les compétences requises ou pour favoriser ou ne pas oublier telle ou telle collectivité locale.
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Note : S’agit-il d’un discours scientifique ou idéologique ? Que trouve-t-on derrière ces phrases ? Le libéralisme sauvage et la mise au rancart des petites entreprises corses dénoncées comme « incompétentes ». Effectivement, dans cette idéologie droitière, la solidarité, l’hospitalité et la fraternité sont des freins. C’est sur ses principes que le peuple corse existe encore et il n’a aucune raison de les rejeter.
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Martinetti : Aller à contre-courant d'un discours dominant n'est jamais chose facile. Dans une société à structure communautaire le discours reste malheureusement caractérisé par sa nature binaire. Soit l'on est pro-Corse, soit l'on est anti-Corse.
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Note : Qui sont les porte-parole d’un discours dominant ?… Ah ! C’est vrai pas de discours victimaire… Tout va très bien Madame la Marquise…
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Martinetti :Aussi ce sont des militants plus que des scientifiques qui parlent de la Corse en Corse et fabriquent un discours à la fois édulcoré et promotionnel que les médias locaux diffusent de façon presque exclusive.
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Note : Finalement il vaut mieux que ce soit des militants qui connaissent la Corse que des pseudo-scientifiques militants qui la regarde par le petit bout de leur lorgnette idéologique.
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Marianne Lefèvre conclue: Les mouvements marqués par une idéologie nationaliste tentent avec plus ou moins de réussite d'investir les canaux d'opinion, médiatiques voire universitaires. S'est durablement mis en place un "politiquement correct" qui s'enferme dans une alternative : dénigrer ou taire. Toute volonté d'analyse devient suspecte.
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Note : Là Marianne Lefèvre a fait son choix : entre dénigrer ou taire, elle a choisi de dénigrer et aurait mieux fait de se taire.
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Je suis solidaire des commentaires... J'aurais aimé m'exprimer mais vous l'avez fait pour moi et je n'ai rien à leur ajouter si ce n'est que j'approuve les trois que j'ai lus avec intérêt.

"Tout ce qui est facile à enseigner est inexact" affirmait Gaston Bachelard. Les décapants commentaires que méritent les propos de Marianne Lefèvre et Joseph Martinetti soulignent que les auteurs de Géopolitique de la Corse affaiblissent la portée des questions que posent leurs travaux faute d'avoir fait table rase de quelques présupposés, en particulier sur la place que la recherche en sciences sociales est à même de tenir quelque soit le lieu et l'objet de ses études. Affirmer, par exemple, qu'entre "dénigrer" et "se taire", il n'y a pas d'espace est un peu court, sauf à vouloir convaincre ses lecteurs que l'on fait l'exception qui confirme la règle. Pour mémoire, Nicolas Giudicci dans le Crépuscule des Corses pour ne prendre qu'un exemple, est une preuve toujours bien vivante de l'existence de cette liberté possible. Bien d'autres chercheurs et d'autres écrivains aussi en témoignent également en s'efforçant de rendre intelligible une complexité réelle en sachant bien que Bachelard, comme Cassandre, a toujours raison.

Une des questions que soulève la prose des auteurs: comment peut-on?
Certes, lesdits auteurs répondent à des questions fortement biaisées, mais l'interrogation subsiste. Comment peut-on se permettre, à propos de la Corse et de ses habitants, fût-ce sous couvert d'une "étude" ou d'une "analyse":
- de publier des inexactitudes aussi péremptoires que stupides -cf les liens entre gangstérisme et politique qui se seraient développés seulement après les années 80 et uniquement du fait d'une collusion nationalistes-élus.
- de persiller le discours de généralisations diffamatoires dont Elisabeth a parfaitement traduit le côté ubuesque.
- de se complaire dans les vues d'ensemble et les clichés qui seraient jugés -à raison- comme racistes s'ils visaient toute autre communauté.
- de transformer à dessein tout ce qui touche à l'identité en dialectique nationaliste.
- de raconter à peu près tout et n'importe quoi en affirmant en gros que si ça ne plaît pas, c'est que c'est vrai…

La liste est malheureusement non-exhaustive… et ressortit de ce que les pires atlantes de comptoir peuvent proférer les soirs de paie après la 27e tournée. Le pire étant qu'au milieu de ce fatras rebattu, surnagent et se mélangent quelques infos réelles… Une technique de manipulation bien connue. Est-elle consciente ou non, là n'est pas mon propos, et n'étant point doté de dons divinatoires au contraire de Mme Lefèvre, je me garderai bien de me prononcer. Oh, bien sûr, le propos est parsemé de "il semble" et autres bémols commodément appelés à la rescousse. Mais peut-on encore appeler donner le nom d'analyse à ce genre d'opinion personnelle non vérifiée, vaguement faux-cul et complètement irrecevable, même "tempérée" par quelque précaution rhétorique ?

