Un nouveau roman de Gilles Del Pappas
Changement de décor pour le dernier polar de Gilles Del Pappas qui sera à Porto Vecchio le 20 octobre à la
librairie Prolivres. Indien Blanc se déroule au plein coeur de l'Amazonie française, dans ce bout de Guyane perdu entre les bras du fleuve, cette terre où les Amérindiens, de nationalité française, côtoient les exilés de tous bords au XXIème siècle, voyous, métropolitains rêveurs d'une autre vie, pionniers d'une terre lointaine, et ceux, encore, venus d'autres rives, Cubains, Brésiliens. L'Indien blanc est publié dans la collection de polar Noires de Pau co-éditée avec les éditions In 8 Téléchargement DelpapasDossierdePres.pdf





L’homme passe sa vie à lancer des amarres,
Puis, quand il est saisi dans le calme du port,
Pour peu qu’à l’horizon une fumée l’appelle,
Il regrette à nouveau la liberté des mers
[…/…]
Toutes les puissances du globe
Sont là, dans la ville maritime
Où débarquent, brûlent et passent
Les races multipliées…./…]
Deux extraits de poèmes écrits par Louis Brauquier, parce que Gilles Del Pappas, comme Jean-Claude Izzo, pourrait nous réciter les deux extraits en poursuivant ..
Dans la cohue des idiomes
Au hasard des chants et des rixes,
Et surgissant des faits divers,
J’exalte toutes les puissances.
[…/…]
Il n’est pas étonnant que , loin du Ferry Boat Marseillais, il nous amène au delà de la Méditerranée. Bien sûr, ce n’est pas un au delà de Suez mais un au delà de Panama… et un autre au delà qui veut « effacer la mer qui nous sépare et nous engloutit », comme elle a englouti les Indiens de Guyane.
Alors monter dans sa pirogue pour ce voyage où le roman noir devient pirogue.
Cet été , Gilles Del Pappas avait lancé ses amarres en Corse et participer activement au festival du polar corse et méditerranéen d’Ajaccio… La Corse est devenue l’un de ses ports d’attache et je crois savoir qu’il y revient parce qu’il connaît des îles lointaines… Ces îles que Jean-Toussaint Desanti nous a décries « La peau qui nous enveloppe, c'est notre île, notre insularité. Nous ne pouvons pas en sortir, elle nous accompagne partout. Nous sommes tous insulaires au sens propre. Nous sommes obligés de montrer nos sentiments sur notre peau et de lire, sur la peau des autres, leurs sentiments. Nous sommes toujours dans ce rapport à la fois d'exclusion et d'intériorité. L'intérieur et l'extérieur se tiennent. La notion de frontière doit être pensée entièrement, elle n'est pas une ligne de séparation, mais une relation mobile.[...]
Avant « L’Indien Blanc », Gilles Del Pappas a écrit « Sous la peau du monde » publié aux Editions Lunes Blafardes – septembre 2006.
Rédigé par: Jean-Paul | 08 octobre 2007 at 13:54