Le polar italien n'existe pas écrit Massimo Carloni dans la nouvelle tribune intitulée Le noir italien: ni bûcher, ni Nobel que vient de publier la revue Europolar. L'écrivain Massimo Carloni est aussi un critique télévisé et littéraire, expert en jaunes et noirs, italiens et internationaux. Son article, paru à l’origine dans le DizioNoir de Mauro Smocovich édité en 2006, a été traduit par Kentaro Okuba.




Pastiche? Vous avez dit Pastiche? Ah!Oui, je veux bien un pastis et je vais vous en raconter une bonne...
Erena Redil est un pseudo. Il s'agit d'une américaine, l'anagramme d'une certaine Ida Renerel dont le père est aviateur. Un collègue américain m'a transmis un message par Interpoltron et en anglais, Môssieur! Lisez-le vous-même!...
"Tyle Renerel was known as "Commander" to his pilots rather thanhis callsign, Gray Leader. According to the short bio Wedge had read, Reneral had been a pilot in the Old Republic's navy when Palpatine took over.."
Il y a aussi une adresse:
http://artofhacking.com/IET/SCIFI/live/aoh_awa-gray.htm
J'ai averti Sherlock. Il va orienter son enquête d'abord sur Toulouse pour manger un bon cassoulet et ensuite du côté du Cap Corse où il y aurait du bon vin....
Nous faisons appel à tous nos amis délateurs pour des renseignements au sujet de cette admiratrice Pandolfienne.
Rédigé par: Difrade | 11 mars 2007 à 10:33
S'il y a visiblement des critiques trop méchantes, il y a en a qui sont trop gentilles. Vraiment trop même. Celle que m'avait adressée, un ou une ami(e)anonyme et amateur (amatrice) d'anagramme sur le trés sérieux site de la Société Sherlock de France était une louange imméritée. Elle était signée: Erena Redil. J'adore cette cousine de la belle Irène. Je fais des efforts pour rester modeste. N'allez pas la lire, à cette adresse
http://www.sshf.com/index.php3?file=critique&id=96
je vais rougir...de plaisir.
Désolé, je n'ai pas pu résister !
Ugo Pandolfi
Rédigé par: La cousine d'Irène Adler | 10 mars 2007 à 19:35
Quelle Irène ?
D'abord, il y a "the" Irène Adler, merveilleuse héroïne de la nouvelle "Un scandale en Bohème". Celle que que Holmes appelle "La Femme", seul être au monde à pouvoir se targuer de l'avoir mis en échec. Et dont Sherlock respecte non seulement l'intelligence vive, fulgurante, même, mais aussi l'âme bien trempée. La Irène Adler de "Un scandale en Bohème" n'est pas une cocotte vaine et cupide, mais une femme d'exception qui entend donner une leçon à un amant par trop veule. Cela dit, elle ne tirera aucun bénéfice financier de cette vengeance. C'est une artiste, une adepte de l'art pour l'art : une fois son royal mais si pitoyable amant châtié, une fois obtenue, de surcroît, la satisfaction d'avoir déjoué les pièges du plus génial détective du monde, elle tire avec grâce sa révérence. Quoi d'étonnant à ce que Holmes exige, pour tout paiement dans cette affaire, la photo de "La Femme" ?
L'autre Irène Adler chère à mon cœur, c'est celle que vous évoquez, cher Difrade, dans une œuvre d'Arturo Perez-Reverte (dont le dernier opus, Le peintre de batailles, est à déconseiller à ceux qui désespèrent de l'homme, c'est beau, mais ça fait un mal de chien) Je pense à "la jeune fille", c'est le premier nom que lui donne Lucas Corso, le personnage principal de Le club Dumas. Un ange… Déchu. Un de ces anges qui ont suivi Lucifer, le plus étincelant d'entre eux, dans sa révolte. Qui ont contesté l'exigence de Dieu à voir les hommes être parfaits, à son image. Eux les ont aimés pour leur faiblesse, et ont tenté de les instruire et les élever sans leur inspirer la crainte du châtiment divin. Ils les voulaient libres. Ils les ont aussi aimés charnellement. Et l'ont payé chèrement. Irène Adler, légionnaire vaincue des armées de Satan, jeune fille sans âge, amorale mais non pas perverse, s'attache aux pas de Lucas Corso, devient son ange-gardien. Elle l'aime pour ses failles, ses imperfections, et sa conscience d'être si faillible, lâche, imparfait. Humain, en somme, et pas plus complexé que ça de l'être. Cette Irène Adler-là est un "diable amoureux", qui comprend et ne juge point. Et l'un des plus jolis personnages littéraires qu'il m'ait été donné de croiser.