N'a d'important à mes yeux que le résultat. Il est patent à la lecture de cette interview: le pelé, le galeux, c'est le nationaliste, qui profite de la violence endémique aussi bien que de la bonté coupable que l'état a pour lui. Sans doute faut-il voir là l'effet d'une coupable indifférence envers les affaires françaises, mais je n'avais pas remarqué à ce jour que le délit d'opinion faisait partie intégrante du nouveau Code Pénal. On pourrait aussi lui reprocher d'avoir accaparé une langue: je suis tombé des nues en apprenant qu'il existait une "langue nationaliste". Les auteurs et le site ont décidément beaucoup de choses à nous apprendre sur ce qui fait notre vie quotidienne… il serait d'ailleurs bien venu de leur part qu'ils explicitassent cette expression pour le moins absconse. S'agit-il de la dialectique des natios, de la langue corse ou d'autre chose encore?

En résumé, ce genre de caution "intellectuelle" va servir une fois de plus, apr!ès bien d'autres de la même eau grasse, à étayer les démarches qui tendent à stigmatiser en bloc "les" nationalistes, ce qui est déjà parfaitement crétin, et par extension "les" Corses, l'expérience prouvant que le distingo n'est pas spécialement évident pour le vulgum pecus. Piètre résultat pour quiconque se défend d'amalgamer que de désigner un bouc émissaire collectif à la vindicte publique, a fortiori lorsqu'on est conscient du danger de la démarche. Les struiti ont des raisons que a raison ignore…

Autre question, de fond: en quoi l'existence d'une communauté corse (ou moldave, là n'est pas la question), quel que soit le nom qu'on lui donne, est-elle gênante?

Dernière question, tout aussi valide: comment un site qui fait commerce de l'opposition au communautarisme peut-il proposer en tête de page une pub pour un site de rencontres exclusivement gay?

Le propos qui, par le biais de l'analyse géopolitique, tend à permettre "d'éviter une logique globalisante, sommaire voire dangereuse, telle « les Corses » ou « la Corse » est on ne peut plus intéressant et louable. Et nécessaire. Et salutaire.
A condition toutefois de ne pas sombrer à son tour dans les généralisations.
J'ai été, du moins dans un premier temps, surprise d'apprendre que, selon Madame Lefèvre, en Corse, "chaque foyer semble posséder des armes de chasse mais aussi quelquefois de guerre".
Je lui serais donc infiniment reconnaissante, puisqu'elle semble savoir bien mieux que moi ce que je détiens à mon domicile, de m'apporter son concours. Je viens en effet de réaliser -ô stupeur !- que je ne sais plus où diable peuvent bien être entreposés mon fusil d'assaut et mon set de grenades offensives… Sans même parler de mon fusil de chasse et de mes deux carabines. Mais il y a pire : j'ai pris conscience que j'avais chassé de ma mémoire le fait de les posséder !
Et cela me contrarie beaucoup.
J'aurais donc grand besoin qu'une personne manifestement dotée d'un exceptionnel don de double vue m'aide à retrouver ces menus objets que, sans doute minée par quelque gâtisme précoce, j'ai égarés. Au point d'oublier que j'en étais l'heureuse propriétaire.
Aussi que grâces soient rendues à Marianne Lefèvre. A défaut de m'avoir transmis une part de sa formidable extra-lucidité, elle m'a du moins ramenée à la lucidité. Une fois surmonté ce choc salutaire et nécessaire, je tiens désormais à rentrer en possession de mon arsenal.
J'ose espérer que cette dame aura du temps à me consacrer pour m'assister dans mes recherches. D'autant que je soupçonne à présent ma grand-tante d'avoir dissimulé, dans les méandres de son deux-pièces cuisines de 50 m2, une batterie anti-aérienne complète ayant très peu servi. Or, cette chère femme répète sans arrêt qu'un jour, j'hériterai de tous ses biens.
Convenez donc qu'il serait dommage que je passe bêtement à côté de l'occasion de compter pareille merveille dans ma panoplie. J'ai bien songé envoyer une lettre anonyme à un magistrat anti-terroriste afin qu'il dépêche chez elle, aux petites heures du jour (Tantine dort très peu, de toute façon) une équipe de garçons robustes, volontaires et rompus à l'exercice de la fouille. Mais je crains qu'ils ne soient débordés. C'est qu'il y a tant à faire, dans une île où chaque foyer, etc…
Il faut donc absolument que Madame Lefèvre nous vienne en aide !
En gage de reconnaissance éternelle, j'achèterai son ouvrage.
Quoique n'ayant pas son merveilleux don, je sais, je pressens qu'il sera parfait pour pallier les déclivités de mon vieux plancher -déformé sans nul doute par le poids des armes lourdes qui l'ont jonché depuis des générations. Je ne veux pas d'autre livre pour caler l'armoire dans laquelle je compte, à l'avenir, entreposer mes armes et munitions, afin d'être certaine de ne plus les perdre stupidement.
Je conclurai en remerciant Ugo de m'avoir permis d'accéder à ce texte qui m'a permis d'en apprendre tant -et si vite!- sur moi-même, les miens… et sur l'état de nos stocks familiaux.

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