J'ajouterai à votre énumération des Irène, cher Difrade, le personnage d'Irène Ader-Desnoyer (Ader, oui, comme Clément) trouvé dans une nouvelle "steampunk" de Jean-Claude Dunyach, L'orchidée de la nuit, et mettant en scène Conan Doyle (nous sommes décidément voués au "y")parue dans le recueil "Futurs antérieurs"(Fleuve Noir)…
Rédigé par: Yrène Adleyr | 28 février 2007 à 21:37
De quelle Irène s’agit-il ? Avec le « Y », on pourrait penser à celle du groupe « Evil Mutant Brotherhood ». Peut-être serait-elle dotée d’un chromosome « Y » ? Décidemment, le « Y » est dans tous les m(y)stères. Et pastiche ? on l’écrit avec « i » ou avec un « Y » ? J’ai dit « Pastiche » , pas Pastis. Allez, Mico, tu m’en remets un autre !
différentes « Irène » Adler :
- Lettre d'Irène à Agatha de H.Helsom : reprise de l'histoire de Fidélio, dédié au marIrène Adlerge de Maggie Laffey.Elle écrit à propos de son marIrène Adlerge avec Gordon Norton.
- Un producteur américain, Joe Bevilacqua, a réalisé plusieurs épisodes à la radio de New York, dont le pastiche "A study in lavendar" : deux cas : la mort accidentelle du Professeur MorIrène Adlerrty et le meurtre du mari d'Irène Adler. l'amour secret de SH va-t-il se concrétiser? Alors c'est une Irène amoureuse !
- Dans le pastiche "Uncanny X-Men no14"(bande dessinée de science-fiction) le personnage d'Irène Adler faisait partie d'un groupe(Evil Mutant brotherhood).Elle est appelée aussi Destiny.Bref c'est une Irène extraterrestre!!...)
- Dans le "Tableau du peintre flamand" d'Arturo Perez-Reverte, il est question d'un personnage énigmatique de 19 ans nommé...Irène Adler,habitant 22 Baker Street(!!) qui sauve la vie du héros. Donc c'est une Irène Adler salvatrice!!...)
- "Le Club Dumas" du même auteur : cette fois-ci Irène Adler est un personnage "surnaturel" : une jeune fille adolescente qui aide le héros.
- "SH et le fantôme de l'Opéra" de Nicolas Meyer : SH,1er violon, rencontre Irène Adler qui est cantatrice.
- Dans "Pulptime" de P.H.Cannon SH cherche lettres d'amour : Irène Adler amoureuse!
- Dans "Son of Holmes" de J.T. Lescroart, on part du principe qu'Irène Adler est la mère du détective Nero Wolf.
Rédigé par: Difrade | 23 février 2007 à 15:07
Avec ou sans Y, vos commentaires sont un vrai plaisir.Vous lire est réjouissant. Continuez, la tragedia du Y ou le conil d'Yrène Adleyr...qu'importe le titre pourvu qu'on ait l'Yvresse comme dirait Mycroft Holmes en savourant un vin blanc du Cap corse. Après le lièvre, levons nos verres ! Salute !
Rédigé par: Le conil d'Yrène | 23 février 2007 à 12:10
Il est vrai, commissaire Difrade (je vous préfère ainsi que comme cecy :)) que j'ai un gros faible pour tous mes "i" -on s'attache à ces petites choses-là, d'autant plus lorsqu'elles relèvent d'un legs familial- et que j'aime à les sommer d'un point.
Mais loin de moi l'idée de m'exclamer -au (ô) comble de l'hystérie : "honni soit qui mal "y" pense" ! Ne serait-ce que par tendre égard et pour Cargèse et pour le "y" lui-même, si seyant au mystère.
Il est certain, par ailleurs, que l'affaire doit en rester là. Par bonheur, cette intrusion du "y" n'a pas donné lieu à l'ouverture d'une très paradoxale information contre X…
Rédigé par: Elisabeth | 21 février 2007 à 15:17
« Conil » - Explication trouvée en commentaire sur un blog :
« Il n’existe pas en effet de rapport établi entre le vieux français conil (du latin cuniculus, lapin) et le con (ou conin en langue archaïque), excepté ceux fabriqués par des étymologies plaisantes, poétiques et érotiques, depuis le Moyen Age jusqu’à l’époque baroque », précise un agrégé de lettres classiques dans un courrier humoristique adressé à L’Humanité — http://www.humanite.presse.fr/journal/1995-07-10/1995-07-10-729395
Il semble établi que ‘con’ vienne du latin ‘cunnus’, lequel avait le même sens. La confusion proviendrait du mot ‘connin’, qui a tout à la fois été utilisé et pour le lapin et pour le con : « Dans le “Moyen de parvenir” de Béroalde de Verville (1610), l’auteur décline ainsi connaud, connasse, connin (homonyme de connin ou connil, “lapin” du latin cunniculus, apparemment sans rapport avec cunnus) »
Voir :http://www.aupresdesonarbre.com/jcv/vocable.htm
Ceci étant dit, peut-être quelques chauds lapins ne seront-ils guère d’accord avec tout ce qui précède…
A propos du substantif “con” le Dico étymologique Larousse nous donne: du lat. cûnnus, n. m., de cûneus, coin.
Voilà qui nous en bouche un.
Rédigé par: anonyme | 21 février 2007 à 11:52
Rien n'échappe à El(i)sabeth!... Comment un chromosome "y" s'est-il insidieusement glissé dans ce prénom si féminin?... Pour identifier l'auteur, Il faudrait un prélèvement ADN mais il a signé son écrit et reconnait les faits. Il plaide donc coupable pour éviter l'aggravation de sa peine et éviter l'accusation d'un crime: voyellicide d'un "i" si cher aux Corses...
Sur le clavier , le Y est à la gauche du "i" et au milieu, il y a le "u" qui se dit "ou" en corse... Hou! Hou! Hou!... Il s'est donc hué pour la faute, tout en soulignant qu'il existe un "i" grec à Cargese!...
Rédigé par: Difrade | 21 février 2007 à 11:00
Mercy, commyssayre Dyfrade !
Car à tout "saigneur" tout honneur : c'est à vous qu'on doit d'avoir levé ce beau conil.
J'en profite pour signaler que les couvertures des premiers gialli Mondadori (parmi lesquels, par la suite, devaient figurer les San Antonio) méritent le coup d'œil.
Par icy… : www.bottegantica-arezzo.com/giallo/giallo.html
et plus encore par là :
www.cartesio-episteme.net/catalogo.htm
Rédigé par: Elisabeth | 20 février 2007 à 13:06
Bravo à Elysabeth Milleliri!... Patrick Juvet chantait "Où sont les femmes?..." Eh, bien!...à corsicapolar, elles sont là... pour aussi déjouer les pièges de l'Internet, mais, leur présence n'est pas virtuelle.
Rédigé par: Difrade | 18 février 2007 à 11:13
Hélas, les auteurs de cine-studies.net font dans l'a-peu près, au point de frôler, et pas vraiment avec grâce, le grand n'importe quoi.
Commençons par rendre à Arnoldo Mondadori… ce qui n'est pas à Montadori, grand absent des annuaires dédiés aux maisons d'édition italiennes (une conspiration du silence, sans doute ?).
Précisons ensuite que, du moins selon certaines sources, le choix adopté par Mondadori de vouer sa collection de romans policiers au jaune faisait référence et à une aventure de Sherlock Holmes de Conan Doyle parue dans le Strand Magazine vers 1891 et à un texte de Robert Browning évoquant une affaire d'homicide survenue en Italie au XVIIe siècle dont il aurait lu les détails dans un "old yellow book"acheté en Italie.
Le premier "libro giallo" paraît en 1929. Et cette expression de giallo ne s'appliquera pas à une littérature policière italienne, mais désignera, ni plus ni moins, des polars. L'essentiel du fonds giallo sera anglo-saxon : Erle-Stanley Gardner, Ellery Queen, SS Van Dine, Agatha Christie, J-D Carr, Rex Stout.Puis Mondadori s'assurera l'exclusivité de Simenon en Italie. Plus tard, des auteurs italiens vont entrer dans la danse, Giorgio Scerbanenco en tête.
Quant à dire que la "littérature policière française a eu sa Série Noire"… La collection fondée par Duhamel s'est ouverte avec La môme vert-de-gris (qui n'était pas la sœur cachée de la môme Piaf) de Peter Cheney et les auteurs anglo-américains y furent longtemps prédominants, même si Simonin, Bialot, Varoux, Manchette, Jonquet, Daeninckx et Pennac y eurent leur place. Le nom de Série Noire évoque avant tout les noms de Cheney, Hammet, Chandler, Chase, Carter Brown. Auxquels devaient succéder Mc Bain, Block, Pronzini, Hansen, Hillerman. Que Patrick Raynal, directeur de la Série Noire de 1991 à 2004, ne sut, put, ou voulut retenir. Dès lors, certains auteurs français y furent plus présents et l'on y vit arriver des auteurs latins, dont certains, comme Lucarelli et Ledesma ne firent qu'un passage rapide. Mais le polar français n'a pas débuté avec Alix de Saint André, ni même J-B Pouy. Et Boileau-Narcejac furent plus présents chez Denoël que dans la Noire, Malet était chez Laffont, SEPE, Hachette ou Fleuve Noir, et Simenon que la France et Belgique revendiquent était aux Presses de la Cité.
Bref…
La seule réflexion que m'inspirent les dires des "experts" de cine-studies -qui sur ce coup-là, en tout cas, seraient peut-être bien inspirés de retourner à leur chères études- c'est qu'ils ne peuvent émaner que de personnes ne souffrant pas d'alopécie. Parce que pour émettre bien tranquillement des conclusions aussi capillotractées que l'équation "giallo= littérature policière italienne" "ou "littérature policière française = Série Noire" il faut être doté d'une sacrée tignasse, de surcroît solidement arrimée.
Rédigé par: Elisabeth | 17 février 2007 à 17:55
La littérature policière française a eu sa Série noire, la littérature policière italienne a eu son Giallo, récit policier identifié comme tel car paru aux éditions Montadori qui avaient choisi le jaune comme couleur de couverture de ses livres .
Voici trois adresses Internet sur le Giallo, y compris cinéma apparenté au Jaune italien.
http://www.cine-studies.net/r7c11.html
http://membres.lycos.fr/goredoc/galliotueur.php3
http://www.clubdesmonstres.com/giallo.htm
Rédigé par: Difrade | 17 février 2007 à 00:10